Un Superman avec ses imperfections, mais aussi animé par une profonde intention
À l’opposé du héros parfait et inatteignable, le Clark Kent imaginé par Gunn est un personnage à la complexité évidente. Selon ses propres dires : « Bien qu’il soit un Superman très bon, bienveillant, on peut aussi constater qu’il peut être parfois têtu et impulsif dans ses décisions. Son caractère est incroyablement riche et nuancé ».
Ce traitement du personnage s’aligne directement avec ce que recherchent aujourd’hui les spectateurs : des héros en cape… mais également avec une personnalité pleine de nuances. Un Superman qui secoure le monde, certes, mais qui doit aussi faire face à ses doutes et décisions intérieures. Et c’est cette dimension humaine qui lui confère une véritable force.

La réponse de Gunn à l’idée qu’il y aurait trop de personnages, avec un sourire
Une autre interrogation majeure concernait probablement la confusion qu’il pourrait y avoir à présenter tout un univers rempli de super-héros dans un seul film. Gunn, loin d’être inquiet, offre des arguments convaincants :
« Oppenheimer dispose de trois fois plus de personnages avec des dialogues que nous ».
Il a ainsi clairement indiqué cela, proposant un argument difficile à contredire. En effet, si un film historique sur la physique quantique et la bombe nucléaire a pu captiver le public en mobilisant une multitude de personnages, pourquoi cela ne serait-il pas possible pour un univers peuplé de super-pouvoirs, d’action et d’émotion ?
Par ailleurs, Gunn affirme avoir montré le film à plusieurs personnes, et aucune ne s’est sentie perdue ou confuse face à la multitude de personnages. Tout semble indiquer que la narration a été structurée de façon cohérente, même avec autant d’éléments à l’écran.
Un héros en pleine évolution, encore en apprentissage
Ce nouveau Superman n’est pas un héros aguerri. Son parcours dure à peine trois ans, et cela se voit clairement. Il est encore sensible à ce que pensent les autres de lui. Selon Gunn : « Probablement qu’il est encore celui qui lit les commentaires… et qui en prend à cœur ».
Ce parallèle n’est pas anodin. Gunn précise que, avec le temps, il a appris à ne pas se laisser bouleverser par les critiques, mais son Superman actuel est encore vulnérable émotionnellement. Cela humanise le personnage sans jamais lui faire perdre sa grandeur ou son influence héroïque.

Le secret repose dans le cœur
Dans un des passages les plus touchants de l’interview, Gunn exprime ce que représente Superman pour lui : « Nous souhaitons tous que les personnes dotées de pouvoir soient guidées par nos intérêts. Et Superman, c’est cette figure. Il possède énormément de puissance, mais il se préoccupe de chacun. Il incarne la bonté, et cela reste une valeur très simple ».
Parfois, la simplicité a un pouvoir inégalé. Ce propos, qui pourrait paraître naïf dans une époque marquée par le cynisme, confère toute sa puissance à l’idée. Gunn souhaite un Superman capable d’inspirer, de toucher l’audience non seulement par ses capacités, mais aussi par la sincérité de sa bonté.
Un casting vaste et prometteur
Mais passons à ce que tout le monde attend avec impatience : le casting. Car ici, il y a vraiment de tout.
- David Corenswet incarnera le nouveau Clark Kent/Kal-El. Un Superman plus jeune, déterminé et désireux de faire sa place dans le monde.
- Rachel Brosnahan jouera une Lois Lane aussi courageuse que jamais, prête à voler la vedette à chaque instant.
- Nicholas Hoult sera Lex Luthor, et tout laisse penser que sa version du vilain ne sera pas dénuée d’impact.
Et ceci n’est que le début. Le film présente également plusieurs héros issus du nouveau DC :
- Nathan Fillion en Guy Gardner, le Green Lantern explosif et imprévisible
- Isabela Merced dans le rôle de Hawkgirl
- Edi Gathegi en Mister Terrific
Mais il y a encore plus :
- Sean Gunn interprète Maxwell Lord, ce businessman aux secrets nombreux et aux intentions ambiguës
- María Gabriela de Faria donne vie à The Engineer, un personnage qui suscite déjà des spéculations sur son importance future dans l’univers DC
- Anthony Carrigan, déjà vu dans Barry, se métamorphose en Metamorpho, l’homme élémental
- Et pour couronner le tout, Milly Alcock apparaîtra en Supergirl, ce qui constitue un indice très clair sur le futur du DCU
- Sans oublier les Kent adoptifs, Jonathan et Martha, incarnés respectivement par Pruitt Taylor Vince et Neva Howell
Ce casting d’ensemble n’a pas vocation à faire briller un seul héros, mais à enrichir tout l’univers autour de Superman, en tissant un tissu narratif riche et composite.
Le renouveau du DCU
Superman ne dépasse pas simplement le cadre d’un long-métrage : il représente le point de départ d’un tout nouveau univers DC sur grand écran. Initialement annoncé comme Superman : Legacy, il se dévoile maintenant comme le cœur de la nouvelle narration à venir. Gunn en assure l écriture, la réalisation et la direction artistique.
Ce projet ne se limite pas à un simple reboot. C’est une véritable déclaration d’intentions. Avec une vision précise, un casting impressionnant et une histoire qui n’hésite pas à aborder l’émotion, tout indique que le Superman de James Gunn pourrait bien être le renouveau dont DC avait besoin pour retrouver la voie du succès.
La sortie du film est prévue pour le 11 juillet 2025. La curiosité et l’attente sont à leur comble : avez-vous hâte de le découvrir ?