Ce que The Batman 2 pourrait emprunter à Arkham Asylum – le jeu vidéo culte interdit aux plus jeunes

Sorti en 2009, Batman: Arkham Asylum a marqué un tournant pour les fans du Chevalier Noir.
Avec son ambiance claustrophobe, sa noirceur assumée et son gameplay innovant, le jeu vidéo a rapidement été salué comme l’une des meilleures adaptations de l’univers DC.
Mais ce que beaucoup ignorent, c’est à quel point ce jeu a influencé la vision moderne de Batman, jusqu’à inspirer aujourd’hui certains choix du cinéma.

Et à l’approche de The Batman – Part II, prévu pour 2026, plusieurs indices laissent penser que Matt Reeves pourrait bien s’en inspirer à son tour.
Notamment pour explorer un Gotham encore plus dérangé, plus labyrinthique… et plus psychologique que jamais.

Un huis clos psychologique devenu référence

Dans Arkham Asylum, Batman se retrouve piégé dans l’asile du même nom, aux mains du Joker.
Mais plus qu’un simple affrontement avec son ennemi juré, le jeu plonge Bruce Wayne dans un cauchemar éveillé, où ses pires traumatismes sont réactivés : la mort de ses parents, la folie de ses adversaires, son isolement.

Ce huis clos étouffant, renforcé par un sound design oppressant et des visions hallucinatoires, a poussé le jeu dans la catégorie « interdit aux moins de 16 ans » dans plusieurs pays.
Un choix assumé, tant l’expérience frôle parfois l’horreur psychologique.

Des parallèles déjà visibles dans The Batman

Le premier film de Matt Reeves partageait déjà certains éléments avec Arkham Asylum :

  • un Batman tourmenté, plus détective que justicier
  • un Gotham sombre, pluvieux, rongé par la corruption
  • un Joker à peine entrevu, mais déjà inquiétant

Mais selon plusieurs fuites en ligne et interviews croisées, la suite pourrait aller plus loin.
Notamment en enfermant Batman dans l’univers carcéral d’Arkham, avec une intrigue plus intime, plus mentale.
Barry Keoghan, qui incarne le nouveau Joker, aurait d’ailleurs tourné des scènes « sous influence », proches de ce qu’on voit dans les séquences hallucinées du jeu.

Un Batman face à ses démons… littéralement

Dans Arkham Asylum, l’oppression vient autant de l’environnement que des ennemis.
Chaque couloir est piégé, chaque cellule raconte une histoire tordue.
C’est exactement ce que cherche Reeves selon ses déclarations récentes : « Je veux plonger Bruce dans ses zones d’ombre, celles qu’il ne comprend pas lui-même. »

The Batman 2 pourrait donc délaisser les affrontements physiques classiques pour une immersion plus sensorielle, plus torturée.
Une manière de montrer un héros non pas invincible, mais vulnérable face à sa propre psyché.

Si cette piste se confirme, The Batman – Part II pourrait bien être le premier film de super-héros à s’inspirer frontalement d’un jeu vidéo… tout en conservant son ancrage cinéma.

Et pour une fois, ce ne serait pas un gadget de fan service, mais un vrai choix narratif et esthétique.
Ceux qui ont traversé les couloirs d’Arkham le savent : on n’en ressort jamais tout à fait indemne.