[CRITIQUE] Batman : The Man Who Laughs


Paru en 2005, sous forme de one-shot, puis réuni dans un album du même titre en 2008, The Man Who Laughs relate la première apparition du Joker dans l’univers de Batman. Le récit est écrit par Ed Brubaker, dessiné par Doug Mahnke, mis en couleur par David Baron et comporte une soixantaine de pages. A noter que l’album contient également un second récit du même scénariste, mettant en scène le premier Green Lantern et Batman des années après leur première rencontre. Ce récit n’a hélas aucun rapport avec le premier…


Pour en revenir à The Man Who Laughs, sachez tout d’abord que Brubaker s’inspire fortement de la réelle première apparition du Joker en 1940 dans Batman n°1. Les amateurs du Golden Age sauront donc de quoi je parle. Dans cet épisode, le Joker avait déjà son visage clownesque, sa redingote violette et son humour mortel. Sa particularité cependant consistait à poser des ultimatum: le Joker annonçait régulièrement en effet la mort d’une personnalité importante à minuit. Il usait pour cela de stratagèmes très discrets: gaz hilarant, poison…jusqu’au jour où Batman parvint à l’arrêter. Pour l’anecdote, on retrouve un clin d’oeil dans
The Dark Knight de Nolan avec l’ultimatum des deux ferrys.


Brubaker reprend donc cette trame tout en ajoutant d’une part les origines du Joker déjà dévoilées dans The Killing Joke, où Batman « crée » involontairement le Joker, et en inscrivant son récit d’autre part dans la continuité avec Year One.

L’intrigue se déroule en effet juste après, on y retrouve d’ailleurs des personnages comme Loeb, Grogan ou Falcone et la même méfiance de la police envers Batman. Le récit est donc fort complet, prenant et plein de suspense. On se demande à chaque fois quelle ruse le Joker va employer pour tromper la police et tuer sa cible pourtant hautement gardée…

Parmi les péripéties, on verra même Bruce Wayne prendre volontairement du poison hilarant pour tromper sa garde rapprochée ainsi que le fameux duel final entre Batman et le Joker, au moment où celui-ci s’apprête à empoisonner les eaux de la ville.


Brubaker s’efforce également de montrer la rupture provoquée par le personnage du Joker dans l’univers de Batman. Fini les simples gangsters, place aux tueurs sadiques et rusés, à la juste mesure du nouveau protecteur de Gotham. Le récit finit ainsi par une scène sur le toit du commissariat où le lieutenant Gordon présente à Batman le bat-signal, nouvelle mesure pour de nouvelles menaces…

Le gros bémol du récit reste néanmoins le dessin de Mahnke, réaliste, correct mais sans plus. On préfère de loin celui de Year One ou même de The Long Halloween entre lesquels ce comic s’inscrit. The Who Man Laughs est donc un récit intéressant à lire mais pas indispensable, qu’on oublie facilement au profit d’autres comics plus majeurs…

Les plus:

  • la « première » apparition du Joker
  • retour au Joker original
  • influence d’autres comics majeurs

 

Les moins:

  • dessin moyen
  • second récit dans l’album qui n’a aucun rapport

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    5 réflexions sur « [CRITIQUE] Batman : The Man Who Laughs »

    1. Super l’article et merci pour les images.
      Peut-on le trouver en français?
      J’aimerai le rajouter à ma collection mais bien entendu je ne lis pas l’anglais.

    2. Merci pour le compliment Batounet! Hélas non, ce comic est uniquement disponible en vo et je doute qu’il fasse l’objet d’une traduction française un jour, restant un comic modeste…

    3. J’ai récemment acheté Year One et j’ai été très content de voir que The Man who laughs y est aussi en français ! 😀

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