Archives de catégorie : Dossier

Fiche Personnage – Richard « Dick » Grayson

Si la Bat-Family est bien vaste, l’un des membres les plus emblématiques n’est autre que Nightwing alias Robin I alias Dick Grayson. Toujours prêt à porter aide à Batman que ce soit sous le costume de Robin ou celui de Nightwing, il est, sans aucun doute, l’un des alliés les plus fidèles de notre chevalier noir.


Remontons aux origines de ce personnage plein d’humour et de courage malgré une enfance brisée…

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Fiche Personnage – Harper Row

En plus de 75 ans de publication, Batman a croisé la route d’une multitude de personnage, certains ayant même reçu l’insigne honneur d’avoir leurs propres histoires, ce qui a amené la création de nouveaux protagonistes. Autant dire que le Bat-verse est très riche et surtout très peuplé et qu’il est quasiment impossible de lister de manière exhaustive tous les personnages qui ont, un jour, mis les pieds à Gotham. Cependant, on peut sans peine définir des catégories pour les classer, et, avouons-le, pour nous y retrouver un peu. Oublions quelques instants les poncifs évidents du style « gentil ou méchant », « méta-humain ou humain » ou bien « avec ou sans cape » et observons plutôt la durée de vie des personnages, du point de vue des publications. Continuer la lecture de Fiche Personnage – Harper Row

Fiche personnage – Alfred Pennyworth

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Si Batman a eu de nombreux alliés, le plus ancien d’entre eux, qui n’est pourtant pas forcément le plus connu, n’est autre que son fidèle majordome : Alfred Pennyworth. Il seconde Batman dans la plupart de ses aventures, généralement confortablement installé derrière le Bat-ordinateur pour apporter un support tactique et logistique au chevalier noir.

Les origines d’Alfred ont été plusieurs fois redéfinie, mais ce qui perdure à travers les âges, c’est qu’il a été longtemps acteur de théatre, mais également médecin dans l’armée britannique. D’origine anglaise, il aurait rejoins la famille Wayne en tant que Majordome à la demande de son père mourant, Jarvis Pennyworth lui-même au service des Wayne. Bruce Wayne l’a toujours connu, et lorsque ses parents Martha et Thomas Wayne furent assassinés, Alfred devint ce qui se rapprochait le plus d’un père pour lui. Outre ses talents de cuisinier, ce sont surtout ses compétences de tacticien qui servent le plus à Batman. Alfred dispose également d’excellentes compétences en chirurgie et c’est lui qui soigne la plupart des blessures de Batman après ses combats.

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Cela dit, Alfred sait également s’en sortir si la situation dégénère. A plusieurs reprises, on l’a vu s’armer d’un fusil de chasse pour défendre la bat-cave alors que Batman était ailleurs. Il est également capable de se battre à mains nues, même si son âge avancé ne lui permettrait pas d’encaisser trop de coups, il est en mesure d’assommer un adversaire d’un coup de poing bien placé.

Si le personnage d’Alfred est aussi emblématique, c’est notamment parce qu’il est l’un des plus anciens de l’univers de Batman. Apparue pour la première fois en 1943 dans le n°16 de la revue Batman, c’était cependant un personnage bedonnant dont le rôle était plus comique d’autre chose. C’est avec son incarnation à l’écran par William Austin, toujours en 1943,  que son look de majordome frêle et moustachu se démocratisera.

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Bien qu’aucune histoire ne soit réellement centrée sur le personnage d’Alfred, celui-ci a toujours un rôle très important. On pourra citer par exemples quelques albums culte comme Batman Silence ou Batman Terre Un. Batman et ses compagnons s’appuient toujours sur ses conseils, et pour la Bat-family, il est toujours d’un réconfort certains avec cette fameuse petite point d’humour anglais. Lors des communications radio, Batman et son équipe utilise le nom de code « Penny Un » pour s’adresser à lui. Alfred est également le père de Julia Pennyworth, que l’on a pu découvrir dans la série Batman Eternal.

L’Age d’Or des comics (Golden Age) 1939-1957

Batman  n’est pas uniquement le Chevalier Noir moderne que nous connaissons. Apparu en 1939 dans le numéro 27 de Detective Comics, c’est aussi un héros de plus de 70 ans, qui a traversé divers âges du comics (Golden Age, Silver Age, Bronze Age) et divers contextes socio-culturels. Pour mieux comprendre son évolution, nous vous proposons une étude de ces différents âges.  Voici à présent un article consacré au Golden Age, concocté par l’un de nos membres du forum, Crazy-El. Je le reproduis ici avec son accord :

« La POP culture/Art est une création et invention américaine apparue dans les années 20, appelée aussi l’Âge d’Or de la culture américaine. Il existait parallèlement au matériel plus académique des créateurs et auteurs d’histoires fictives, de personnages fictifs qui tournaient autour du Polar (histoire policière, série Noire, etc) appelé Pulp magazine (1896-1950) et de Fanzine spécialisé dans les histoires Fantastiques/Science-Fiction (ex.: Amazing Story, Startling Stories). Ce n’est pas encore le genre Comic Book, ce sont des histoires de 5-7 pages avec quelques illustrations dessinées par ceux qui seront connus plus tard pour les Comics Book. Voici un exemple type d’un titre de Pulp magazine, déjà on sent l’inspiration qui donnera notre futur Dark Knight.

Tout le monde connaît aujourd’hui l’entreprise DC comics et de son logo. L’origine de DC vient d’un Pulp magazine Detective Comics, Inc, aujourd’hui Detective comics relié à Batman. Le no.1 du Pulp créé en 1931.

Bob Kane (1915-1998) de son vrai nom Robert Kahn est né à New-York. Dès son jeune âge il démontre déjà un talent pour le dessin. Il est encouragé par son père à exploré et développé son talent. Il existait déjà des écoles spécialisées dans ce domaine de la création. Le jeune Bob emmène avec lui ses esquisses pour les montré à Will Eisner (The Spirit), qui était directeur de l’école fondée par lui. Ce dernier est sous le charme des dessins de Kane, sa notoriété était assurée, car ses premiers dessins avait été publiés. Kane était demandé à illustrer tous ces Pulp magazines aussi.

Bob Kane a baigné dans cette influence créatrice de la POP art. Nous arrivons ici à sa création de The Bat-Man. D’où vient sa première influence, inspiration? Au premier abord ce fût une idée qui était restée en incubation depuis son adolescence. Il aurait vu 2 films quand il était ado, dont aujourd’hui nous savons qui ont été le déclencheur de son Batman. Le premier a été  »The Bat » (1929), mais le plus important a été  »The Reckoner », aussi appelé  »The Public Defender »(1931). Un film policier comme il s’en faisait à cette époque de la POP culture, un film obscur et très peu connu, mettant en vedette Richard Dix, à l’époque un acteur de premier plan pour ce genre de films, ainsi que l’iconique Boris Karloff. Le film raconte l’histoire d’un playboy millionnaire qui décide de punir les criminels en laissant une énigmatique carte de visite signée « The Reckoner ». Un assistant plus âgé vivant dans son manoir(cf. à Alfred) nommé « Professor », joué par Karloff – assiste notre mystérieux vengeur à la double-identité en effectuant des recherches pour lui. Ça sonne une cloche?

Et l’aventure débute suite au succès sans précédent du premier Super-Héros créé en 1938 par Jerry Siegel et Jos Shuster pour Action Comics, titre créé pour ce nouveau personnage volant et possèdant d’énormes pouvoirs. C’est Bill Finger, travaillant déjà pour Detective Comics, Inc, qui approche Kane pour créer un personnage qui susciterait autant d’engouement que Superman. Kane démontre son idée de ce Détective masqué, de son symbole, justicier et orphelin: les bases du Mythe ont été créées. Detective comics no.27 sortit au mois de Mai 1939, un an après Superman. Pour ceux qui aiment les liens dans l’histoire il n’est pas difficile de voir les deux figures fondatrices et Mythiques des Super-Héros. Faisons l’hypothèse que Superman n’aurait pas existé, surtout son succès commercial, quel déclencheur aurait pu susciter l’intérêt de créer The Bat-Man? Abstraction faite de l’aspect commercial, nous connaissons tous aujourd’hui les raisons de ce côté mythique de ces 2 noms, dont les créateurs ne pouvaient pas soupçonner. Une anecdote démontrant l’évolution du personnage de Wayne/Batman qui demeure comme la création du mythe. Dans ce no.27 Bruce se demande ce qui pourrait susciter des peurs et des craintes chez les criminels. Voici un passage de ce moment.

L’année suivante voit apparaître un nouveau personnage orphelin comme Batman (base du mythe) sous le nom de Dick Grayson/Robin: The Boy Wonder, dans Detective Comics no.38 avril 1940. Outre Kane et Finger à bord, l’éditeur en chef de DC à cette époque est Whitney Ellsworth, qui influence d’une manière importante l’avenir du Comic Book, de là l’apparition du 1e logo de DC sur la couverture.

La même année se créé un nouveau titre sur celui de Batman où on reprend les origines de Batman, l’introduction de Robin et la première apparition du Joker.(Batman no.1 printemps 1940). À noter entre ces numéros un autre dessinateur seconde Kane pour Detective Comics et Batman: Jerry Robinson.


Bob Kane quittera DC en 1943 pour une courte période, afin de se consacrer au genre Comic strip. Les comics strip ce sont ces courtes histoires qui apparaissaient à tous les jours dans les journaux américains (même ici au Québec, je me souviens de ces comics). Bien sûr ces comics étaient de Batman. D’autres auteurs après lui ont aussi contribué à Batman dans les journaux: Jerry Robinson, George Roussos.

Bob Kane a aussi contribué comme consultant dans la Série Batman des années 60 et a écrit comme scénariste le Serial (Cliffhangar) The Batman en 1943.

Il y a un numéro que j’affectionne, Detective comics no.31-1939  »Batman vs the Vampire. C’est la première histoire où on rencontre des éléments fantastiques et surnaturels, même regarder la couverture qui dénote déjà le Dark Knight. On connaît aussi la 1e amie de Bruce Julie Madison. Sur ce no. Finger n’est pas à bord pour l’histoire, c’est Gardner F. Fox, Sheldon Moldoff seconde Kane pour les dessins.

Voici une Encyclopédie qui complète les 30 ans de la période du Golden Age de Batman. Tous les personnages connus, moins connus, les liens entre les histoires et personnages des titres Detective Comics, Batman et World’s Finest sont tous détaillées et illustrées dans 570 pages. Une source indispensable.

Dans les Séries animées de Batman il a aussi des clins d’oeil à cette période. La Série Batman: The Brave and the Bold(L’Alliance des Héros) contenait beaucoup de liens avec certains épisodes. Un de ces épisodes est le no.45-2010:  »Emperor Joker ». La courte histoire au début comme introduction s’intitule  »The Rainbow Batman ». C’est la reprise, comme un genre de  »copycat », du Detective comics no.241-1947. Regardez sur la couverture, Robin dit la même chose dans le dessin animé. Ces histoires  »farfelues » étaient souvent inspirées des auteurs de Science-Fiction que nous retrouvions dans les Fanzines, des sujets à la  »mode » qui intéressaient la jeune génération de l’époque. »

L’Age d’Or s’essoufla avec le Comic Code Authority et prit fin avec l’essor de la science-fiction. Nous entrons alors dans l’Age d’Argent (Silver Age). Mais ceci est une autre histoire…

Fiche Personnage – Bane

Connaissez-vous bien Bane ? Du catcheur féroce au stratège militaire en passant par le junkie au Venin, Bane possède de nombreuses facettes. Souvent caricaturé comme une brute sans cervelle notamment dans le film Batman et Robin, Bane est pourtant un super-vilain atypique, un des adversaires les plus intéressants du Chevalier Noir, ne serait-ce que par sa supériorité physique et psychologique sur Batman. Je vous propose de revenir sur les origines de Bane et ses principales apparitions dans les comics.


Pour commencer, Bane est né d’un manque. Le manque d’un adversaire qui soit pour Batman un challenger à la fois mental et physique. En effet, jusque là, la plupart des super-vilains étaient soit des génies du crime (le Joker, le Sphinx…) ou soit des montagnes de muscles sans cervelle (Solomon Grundy, Gueule d’Argile…) mais aucun ne possédait les deux attributs. Or comment Batman réagirait-il face à une telle némesis? C’est la question que se sont posés les deux scénaristes Doug Moench et Chuck Dixon, ainsi que le dessinateur Graham Nolan. De leurs discussions et esquisses naquît Bane.

Sa première apparition date de janvier 1993 dans Vengeance of Bane (La Revanche de Bane) et depuis le super-vilain n’a eu de cesse d’inspirer des récits que ce soit dans les comics, dans les dessins animés, les films et même dans les jeux vidéo. Preuve en est l’hommage et les lettres de noblesse que lui rend le réalisateur Nolan dans son The Dark Knight Rises. Je vous propose à présent d’étudier les principales apparitions de Bane dans les comics et son évolution.


1- Vengeance of Bane (1993)

Cet arc relate l’origine de Bane. Né dans la prison de Santa Prisca (aux Caraïbes), un enfant se retrouve orphelin  et livré en pâture aux détenus. C’est sans compter la détermination de l’enfant qui, par la lutte et la ruse, va endurer toutes les peines et vaincre ses agresseurs un par un, accomplissant ainsi une vengeance implacable. Au fil des années, le jeune homme lit, cultive sa force, dresse des plans. Il n’a qu’un seul but : devenir un surhomme.

Hélas, une étrange créature aux ailes de chauve-souris le poursuit dans ses cauchemars, elle symbolise sa Némésis : la peur, celle de trouver un adversaire plus fort que lui. Craint par le directeur de la prison, celui-ci envoie  le futur super-vilain pour tester un stéroïde de super-soldat, le Venin, espérant ainsi le voir succomber à l’expérience. Mais ce dernier survit, s’adapte. il vient de trouver une nouvelle arme : une simple injection lui permet en effet de gonfler le tissu musculaire et se transformer en monstre de combat.

Le roi des détenus, ainsi renforcé, prend alors le nom de Bane, le fléau des hommes. Il n’a plus qu’une obsession : trouver sa Némésis et la briser. Son chemin sera alors pavé d’anarchie et de désespoir. Avec l’aide de ses compagnons, Trogg, le spécialiste en électronique, Bird, le dresseur d’oiseaux et Zombie, capable de manipuler la psyché, Bane s’évade de sa prison natale et décide de se rendre à Gotham City pour vaincre son gardien : l’Homme Chauve-Souris…

Pour plus de détails concernant ce titre, vous pouvez lire notre critique ici.


2- Knightfall : Broken Bat (1993)

Knightfall est l’arc culte de Bane. Il se divise en trois parties et il est réalisé par un collectif composé de Moench, Dixon et Nolan en partie. Comme son nom l’indique, la première partie intitulée Broken Bat, relate la défaite du Chevalier Noir. C’est celle qui inspira sans doute le personnage de Christopher Nolan.

Suite à leur arrivée à Gotham, Bane et ses acolytes observent le comportement de Batman et établissent un plan machiavélique : libérer tous les détenus d’Arkham Asylum pour affaiblir l’Homme Chauve-Souris. Bane connaîtra d’ailleurs instinctivement son identité secrète. C’est donc un Batman dépressif et épuisé qui affronte finalement Bane dans la Batcave lors d’une scène mémorable. Bane brise en effet la colonne vertébrale de Batman et balance son corps du haut d’un immeuble. La Chauve-Souris est brisée…

Une critique plus détaillée est également disponible ici.


3- Knightfall : Who Rules the Night (1994)

Le premier arc de Knightfall fut autant acclamé que critiqué. Certains lecteurs furent en effet choqués du sort de Batman : au pire mort, au mieux handicapé à vie. Pour la première fois dans l’histoire de Batman, un super-vilain avait vaincu le Chevalier Noir, le Mal avait triomphé ! Mais c’est sans compter le fait que Batman est aussi un surhomme, capable de se relever.

Dans ce second arc, intitulé Who Rules the Night, Bruce Wayne entame ainsi une convalescence et sa colonne vertébrale est peu à peu rétablie, grâce aux technologies Wayne. En attendant, le costume de Batman est endossé (et modifié) par un allié énigmatique de Bruce, Jean-Paul Valley, alias Azrael.

Ancien croisé fanatique, Azrael combat le mal radicalement, n’hésitant pas à tuer ses ennemis. Vaincu par Batman, il revînt peu à peu dans le droit chemin et lui proposa son aide. C’est donc lui qui remplace Batman et finira par vaincre Bane avec une technique qui deviendra classique, notamment dans les dessins animés : sectionner les tuyaux du Venin pour diminuer la force du titan. Nul doute que le Bane dans le film de Nolan sera plus prudent.


4- Knightfall : Knightsend (1995)

Dans ce dernier arc qui conclut la trilogie Knightfall, Bane est vaincu et n’apparaît d’ailleurs quasiment pas. Pourtant son ombre plane sur tout le récit.

Azrael, costumé en Batman, est devenu en effet incontrôlable depuis sa victoire sur Bane, répandant une justice sanglante dans Gotham. Bruce Wayne, enfin rétabli, va donc ré-endosser son costume et devra affronter son ancien allié. Même si Batman finit par vaincre Azrael et se réconcilier avec, la victoire de Bane aura été double : briser un héros, en pervertir un autre…


5- Bane of the Demon (1997)

Il faudra plusieurs années à Bane pour digérer sa défaite. Quoi qu’il en soit, Bane profitera des événements de Contagion pour refaire surface et se venger.

Dans Contagion (1996), le terrible Ra’s Al Ghul répand une épidémie mortelle sur Gotham. Dans Bane of the Demon (Le Fléau du Démon) (1997), Bane fait son retour, sevré du Venin, et propose alors son aide à Ra’s qui voit en lui un héritier potentiel et lui promet la main de sa fille Talia, déjà éprise de Batman. Legacy (1998) est alors le récit d’une seconde tentative d’épidémie, d’une revanche et d’un triangle amoureux entre Bane qui désire Talia, qui désire Batman, qui désire Talia. Batman devient alors pour Bane un rival amoureux, en plus d’un rival physique et mental. Hélas pour Bane, Batman a appris de ses échecs dans Knightfall et sa victoire sera finalement implacable.

Une critique plus détaillée est disponible ici.


Qu’est devenu alors Bane? Via des aventures de Catwoman, on en apprendra davantage sur ses parents et les raisons de leur incarcération à Santa Prisca. Bane pourrait même être le fils de Thomas Wayne, et donc le frère de Bruce Wayne ! Bane ira même, sans son masque,  jusqu’à se lier d’amitié avec Bruce Wayne tout en combattant Batman la nuit. Mais un test ADN négatif stoppera très tôt le rapprochement. Il faudra alors attendre les événements majeurs d’Infinite Crisis (2005-2006) et la mort de Batman pour voir le retour en force de Bane, au service de Darkseid. Il tuera d’ailleurs un super-héros, Judomaster.


6- The Venom Connection (2006) 

Premier arc consacré à Bane après les événements d’Infinite Crisis. Bane revient aux Caraïbes, dans sa région natale, et décide de s’allier avec les Hourmen Rex et Rick Tyler pour combattre un cartel de la drogue, ayant fait main basse sur le Venin de Santa Prisca.

Pour amadouer les Hourmen, Bane se fait passer pour un junkie, forcé à collaborer avec le cartel. En réalité, il a éradiqué le cartel et se sert de leurs relations pour réunir le Venin à ses propres fins, preuve de sa dépendance persistante. S’ensuivra un affrontement entre Bane et les Hourmen.

Cet arc inspirera d’ailleurs une quête secondaire du jeu Arkham City, où Bane s’associe avec Batman pour récupérer secrètement du Titan, Venin renforcé.


7- Secret Six (2008-2011)

Après une brève intégration dans la Suicide Squad et une alliance avec Lex Luthor, Bane intègre les Secret Six, un gang de mercenaires super-vilains, célèbre dans l’Age d’Argent et remis au goût du jour.

Après diverses péripéties, Bane parvient à contrôler le gang et s’en sert pour ses propres fins : conquérir Gotham City, affaiblie depuis la disparition de Bruce Wayne.  C’est sans compter le courage de Catwoman, Azrael, Batgirl et Red Robin qui mettront fin au gang des Secret Six. Bane disparaît alors…


J’espère que cette fiche vous aidera à mieux connaître et à apprécier Bane, et qu’elle vous permettra de comparer le super-vilain des comics avec celui du film. Vu la richesse et la profondeur des précèdents super-vilains dans les Batman de Nolan, on peut être confiant…

La majeure partie des comics abordés est disponible en français dans notre boutique Amazon.

Fiche Personnage – Ra’s Al Ghul

Mais qui est donc Ra’s Al Ghul? Ce gentleman drapé de vert, qui meurt et revit sans cesse pour le plus grand malheur de Batman, suscite en effet bien des questions. Remis au goût du jour par le film Batman Begins, cet éco-terroriste, raffiné mais non moins dangereux, possède une histoire bien particulière dans l’univers du justicier de Gotham. Ses apparitions sont en effet plutôt rares mais toujours aussi mortelles et pleines de conséquence, à tel point qu’on le considère souvent comme l’ennemi le plus mortel du chevalier noir ! Si vous désirez maintenant tout connaître de ce personnage: ses origines, ses différentes apparitions, sa personnalité etc, nous vous recommandons de lire ce dossier exclusivement réservé à la Tête de Démon…


Situez la première apparition de Ra’s Al Ghul est problématique. Sa première apparition est certes dans Daughter of the Demon, récit écrit par Dennis O’Neil et dessiné par Neal Adams, les célèbres auteurs du Bronze Age, qui sont donc les créateurs de la Tête de Demon. Mais pour tout personnage DC, il y a deux « premières » apparitions: la première pré-Crisis (avant 1985), la seconde post-Crisis (après 1986).

Ainsi Batman né dans le Detective Comics n°27 (1939), renaît dans Year One (1987). Pour Ra’s Al Ghul, c’est plus complexe car son origine pré-Crisis vaut comme post-crisis depuis que Grant Morrison a réintroduit Damian, le fils de Batman, né dans Son of Demon (1987), récit longtemps oublié puis remis au goût du jour. Ce récit est certes post-Crisis mais comme il fait écho aux premières apparitions pré-Crisis de Ra’s Al Ghul, réunies dans le recueil Tales of the Demon (1991), ce recueil-ci fait donc office de première apparition post-crisis. Vous me suivez? Seulement en 1992 paraît Birth of the Demon qui relate les origines de Ra’s Al Ghul et qui doit donc être lu en premier.

Il y a donc deux biographies possibles: une chronologique, une autre historique. Pour simplifier, je me contenterai d’une biographie chronologique, vous dévoilant les comics majeurs concernant Ra’s, mais en indiquant pour chaque comic, par souci de précision, sa date de parution originale, afin que vous puissiez les lire également dans leur ordre originel. Bonne lecture!


1) Birth of the Demon (1992):

Après les évènements de Crisis on Infinite Earths, DC Comics décide de réinitialiser ses personnages. Dennis O’Neil, créateur de Ra’s Al Ghul, et le dessinateur Norm Breyfogle réalisent alors ce récit one-shot, sous forme de graphic novel, qui relate ainsi les origines de Ra’s.

Ce dernier est né il y a 600 ans en Arabie Saoudite, c’était un homme de science renommé qui vivait une existence heureuse avec sa femme Sora, jusqu’au jour où ses recherches lui firent découvrir comment créer un Puits de Lazare, véritable source de jouvence. Ra’s (qui ne s’appelait évidemment pas ainsi à l’époque) voulut en faire profiter le fils mourant du roi de la cité mais ce dernier revînt à la vie dans un état de folie et tua Sora, qui assistait son époux.

Ra’s neutralisa le prince ressuscité et le fit comparaître devant son père, le roi. Mais ce dernier ne voulut rien entendre, trop heureux de revoir son fils (dont l’état de folie s’était d’ailleurs dissipé). Il emprisonna donc Ra’s qui se fit néanmoins libérer par un garde, dont il avait jadis soigné la mère et qui devînt son bras droit, son premier disciple.

Avide de vengeance, il s’allia avec son oncle et dressa une armée à son service, le Démon, la future « Ligue des Assassins » et marcha sur la ville. Le siège fut long mais le roi capitula aussitôt que Ra’s eut empoisonnée les eaux de la ville. Le roi et son fils furent exécutés, notre chef de tribu se fit alors nommer Ra’s Al Ghul, la « Tête de Démon » en arabe et jura de mettre fin à la corruption humaine, en les exterminant tous. Sa quête éternelle venait de commencer…

On retrouve alors Ra’s et sa tribu à travers les siècles, jouant un rôle dans les grands événements historiques. Mais des dissensions apparurent au sein de la Ligue, après que Ra’s eut tué son bras-droit, pour avoir noté, sans autorisation, les emplacements des Puits de Lazare. L’oncle de Ra’s décida ainsi de quitter la Ligue, les plans en poche, et de former sa propre tribu rivale. Dès lors, Ra’s ne recruta plus que des disciples dévoués et fanatiques, les premiers « Ubu ». Il crut ainsi avoir trouvé sa Némésis, jusqu’au jour où il rencontra son plus grand ennemi: Batman!


2) Tales of the Demon (1991):

Ce comic est en réalité un recueil, regroupant les dix premiers épisodes (de 1971 à 1980) mettant en scène le personnage de Ra’s Al Ghul (avec un autre épisode plus ancien, qui introduit Talia, la fille de Ra’s Al Ghul, avant son père donc).

Ce recueil présente donc Ra’s al Ghul dans sa première apparition originelle, tel qu’il apparut la première fois dans Batman n°232. On retrouve d’ailleurs le style célèbre du duo O’Neil/ Adams, auteurs du Bronze Age, qui sont connus pour avoir redonné à Batman ses lettres de noblesse, après la ridicule série télévisée du Silver Age. Le personnage de Ra’s al Ghul fut ainsi créé pour rendre les aventures de Batman plus matures, plus dramatiques et aussi plus exotiques (Ra’s représente en effet « l’Orient » et incite souvent Batman à voyager.)

De ces différents récits, on retiendra surtout Daughter of the Demon (1971) où Ra’s rencontre pour le première fois le détective masqué, après que sa fille mortelle Talia et Robin soient enlevés par une mystérieuse organisation. Il s’avère par la suite que c’était une machination de la Tête de Démon pour mettre au défi Batman et lui offrir en récompense la main de sa fille, afin qu’elle lui donne un héritier. Mais Batman refuse, ne voyant en Ra’s qu’un terroriste dangereux…

L’autre grand récit mémorable s’intitule The Lazarus Pit (1972) dans lequel Batman apprend le secret de l’immortalité de son ennemi, ressuscité devant ses yeux et pris d’un accès de folie. A noter que ces deux grands récits ont inspiré le double-épisode de Batman TAS, Quest of the Demon. Quant aux autres récits, on y voit apparaître entre autres le Sensei, un maître assassin rival de Ra’s et diverses machinations diaboliques, concoctées par la Tête de Démon. Rien cependant qui ne soit de taille pour Batman! Le dernier récit s’achève d’ailleurs par la mort de Ra’s Al Ghul et du Sensei dans une explosion…


3) Son of the Demon (1987):

Historiquement c’est le premier graphic novel concernant Ra’s (Birth of the Demon étant le troisième et Tales of the Demon juste un recueil).

Dans ce récit, écrit par Mike W. Barr et dessiné par Jerry Bingham, Batman rencontre un nouvel ennemi, Qayin, un terroriste international, qui a détourné un satellite américain capable de provoquer des tempêtes. L’objectif de Qayin consiste à attaquer l’URSS pour raviver la guerre froide à son crépuscule et provoquer ainsi la terrible guerre nucléaire tant redoutée. Dans son périple, Batman rencontre de nouveau Talia qui lui révèle que Quayin n’est autre que le meurtrier de sa mère. Elle lui propose alors une alliance avec son père Ra’s Al Ghul, récemment ressuscité. Batman accepte, par amour pour Talia. Il ira même jusqu’à l’épouser et à concevoir un enfant avec, dans une nuit torride (l’un des seuls rapports charnels explicites du héros encore aujourd’hui).

Hélas l’hymen est de courte durée car Talia déclare avoir perdu son enfant durant la confrontation finale avec Qayin (qui meurt, pour information). En réalité, c’est une ruse et l’enfant est placé dans un orphelinat. Il grandira, inconnu de son père et fera une petite apparition dans le comic Kingdom Come.

En 2006, Morrison décide de réintroduire ce fils caché dans son arc Batman and Son, où Damian sera confié par Talia à Batman pour devenir son successeur.


4) Bride of the Demon (1990):

Rien de mémorable dans ce graphic novel, réalisé par Mike W. Barr et Tom Brindberg, si ce n’est que Ra’s est de nouveau ressuscité et qu’il est tombé amoureux d’une star de cinéma, Evelyn Grayce. Décidé à l’épouser, il voit cependant ses plans ruinés par sa fille jalouse Talia. Ra’s trouve alors de nouveau la mort dans le conflit qui les oppose…


5) Trinity (2003):

Réalisé par Matt Wagner, cet arc relate la première rencontre de Batman avec Superman et Wonder Woman, avant de fonder la Justice League of America. Le trio s’unit contre Ra’s qui menace une fois de plus la planète…


6) Contagion (1996):

Cet arc, qui précède Cataclysm, voit Batman confronté à une menace terrible: un virus mortel qui touche Gotham. Après maintes péripéties, Batman et ses alliés arrivent à mettre au point un antidote. Batman découvre alors l’auteur de ce génocide: Ra’s Al Ghul!


7) Legacy (1996):

Ce nouvel arc est une suite direct de Contagion. Batman essaie toujours de mettre fin au virus mortel qui touche Gotham et se confronte à un nouvel ennemi, Bane (déjà vu dans l’arc Knightfall), bras-droit de Ra’s Al Ghul, qui lui a promis la main de sa fille. Cette dernière n’est cependant pas attirée par Bane et le rejette, créant des dissensions au sein de l’alliance ennemie déjà fragile. Batman en profite pour voler à Ra’s artefact à l’origine du virus et parvient ainsi à enrayer l’épidémie. Le récit finit, comme à l’accoutumée, par la mort de la Tête de Démon…


8 ) The Chalice (1999):

Graphic novel mineur, réalisé par Chuck Dixon et John Van Fleet, où Ra’s Al Ghul revient d’entre les morts pour retrouver le Saint Graal, pas seulement pour lui mais aussi pour sa fille…


9) JLA: Tower of Babel (2000):

En plus d’être le protecteur de Gotham, Batman est aussi membre fondateur de la Justice League of America et il affronte donc régulièrement les menaces internationales et interplanétaires. Or justement dans cet arc, écrit par Mark Waid, Ra’s Al Ghul vient de mettre au point un dispositif capable d’annuler les facultés humaines de communication et projette ainsi de provoquer de graves conflits.

Il doit auparavant neutraliser la JLA. Pour ce faire, il envoie Talia voler les fiches que Batman avait fait dans le dos de ses alliés, afin d’évaluer leurs faiblesses respectives en cas de menace. La Ligue de Ra’s parvint ainsi à contrer les membres de la JLA, les rendant impuissants. Seul Batman, qui n’a pas de pouvoir, est indemne.

Hélas, Ra’s a volé le cercueil de ses parents et menace de les ramener à la vie si Batman s’interpose. Ce dernier a donc besoin d’aide, il a besoin de la JLA, mais pour cela, il doit avouer sa traîtrise et perdre la confiance de ses amis…

Un grand récit majeur très utile pour comprendre l’esprit de Batman dans ses recoins les plus sombres!


10) Death and the Maidens (2004):

Cette mini-série, écrite par Greg Rucka et Klaus Janson, est à lire absolument.Alors que Batman a détruit tous les Puits de Lazare existants, on voit apparaître un nouveau membre de la famille de Ra’s, Nyssa, sa première fille cachée.

Cette dernière, juive, fut persécutée avec sa famille par les nazis, que commandait son père Ra’s.Avide de revanche, elle décide de tuer Talia, devenue depuis l’arc Tower of Babel, l’assistante de Lex Luthor. Elle la ressuscite alors avec son Puits personnel et en fait son obligée. Ensemble, ils projettent de tuer Ra’s et de prendre le contrôle de la Ligue des Assassins. Malgré les tentatives de Batman pour les en empêcher, elles réussissent.

Ra’s est tué et c’est Batman, par respect, qui dépose son corps sur un bûcher, empêchant toute résurrection possible. Nyssa devient alors la nouvelle Tête de Démon…


11) Batman Year One: Ra’s Al Ghul (2006):

Le titre est trompeur car ce court récit, réalisé par Paul Gulacy et Devin K. Grayson à l’occasion du film Batman Begins, est une suite directe de Death and the Maidens.

Avant de mourir, Ra’s avait en effet mis au point une dernière machination, un virus capable de ressusciter les morts et de créer ainsi le chaos. C’est Ubu qui est chargé de le répandre à Gotham, après la mort de Ra’s, jusqu’à ce que Batman lui révèle un emplacement de Puits de Lazare, pour ainsi ressusciter son maître.Comme tous les puits ont été détruits, Ra’s livre alors à son ennemi juré, Batman, le secret de fabrication des Puits, via une lettre cryptée.

Le récit nous permet donc d’en apprendre plus sur Ra’s Al Ghul. Batman va ainsi créer un nouveau Puits mais dans sa Bat-cave et il indique un faux-emplacement à Ubu qui met fin au virus. Hélas, le subterfuge est de courte durée…


12) The Resurrection of Ra’s Al Ghul (2007):

Dernier récit en date concernant Ra’s Al Ghul. Publié sous forme d’arc, ce récit relate la tentative du Spectre Blanc, disciple secret de Ra’s, pour ressusciter son maître, via le corps de son petit-fils Damian (réintroduit dans Batman and Son par Morrison). Il doit cependant affronter Talia et sa Ligue des Assassins, Batman et ses alliés, ainsi que le Sensei et ses maîtres de la mort. S’ensuit alors une joyeuse bagarre à tout va, pour empêcher le retour de Ra’s. Verdict? Vous le saurez en lisant le récit, mais n’oubliez pas que Ra’s al Ghul défie toujours la mort…


Voila, j’espère que cette première fiche de personnage, proposée par Batman-Univers, fut agréable à lire et surtout utile pour vous guider dans vos lectures… Vous trouverez la plupart de ces comics en VO ou en VF, dans notre boutique Amazon. A bientôt!