Jamie Lee Curtis sait qu’elle « doit » sa carrière aux films d’horreur mais admet qu’elle n’aime pas le genre

Même si son nom est inévitablement lié au cinéma d’horreur depuis la fin des années 70, la relation de Jamie Lee Curtis avec ce genre n’a jamais été aussi directe qu’il y paraît. Bien qu’elle ait construit une bonne partie de sa carrière dans ce type d’histoires, l’actrice a récemment révélé que son lien avec l’horreur était plus professionnel que personnel.

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Un héritage bâti sur la terreur… même si ce n’est pas votre préféré

Le lien de Curtis avec l’horreur est même antérieur à sa propre carrière. Sa mère, Janet Leigh, a joué dans « Psycho » (1960), réalisé par Alfred Hitchcock, l’un des films les plus influents du genre. Des années plus tard, Curtis reprendra cet héritage avec sa participation à « Halloween » et ses multiples suites, ainsi qu’à d’autres titres comme « The Fog » (1980), où il partagea l’écran avec Leigh.

Jamie Lee Curtis aime-t-il vraiment les films d’horreur ?

Lors d’une apparition au festival SXSW, l’actrice a parlé franchement de sa relation avec le genre qui l’a propulsée vers la célébrité. Curtis a été directe : « Je n’aime pas vraiment ça », a-t-elle déclaré en faisant référence aux films d’horreur. Il a même renforcé cette idée avec une autre déclaration tout aussi claire : « Je ne plaisante pas, je n’aime pas ça. Cela ne veut pas dire que je ne l’apprécie pas. Ce n’est tout simplement pas mon genre, ce n’est pas mon truc. »

Ses paroles sont frappantes si l’on considère que ses débuts au cinéma ont eu lieu précisément dans « Halloween » (1978), réalisé par John Carpenter, où elle incarnait Laurie Strode, l’un des personnages les plus emblématiques du genre. À partir de là, son image s’est liée à l’archétype de la « fille finale », la consolidant comme l’une des figures les plus représentatives de l’horreur moderne.

L’actrice a néanmoins précisé que sa position n’implique pas le rejet des films d’horreur en tant que tels. « Je dois ma vie au genre, mais je n’ai pas besoin de prétendre que je suis une fille du genre et que j’aime ça », a-t-elle déclaré, reconnaissant l’importance que ce type de cinéma a eu dans sa carrière, sans avoir besoin de s’y identifier pleinement.

La reconnaissance tardive du genre et son évolution

Au-delà de ses préférences personnelles, Curtis a également expliqué comment la perception de l’horreur a changé dans l’industrie. Ces dernières années, le genre a commencé à recevoir une plus grande attention critique et une plus grande reconnaissance institutionnelle, ce qui était rare auparavant.

Jamie Lee Curtis avec Nicole Kidman dans 'Scarpetta', la nouvelle série dans laquelle l'actrice joue (image : Amazon Prime Video)

« Le fait que ce soit un genre qui est désormais mieux compris et apprécié, bien sûr, je suis heureuse », a commenté l’actrice. Il a également souligné le rôle de l’Académie dans ce changement, soulignant qu’il est positif que les institutions traditionnelles évoluent au fil du temps.

Bien que cela n’ait jamais été « son type de cinéma », Curtis a reconnu un aspect qui l’a toujours attiré : sa nature au sein du cinéma indépendant. Cette approche, comme elle l’explique, a été l’un des facteurs qui l’ont rapprochée du genre au début, au-delà du contenu des histoires.

Plus de quatre décennies après ses débuts, la figure de Jamie Lee Curtis reste liée à l’horreur, même si son rapport au genre est marqué par une nette distance entre le professionnel et le personnel.

Avec les informations de EW.