Tous les articles par Azrael

Gotham : Episode 2 « Selina Kyle »

Ce soir sera diffusé sur la FOX le second épisode de la série Gotham.

Cet épisode, intitulé « Selina Kyle » sera centré sur la jeune voleuse qui se retrouvera, malgré elle, victime d’étranges kidnappings de jeunes SDF. Après un pilote décevant faisant office de mauvais fan-service, on espère que ce second épisode saura redresser la barre.

N’hésitez pas à partager votre avis !

Son of Batman – la critique

Sorti le 22 mai en téléchargement légal, Son of Batman est le tout dernier film animé produit par Warner Bros, mettant en scène le Chevalier Noir. Pour la première fois le personnage de Damian, fils de Bruce Wayne et de Talia Al Ghul, est introduit à l’écran. Le film s’inspire librement du run de Morrison. Après l’excellent dyptique The Dark Knight Returns, voyons si WB nous livre un nouveau film de qualité…

Que les fans de Morrison soient prévenus, le film s’inspire très librement de l’arc Batman&Son, scénarisé par Morrison. Pour preuve le prologue du film où un Slade Wilson, alias Deathstroke,  massacre un Ra’s Al Ghul sénile, lors d’un commando éclair sur son repaire. Slade Wilson est ici l’ancien bras droit de Ra’s Al Ghul (pourquoi ne pas être resté fidèle aux comics en prenant Bane ?). Exilé par son maître, il vient réclamer vengeance, sans oublier le contrôle de la Ligue des Assassins. Talia Al Ghul, édulcorée en mère aimante, est aussi présente ainsi que le fougueux Damian, seul personnage de la famille Al Ghul véritablement fidèle aux comics.

 

 

Après la mort brutal de Ra’s, Talia fuit la base des Assassins pour Gotham City et confie Damian à son père, le Chevalier Noir. S’en suivent les rivalités père/fils, Damian/Alfred, Damian/Nightwing pour le coup bien mises en scène et fidèles aux personnages.  Au cœur de l’intrigue, Deathstroke prend en otage la famille du Pr. Langstrom et l’oblige à produire une armée de Man-bats (clin d’œil à Batman&Son). Batman devra sur le vif reprendre en main son fils et former le nouveau Robin pour contrer cette menace…

Mis à part de grosses infidélités avec certains personnages trop lisses, le film est bien mis en scène, élégamment dessiné. Les scènes d’action sont dynamiques, prenantes, parfois très voire trop violentes et les dialogues bien écrits. En revanche, la musique est bien trop discrète, exit les compositions épiques de Christopher Drake. Le doublage vo est également en-deçà de ce que nous propose d’ordinaire Andréa Romano. Reste une belle occasion de mettre en scène  Damian et son dilemme entre la violence et la justice. Film touchant, compte tenu des récents événements concernant le quatrième Robin (cinquième si l’on compte l’intérim de Stephanie Brown), dans l’univers des comics.

Son of Batman est un film animé correct. Une bonne introduction au personnage de Damian sur le petit écran, une découverte agréable pour le néophyte mais une déception pour le fan perplexe devant un Deathstroke plus puissant que Ra’s Al Ghul et une Talia Al Ghul douce et prévenante pour son fils. Une production WB moyenne donc, loin derrière le fameux The Dark Knight Returns ou le superbe Under The Red Hood…

Batman : Arkham Origins, le test

Sorti le 25 octobre, Arkham Origins avait suscité de nombreuses inquiétudes parmi les fans de la licence. Edité non plus par l’équipe talentueuse de Rocksteady mais par WB Montréal, contenant de surcroît une partie multitjoueur, ce nouvel opus s’annonçait comme un spin-off fan-service, en attendant le prochain véritable Arkham. Plutôt que de vous proposer un test à chaud au moment de la sortie du jeu, nous avons préféré prendre le temps de finir le jeu à 100% afin de vous fournir l’avis le plus nuancé qui soit.

 


Year Two

 

Arkham Origins ne situe pas comme les précédents opus dans les années de service récentes du Chevalier Noir mais dans sa deuxième année. Batman n’est encore qu’en effet une légende urbaine, craint par la mafia, pourchassé par le GCPD.  Si Gordon, mène lui-même sa propre croisade contre la corruption de la ville, il ne fait pas encore confiance à Batman et le traque. La batcave est en travaux, les gadgets à l’état de prototype. La ville est corrompue jusqu’à la moelle, la mafia est partout, régie par les Carmine, Black Mask et le Pingouin.  Pour les lecteurs des comics, le jeu se situe dans le Modern Age, après Year One mais avant The Long Halloween (voir notre chronologie). D’ailleurs le jeu est très fidèle à l’esprit des comics, et prend bien moins de libertés avec le batverse que les précédents opus. Vous y trouverez ainsi de très nombreuses références. Le scénario en soi est assez simple : c’est le soir de Noël , Black Mask, excédé par votre guérilla, met votre tête à prix, lançant huit assassins à votre trousse, notamment le redoutable Deathstroke ou le puissant Bane.

 

 

C’est donc le chaos à Gotham, les citoyens sont cloîtrés chez eux, vous ne rencontrerez ainsi que des membres de gang ou du GCPD corrompu. Le scénario peut paraître simple à première vue mais finalement il est très efficace, vous tenant en haleine jusqu’à la fin du jeu. C’est en effet l’occasion pour Batman de faire de nouvelles rencontres, des alliés comme des ennemis inattendus. On se sent monter en puissance, devenir le mythique Chevalier Noir, haï par les vilains, respecté par le GCPD . Forcément votre célébrité va attirer des super-vilains célèbres, autres que les huit assassins, des ennemis inédits et complètement irrationnels qui vont déconcerter Batman. C’est là le lien majeur avec la licence Arkham :  l’apparition des super-vilains fous au milieu d’une Gotham chaotique, la nécessité d’ouvrir le futur et glauque Asile d’Arkham, couverture des machinations de Strange et de Ra’s Al Ghul

 

 

Arkham v.3

 

Qu’on ne s’y trompe pas, Arkham Origins n’est pas un Arkham 2.5. Il apporte un vrai renouveau dans la licence. Certes le système de combat et les gadgets restent globalement les mêmes mais vous bénéficiez d’une palette plus élargie de coups, les combats sont plus durs, les ennemis plus rapides et plus nombreux. Seuls les phases prédateur moins nombreuses dans la campagne solo ont été facilitées notamment avec le nouveau grappin vous permettant d’accrocher les ennemis aux gargouilles. Vous pourrez dorénavant vous rendre dans la batcave comme bon vous semble via le batwing, y changer de costume, vous entraîner avec les défis toujours présents. L’aspect enquête a été aussi amélioré avec la possibilité de reconstruire virtuellement les scènes de crime au ralenti. Très classe !

Les combats de boss sont aussi très stimulants et agréablement mis en scène. Le tout dans un Gotham recouvert par la neige, plein de cachet, comme dans Batman Noël. La carte est trois fois plus grande que celui d’Arkham City. Pour être précis, on retrouve le vieux Gotham Nord du second opus en plus jeune, le Gotham Sud moderne et l’immense Pionner’s Bridge faisant la transition entre les deux, sans compter la prison de Blackgate seulement accessible durant le scénario.

Enfin le casting vo a été renouvelé avec une surprenante qualité avec Roger Craig Smith pour Batman et Troy Baker pour le Joker. Vous avez même dorénavant la possibilité de jouer en vostfr. Le bande-son signée Christopher Drake ( Injustice : Gods Among Us, Under The Red Hood, Year One) est aussi excellente avec des thèmes épiques à souhait. On retrouve de manière générale une influence très nolanienne dans le scénario, le design, la musique et le traitement des personnages. Bane notamment est passé de la brute des précédents Arkham au terrifiant stratège de The Dark Knight Rises.

 

 

Une durée de vie gargantuesque

 

Les développeurs de WB Montréal n’ ont pas lésiné sur la durée de vie. Dans la campagne solo, vous aurez le droit aux missions secondaires, aux données piratées d’Enigma à collecter, celles-ci vous permettant de reconstruire des enregistrements pour les personnages, les signes d’Anarky, les plaques de l’architecte Cyrus Pinkney à scanner. Vous aurez également des défis à relever comme dans Arkham City, sauf que ceux-ci permettent de débloquer de nouveaux gadgets. En plus du mode solo et du new game +, vous bénéficierez dorénavant du nouveau mode I Am The Night, un mode hardcore sans respawn, des classiques défis prédateur et combat jouables avec Batman ou Deathstroke.

Sans oublier la grande nouveauté : le multijoueur, véritablement sympathique mais manquant cruellement de joueur. Dans ce mode, vous incarnez aléatoirement un membre du gang de Bane, du Joker, ou soit Batman soit Robin. Membre d’un gang, vous devez tuez vos ennemis et contrôlez des points. Batman ou Robin, vous devez faire monter votre influence, semer la peur dans les rangs adverses. Ajoutez  à cela la possibilité jouissive d’incarner brièvement le Joker ou Bane en fonction des scores.

 

 

Pour le moment, il n’existe que quatre cartes et un seul mode de jeu mais avec les possibilités de customisation des skins et des armes, vous obtenez un multi gadget certes mais très appréciable pour changer un peu de la campagne ou des défis. Notez également la possibilité d’acheter des boosts d’xp pour vos personnages avec votre carte bancaire. Totalement inutile, mais bien dans l’esprit du marché noir du Pingouin ! Dommage que le multijoueur soit si désert sur les serveurs français, on peut en effet rarement jouer. Espérons un patch pour fluidifier le matchmaking !

En conclusion, Arkham Origins est une très belle surprise : loin d’être un spin-off destiné uniquement aux fan, il s’impose comme un opus d’Arkham, complet mais différent, original tant sur le fond que sur la forme, que sur l’esthétique. Une façon très agréable d’enrichir la licence en patientant pour le prochain opus de Rocksteady, éventuellement « Arkham World ».

L’avis de Batman :

Alors que j’étais d’habitude cantonné aux versions PC de la série Arkham, j’ai cette fois ci craqué pour la version XBox 360 pour la simple et bonne raison que Warner Bros. ne proposait pas de collector pour PC. Malgré ce premier grincement de dent, je dois dire que le titre me surprenait de plus en plus au fur et à mesure que j’avançais dans ma partie. En apparence un clone amélioré de Arkham City, le titre développé par Warner Bros. Montreal s’est révélé assez surprenant ! Le nouveau mode détective est très sympa, le scénario plus profond qu’il n’y parait, on a droit à de nouveaux gadgets et fort heureusement, à de nouvelles zones à explorer ! Je regrette néanmoins que le jeu soit sorti avec autant de bugs. Suite à une mise à jour sensé résoudre tous les problèmes rencontrés par les joueurs, ma partie est tout simplement devenue injouable. Dommage, car Arkham Origins a pourtant tout d’un bon jeu. Même si on regrette certains choix de gameplay (comme le fait de ne croiser aucun innocent dans les rues de Gotham), c’est un jeu plaisant, qui ravira à coup sûr les fans de la licence et les amateurs du Chevalier Noir.

 

Jeu testé sur Xbox 360, image fourni par Warner Bros.

Beware The Batman : épisode 7, 8 et 9 (critique)


Samedi soir était diffusé l’épisode 9 de la série Beware The Batman. C’est l’occasion pour nous de faire le point sur les récents épisodes : en particulier le 7, 8 et 9.

L’épisode 7, intitulé « Family », voit le retour en force de Silver Monkey, toujours déterminé à voler l’épée Soultaker de Katana. Bruce Wayne, piégé par la ravissante Bethany Ravencroft, se voit forcé de former une alliance avec son alter ego Batman et Katana. Comme l’épisode 4, cet épisode est bien rythmé et superbement mis en scène. Les combats de ninja sont un vrai régal ! En prime l’apparition de Lady Shyva, à la tête de la Ligue des Assassins…

L’épisode 8, intitulé « Alllies », met de nouveau en scène le mafieux Tobias Whale, secondé cette fois par le super-vilain Phosphorus Rex, capable de lancer des boules de feu. Katana, qui connaît à présent l’identité secrète de Batman, fait ses premiers pas difficiles en tant qu’acolyte. Classique mais toujours plaisant à regarder.

L’épisode 9, intitulé « Control », nous montre les débuts d’un nouveau super-vilain, Cypher, un cyborg qui contrôle les personnes via des tentacules cybernétiques. Une sérieuse menace pour le jeune duo Batman & Katana ! Jason Burr fait aussi son retour, en petit ami de Katana…

La série Beware The Batman reste donc de très bonne facture pour le moment. Faisant toujours la part belle aux super-vilains moins connus du grand public, elle nous dépeint une Gotham froide et futuriste, protégée par un Batman certes taciturne et peu empathique mais héroïque et incorruptible.

Un nouveau trailer pour Arkham Origins

Le trailer tant attendu de la Gamescon a été enfin diffusé ! Je vous laisse le découvrir tout de suite :

Le résultat est pour le moins alléchant avec la confirmation visuelle de Firefly et de la batcave. On notera également la relation tendue entre Batman et Gordon. Bref, de quoi bouillir d’impatience. On espère seulement que le scénario, malgré la profusion de super-vilains sera de qualité et tissera des liens avec la saga Arkham, notamment les plans de Strange.
A suivre…

Beware The Batman : épisode 6 (critique)

Samedi dernier était diffusé le sixième épisode de la série animée en infographie Beware The Batman. Cet épisode intitulé « Toxic » révèle l’accident à l’origine de Metamorpho, un autre futur Outsider comme Katana. Seulement Metamorpho, sous le choc de l’accident, est ici montré comme instable et agressif. Bref, de quoi opposer à Batman un ennemi particulièrement coriace…

Les accidents créateurs de super-vilains sont légion dans le batverse mais ils sont toujours aussi marquants et essentiels. BTB passe donc logiquement par cette étape. Mais au lieu de montrer la classique création du Joker ou de Double-Face, il s’agit ici d’évoquer la naissance de Metamorpho, alias Rex Mason, gardien de sécurité pour Simon Stagg, le PDG véreux du premier épisode. Mason est amoureux de la fille de Stagg, Saphire, mais son père désapprouve cette union.

Hélas un accident chimique va venir empirer la situation, transformant Mason en monstruosité malléable, à l’instar de Gueule d’Argile. Devenu Metamorpho, Mason est fou de rage et tente de capturer Saphire, protégée par son père. Batman devra alors protéger les Stagg, tout en enquêtant sur les circonstances mystérieuses de l’accident.

Ce qui fait toute la force de cet épisode, c’est bien sûr toute la thématique du monstre à mi-chemin entre l’homme doué de sentiment et la bête terrifiante et dangereuse. On sent l’amour et la tendresse chez Metamorpho au contact de Saphire mais la réalité plus monstrueuse  que les monstres ne peut qu’éloigner Saphire, incapable d’aimer le nouveau Mason et le condamnant à la solitude et donc la rancœur. Classique donc mais indémodable. On verra si Metamorpho deviendra plus tard un allié de Batman comme Katana.

A noter également la présence de la psychiatre Bethany, apparue dans l’épisode 2. La belle essaie de se rapprocher de Bruce Wayne pour le compte d’un mystérieux commanditeur, peut-être Lady Sheva? On soulignera également la présence plus nombreuse  de voitures dans les rues nocturnes de Gotham. Un effort louable qui donne plus de réalisme.

A bientôt pour le prochain épisode !

La Batcave sera présente dans Arkham Origins !

Non, vous ne rêvez pas, c’est une information officielle annoncée par WB Games et révélée par le magazine GamesTM. Arkham Origins proposera comme nexus la batcave !

Nous aurons en effet librement accès  à la batcave  via le batwing. Alfred y sera présent, ainsi que différents costumes qu’on enfilera selon les missions. Le bat-ordinateur permettra de consulter  les fichiers des super-vilains, suivre la progression des enquêtes et surveiller les nouvelles missions. De quoi faire rêver le bat-fan ! Il ne manquerait plus qu’un accès au manoir et ce serait parfait…

En attendant ce nouvel opus fort prometteur, vous pouvez toujours finir à 100% les campagnes d’Arkham City. Soyez rassurés, on vous tiendra au courant des nouveautés !

Source : DCPlanet

Beware The Batman : épisode 5 (critique)

Samedi dernier était diffusé le cinquième épisode de la nouvelle série Beware The Batman, intitulé Broken. Ce nouvel épisode continue-t-il la lancée excellente de cette série prometteuse?

Un nouveau méchant fait ici son apparition : Humpty Dumpty, un inquiétant homme-enfant au visage lunaire, bien décidé à se venger de la pègre dirigée par Tobias Whale et de la police pour leur conflit incessant. Sa technique est pour le moins dérangeante : piéger des victimes dans des soldats à taille humaine, puis simuler une guerre entre ces soldats.

« Broken » c’est donc la tout la thématique de l’épisode, peut-on casser des humains comme des jouets, peut-on soi-même guérir d’un traumatisme comme l’on répare des jouets ? Ajoutez à cela un thème creepy pour le personnage qui chante, à chaque tentative de meurtre, une comptine déraillée et vous obtenez le méchant le plus inquiétant de la série pour le moment.

Sans oubliez l’intrigue secondaire avec Katana qui révèle à Alfred des infos sur la Ligue des Assassins et Silver Monkey, ainsi que Gordon toujours hostile à Batman. Chaque épisode pour le moment s’inscrit dans une continuité et c’est tant mieux ! En revanche, les rues nocturnes de Gotham sont toujours aussi désertes, sans doute pour des raisons de budget d’animation et Bruce est complètement absent dans cet épisode. Jusque-là difficile de s’attacher au personnage de Batman très froid et peu humain. Pour ma part, j’apprécie ce traitement mais ça reste risqué pour une série animée destinée avant tout aux enfants. En tout cas, espérons que le prochain épisode soit du même acabit, c’est toujours aussi agréable à regarder !

A bientôt pour le prochain épisode !