[CRITIQUE] L’Orchidée Noire

Rééditée par Panini Comics et sorti le 4 novembre 2009, l’Orchidée Noire n’est pas en soit une histoire de Batman. Elle se déroule cependant dans le même univers, et on aura l’occasion d’y rencontrer des personnages connus de la mythologie de Batman sur plusieurs pages. L’Orchidée Noire c’est avant tout une œuvre de Neil Gaiman et Dave McKean qui s’impose comme une référence du monde du comics, et c’est pour ça que j’ai décidé d’en faire la critique aujourd’hui.

L'Orchidée Noire
L’Orchidée Noire

Dès la couverture, le ton graphique est donné. On retrouve le style si particulier de Dave McKean, à qui l’on doit les illustrations du grandiose Arkahm Asylum, mais aussi des couvertures de Sandman (création de Neil Gaiman, le scénariste de l’Orchidée Noire).

L’Orchidée Noire est loin d’être un comics traditionnel, et il se veut différent des clichés rencontrés dans les comics. On le comprend clairement dès les premières scènes, où la super héroïnne ayant donné son nom à l’histoire se voit purement et simplement descendre par un malfrat. Celui ci avoue lui même avoir lu des comics, vu des films, et sait pertinament qu’il n’a pas besoin d’interrogatoire musclé ou de piège machiavélique. Non. Il prend son arme, et tue la super héroïnne connu sous le nom de l’Orchidée Noire. Nous n’avons pas dépassé la page 10 que le héroïnne meurt. Fin de l’histoire ? Grand dieu non ! Et c’est à partir de cette évènement que le génie des deux artistes Gaiman et McKean (mais est-il encore nécessaire de les nommer ?) s’exprime pleinement.

Le début de l'aventure
Le début de l’aventure

Au niveau de la narration, on retrouve le style propre à Neil Gaiman. Vous plongez petit à petit dans un monde onirique, et les lecteurs de Sandman ne seront pas trop dépaysés. Ici, au diable l’action non-stop et les combats ultra dynamique. Même si l’Orchidée Noire a sa dose d’action, ce comics tient également beaucoup du thriller, où l’on suit les tribulations des différents personnages jusqu’à la conclusion de l’histoire, son point culminant où les destinés se rencontrent pour un final des plus inattendus.

Les illustrations collent parfaitement à l'ambiance. Tantot très coloré, tantôt très sombre
Les illustrations collent parfaitement à l’ambiance. Tantot très coloré, tantôt très sombre

Coté graphique, les peintures de McKean font des merveilles. On retrouve un peu moins ses montages de photos comme on a pu en croiser dans Arkham Asylum, mais ses personnages son toujours très expressifs. Les couleurs ont une place très importante, et viennent parfaitement illustrer l’ambiance au fur et à mesure que l’histoire évolue.

Mais si nous parlons de L’Orchidée Noire sur ce site, ce n’est pas seulement parce que c’est un excellent comics ! C’est aussi parce que le chevalier noir en est l’invité surprise, la guest star, grandiosement mis en scène. Même si celui-ci ne ferra que quelques (très) brèves apparitions, on est surpris par la manière dont la mise en scène colle parfaitement à l’univers si particulier de l’histoire.

Batman, l'invité surprise de cette histoire
Batman, l’invité surprise de cette histoire

En effet, l’histoire de l’Orchidée Noire se passant dans le même univers que celui de Batman, et s’intègre plutôt bien à celui ci. Les plus grands fans prendront plaisir à découvrir quelques références au détour des pages. Mais que serait Batman sans ses super vilains ? Même si l’Orchidée Noire se veut éloigné du style comics traditionnel, nous auront l’occasion de faire un détour par l’asile d’Arkham. Bien que celui ci ne dure que quelques pages, c’est avec un plaisir non dissimulé que nous croiserons le Chapelier Fou, le Joker, Double Face, ou encore Poison Ivy qui tiendra une place particulière dans l’histoire.

Poison Ivy tient une place particulière dans le scénario
Poison Ivy tient une place particulière dans le scénario

Pour conclure, l’Orchidée Noire est un comics qui sort des sentiers battus et s’impose comme une évolution du style comics traditionnel. La mise en scène est très réussi, les personnages attachants et mon coup de cœur ira au passage à l’asile d’Arkham, bref, mais ô combien réussit.

Les plus:

  • Une histoire originale
  • Le duo Gaiman/McKean
  • Les références à l’univers de Batman

Les moins:

  • Un style peu classique qui pourra en dérouter certains

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3 réflexions sur « [CRITIQUE] L’Orchidée Noire »

  1. Ah je l’ai pris y’a pas longtemps mais pas eu l’occasion de le lire encore, faudra que je m’y mette vite. >_<

  2. J’ai l’impression d’avoir du Arkham asylum, mais avec poison ivy en guest star (le style graphique, c’est vraiment spécial)

  3. Je suis entrain de relire Orchidée, est à ma grande frustration, Dent a le visage à l’envers, son profil gauche étant intact alors que c’est le droit qui est rongé… y a-t-il des antécédents à cette inversion?

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