« Daredevil: Born Again » : les créateurs reconnaissent des parallèles avec Trump et ICE dans la saison 2

Le retour de « Daredevil : Born Again » dans l’univers télévisuel Marvel ne ramène pas seulement Matt Murdock, il arrive également au milieu d’un contexte politique particulièrement chargé. Quelques jours après sa première sur Disney+, les attentes autour de la série ne tournent pas uniquement autour de son histoire, mais aussi de la conversation qu’elle pourrait susciter auprès du public de par son ton et ses lectures possibles.

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La saison 2 est-elle inspirée de Trump et d’ICE ?

L’équipe créative de la série a reconnu qu’il existe des parallèles que de nombreux téléspectateurs remarqueront. Le showrunner Dario Scardapane et la productrice exécutive Sana Amanat ont directement abordé ces comparaisons, notamment en relation avec Donald Trump et l’agence ICE.

La saison 2 reprend l’ascension de Wilson Fisk (Vincent D’Onofrio), qui exerce un contrôle autoritaire sur New York après les événements de clôture du premier opus. Dans ce contexte, une force spéciale opère dans la ville, arrêtant les personnes considérées comme problématiques et les enfermant dans des installations tenues secrètes.

Scardapane explique que les similitudes avec la réalité n’ont pas été délibérément planifiées, mais sont devenues évidentes au cours du processus de montage : « En entrant dans la phase de post-production, les choses sont devenues une sorte d’imitation de la vie par l’art. »

Même la conception visuelle de cette force (uniformes noirs et visages couverts) a été comparée à de vrais agents ICE. Cependant, le showrunner lui-même a précisé que ces éléments avaient été conçus des années avant la première.

Références historiques derrière l’histoire

Au-delà de la politique contemporaine, la série s’appuie également sur des références historiques pour construire son récit. L’une des scènes montre une autorité pénétrant par effraction dans un restaurant à la recherche d’une personne, ce qui, selon Scardapane, fait référence à l’invasion turque de Chypre en 1974.

« Ce que nous voyons se produire dans les rues de New York dans Daredevil : Born Again s’est produit à Chypre en 1974. »

Le créateur a également noté que la montée des figures autoritaires tout au long de l’histoire suit des schémas similaires, citant des exemples tels que Néron, Pinochet et Franco.

Une autre séquence montre des policiers emmenant une femme dans une camionnette banalisée devant une foule de manifestants. Cette scène a été conçue comme un hommage au film « Fruitvale Station » de Ryan Coogler, reliant l’histoire à des cas documentés d’abus de pouvoir contre des communautés vulnérables.

De la montée du pouvoir à la résistance

Alors que la première saison se concentre sur la consolidation du pouvoir de Fisk, la seconde présente la réponse à cette domination. Sana Amanat a expliqué que la série reprend une idée récurrente dans les comics Marvel : lorsque le méchant cesse d’être une figure extérieure et devient partie intégrante du système.

Avec les informations de E.W..

« C’est quelque chose de sauvage », a commenté Amanat en faisant référence aux parallèles avec aujourd’hui, bien qu’il les situe dans une tradition narrative plus large.

Dans ce scénario, Matt Murdock fait face à un changement dans son rôle. Il ne s’agit plus seulement d’agir en justicier, mais de devenir un symbole capable de mobiliser les autres. La série propose que la force ne réside pas uniquement dans l’individu, mais dans l’action collective.

La saison 2 fait partie du plan original de 18 épisodes de la série, qui a été reconfiguré suite à des changements créatifs au cours de la production. Sa première est prévue le 24 mars sur Disney+, où il continuera à développer une histoire marquée par le conflit entre pouvoir, système et résistance.