L’actrice colombienne-mexicaine Alicia Caro, connue pour son passage dans plusieurs films du cinéma mexicain du milieu du XXe siècle, est décédée le 17 mars 2026 à Coyoacán, Mexico, à l’âge de 95 ans. La nouvelle a été rendue publique aujourd’hui, dans des informations qui incluent la confirmation de sa famille et une communication de l’Académie mexicaine des arts et des sciences cinématographiques (AMACC). Avec sa mort, s’en va une interprète liée à une génération qui a marqué le soi-disant âge d’or du cinéma mexicain.
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Qui était Alicia Caro ?
Née Beatriz Segura Peñuela le 8 juillet 1930 à Bogota, en Colombie, Alicia Caro arrive au Mexique en 1939 avec sa mère, l’écrivaine, journaliste et diplomate Gertrudis Peñuela Eslava, dite Laura Victoria. Une fois installée dans la capitale mexicaine, elle reçoit une formation académique et artistique, notamment des études de danse, discipline qui sera importante dans ses premières années.
Son entrée au cinéma a eu lieu après que Libertad Lamarque ait remarqué ses aptitudes et l’ait recommandée au réalisateur Miguel Zacarías. Après une période de préparation en diction, en photographie et en théâtre, il débute en 1947 avec « Soledad ». Peu de temps après, elle adopte le nom de scène Alicia Caro, avec lequel elle développera la suite de sa carrière à l’écran.
Une carrière liée au cinéma mexicain classique
Durant les années les plus représentatives de l’âge d’or, Alicia Caro a participé à des titres tels que « Allá en el Rancho Grande » (1949), « Dos pesos dejada » (1949), « Red Rain » (1950), « Girls in Uniform » (1951), « La fille de la tromperie » (1951), « El Ceniciento » (1952), « Chucho el remendado ». (1952) et « Los Fernández de Peralvillo » (1954).
Sa filmographie comprend également des œuvres ultérieures telles que « Spiritisme » (1962), « Cinco Assassines Await » (1964), « Cent cris de terreur » (1965), la production colombienne « María » (1972), « Macho y Femininas » (1987), « Les bonnes coutumes » (1990) et « El Tesoro de Clotilde ». (1994), qui marque ses adieux professionnels. Tout au long de sa carrière, il a partagé le crédit avec des personnalités telles que Germán Valdés « Tin Tan », Pedro Armendáriz, Libertad Lamarque et Fernando Soler.

Sa vie loin des projecteurs
Sur le plan personnel, Alicia Caro a été mariée à l’écrivain et poète colombien Fernando Arbeláez, puis à l’acteur Jorge Martínez de Hoyos, qu’elle a épousé en 1965. Après ses dernières œuvres cinématographiques, elle a pris sa retraite définitive et s’est éloignée de la vie publique.
Après la mort de Jorge Martínez de Hoyos en 1997 et celle de sa mère en 2004, l’actrice mène une vie de plus en plus réservée dans sa maison de Coyoacán. Sa mort clôt l’histoire d’une artiste qui a construit sa carrière entre la Colombie et le Mexique, et dont le nom était associé à une scène fondamentale du cinéma national.