« Melania » obtient 0 % d’approbation critique et reçoit des critiques négatives

La première de « Melania », le documentaire centré sur la première dame Melania Trump, s’est accompagnée d’un rejet critique inhabituel : 0 % d’approbation dans ses premières évaluations globales. Les données résument un accueil extrêmement négatif et placent le film (promu par Amazon MGM Studios) au-delà du simple débat cinématographique ; Il couvre les questions de contrôle de la presse, d’éthique, de propagande et d’usage politique du spectacle.

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Qu’est-ce que cela signifie que « Melania » commence avec 0 % d’approbation ?

Le 0% ne répond pas à une mauvaise séquence spécifique, mais à un consensus critique qui traverse des médias de différentes lignes éditoriales. Les critiques s’accordent sur un diagnostic central : cela ne fonctionne pas comme un documentaire. L’absence d’enquête, de conflit ou de révélation est pointée, et une œuvre trop orchestrée est décrite, plus proche d’une publicité d’image ou d’une téléréalité sans tension que de non-fiction.

Plusieurs critiques soulignent que le film confond célébrité et pertinence et luxe et contenu, accumulant des séquences sans progression dramatique. Le résultat, répètent-ils, est une expérience inerte : entrées et sorties de pièces, voyages en voiture et en avion, agencements de garde-robes et phrases générales qui n’ont aucun sens. Même lorsque le film aborde des sujets potentiellement sensibles, il les abandonne sans les explorer.

Un rejet quasi unanime : de la « propagande de mauvais goût » aux « images vides »

La sévérité des commentaires explique ce chiffre. De manière générale, on se demande si « Melania » évite activement l’introspection et neutralise toute friction avec le contexte politique. La critique décrit une esthétique coûteuse et raffinée (photographie élégante, musique sous licence, mise en scène calculée) sans substance équivalente.

Il existe également un consensus sur le fait que le film ne parvient même pas à fonctionner comme une propagande efficace : il manque d’épopée, de thèse ou de conviction. La politique apparaît, disent-ils, en son absence, comme un silence soigneusement géré. Le film serait ainsi un objet destiné à conserver une image, non à comprendre une personne.

L’accusation parvient au réalisateur Brett Ratner. Leur style de cinéma commercial, soulignent-ils, finit par désactiver toute possibilité de malaise. Les comparaisons avec des œuvres récentes à fort impact politique permettent de souligner le contraste : là où d’autres cinéastes utilisent le silence comme dénonciation, ici il est utilisé comme décoration.

Première, contrôle d’accès et controverses autour du projet

L’accueil négatif a été amplifié par les controverses entourant la première. Lors de la première organisée au Kennedy Center, les grands médias ont fait état de restrictions d’accès à la projection, tandis que des personnalités du secteur gouvernemental étaient présentes. L’épisode a alimenté la perception de contrôle narratif dans une version déjà sensible.

Melania Trump (Image : Amazon MGM Studios)

À cela s’ajoutent les coûts du projet (un investissement total largement médiatisé) et le débat sur les conflits éthiques lorsqu’une grande plateforme mise des sommes records sur un portrait aussi proche du pouvoir. Dans des déclarations publiques, Donald Trump a minimisé sa participation directe à l’accord, tout en défendant l’importance du film.

La discussion a également abordé le retour de Ratner à la réalisation après des années d’absence des projecteurs et des reportages sur des membres de l’équipe qui ont demandé à ne pas être crédités, ce qui a ajouté du bruit à une première déjà compliquée.