Le cinéma d’horreur coréen traverse l’un de ses moments les plus visibles au niveau international et « Dark Nuns » sort en salles au milieu de ce contexte. Après l’impact commercial et médiatique de films comme « Exhuma », le nouveau film réalisé par Kwon Hyeok-jae cherche à élargir l’univers surnaturel commencé avec « Les Prêtres » (2015), maintenant sous un angle différent et avec un casting dirigé par Song Hye-kyo, avec une sortie limitée aux États-Unis et une sortie au Mexique via Cinépolis +QUE CINE.
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De quoi parle « Les nonnes sombres » ?
L’histoire tourne autour de Hee-joon, un garçon qui devient possédé par une puissante entité démoniaque. Face à la gravité de l’affaire, l’Église se tourne vers deux religieuses aux profils très différents : Sœur Yunia, interprétée par Song Hye-kyo, et Sœur Mikaela, en charge de Jeon Yeo-been. Ils s’engagent tous deux dans un rituel interdit qui met à l’épreuve leur foi, leur passé et leur résilience émotionnelle.
En parallèle, apparaissent des figures masculines qui représentent des approches opposées de l’inexplicable : un prêtre qui tente de traiter l’enfant d’un point de vue médical et un autre qui insiste sur l’exorcisme comme seule issue. Cette tension entre foi, science et rituel est l’un des axes centraux de l’intrigue et articule le conflit spirituel qui traverse tous les personnages.
Son lien avec « Les Prêtres » et l’univers de l’exorcisme
« Dark Nuns » est un spin-off de « The Priests », le thriller surnaturel de 2015 qui a dépassé les 5,4 millions de téléspectateurs en Corée du Sud et est devenu une référence en matière de cinéma d’exorcisme dans le pays. Plus qu’une suite directe, le nouveau film élargit cet univers en déplaçant l’accent narratif vers des personnages féminins et en explorant les fissures internes de l’institution religieuse sous un autre angle.
Le film conserve des éléments reconnaissables de l’original (possession, rituels, symbolisme religieux), mais les combine avec une atmosphère plus sombre et une approche psychologique qui donne la priorité au conflit interne des protagonistes.
Le retour de Song Hye-kyo au cinéma
L’une des plus grandes attractions de « Dark Nuns » est le retour de Song Hye-kyo au cinéma coréen après onze ans d’absence, depuis « My Brilliant Life » (2014). Connue depuis des décennies pour ses rôles associés au mélodrame romantique, l’actrice a évolué ces dernières années vers des personnages plus sombres, notamment après son travail dans la série « The Glory ».
Dans ce film, elle incarne une religieuse qui rompt avec l’image traditionnelle du personnage religieux : elle est dure, contradictoire et prête à franchir les limites pour sauver l’enfant possédé. La dynamique avec Jeon Yeo-been, qui incarne une religieuse avec une formation psychiatrique et une vision initialement sceptique, est l’un des points qui a le plus retenu l’attention des critiques favorables.
Box-office et performances internationales
Sur le plan commercial, le film présente une performance clairement internationale. Selon les données de Billetterie Mojou « Dark Nuns » possède une collection mondiale de 12,1 millions de dollars, dont plus de 99 % proviennent de marchés en dehors des États-Unis. Aux États-Unis, il a connu une diffusion limitée dans 46 salles, avec une collection modeste qui répond davantage à une stratégie d’exposition sélective qu’à un pari massif.

Ce schéma correspond à d’autres titres d’horreur coréens récents, dont la principale dynamique économique est concentrée en Asie, tandis qu’en Occident, ils circulent via des sorties organisées et des projections spéciales.
Quand est-ce que « Dark Monks » sera présenté en première au Mexique ?
Au Mexique, « Monjas Oscuras » sera présenté en première le 1er janvier 2026 dans le cadre du programme Cinépolis +QUE CINE. Dans le cadre de ce dispositif, le film fait partie d’une offre qui privilégie les propositions internationales et de genre, destinées à un public recherchant quelque chose de différent du circuit commercial habituel.
Cette sortie coïncide avec un intérêt croissant pour l’horreur asiatique dans les cinémas mexicains, porté à la fois par la reconnaissance critique et par le bouche à oreille sur les réseaux sociaux.
Un titre qui reflète le moment de terreur coréenne
« Dark Nuns » arrive dans les salles comme un échantillon du moment que vit le cinéma d’horreur en Corée du Sud : ambitieux, prêt à mettre les gens mal à l’aise et de plus en plus visible en dehors de son pays d’origine. Au-delà des divisions d’opinions qu’elle peut susciter, une histoire qui mêle foi, pouvoir et peur, confirme que l’horreur coréenne continue de trouver le moyen de traverser les frontières.