Ian McKellen jouera à nouveau Magneto dans « Avengers : Doomsday », une nouvelle qui a réactivé l’intérêt pour son passage dans la saga « X-Men » et la façon dont il a construit l’un des méchants les plus mémorables du cinéma de super-héros. Aujourd’hui, l’acteur britannique a rappelé que, pendant son passage dans la franchise, il avait toujours voulu que le personnage ait des discours plus substantiels, même s’il reconnaissait avec humour que le langage de la bande dessinée et du blockbuster empruntait une autre voie : moins de monologues théâtraux et plus de succès visuels.
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Qu’a dit Ian McKellen à propos des discours de Magneto ?
Lors de la projection de « The Christophers », le nouveau film de Steven Soderbergh, McKellen a parlé de la différence entre travailler avec des textes théâtraux d’une grande tradition littéraire et participer à une saga basée sur la bande dessinée. L’acteur, reconnu pour sa carrière dans le théâtre britannique et pour son travail à Broadway et dans le West End, a expliqué avoir toujours été attiré par le pouvoir du langage lorsqu’il incarne des personnages construits à partir de mots.
« Je pense que le scénario était basé sur une écriture merveilleuse », a déclaré McKellen au public, selon JeuxRadar+. Il a ensuite mentionné des auteurs tels que Shakespeare, Marlowe, Oscar Wilde, Noel Coward, Tom Stoppard et Simon Stevens, avant d’expliquer pourquoi cela contredisait ses attentes au sein de « X-Men ».
L’acteur a ajouté : « Et je veux dire ces mots. Maintenant, ce que je fais… quand je suis en mode X-Men, je dis toujours que je dois faire un bon discours. Eh bien, parce que X-Men est basé sur une bande dessinée, et la durée générale des discours dans la bande dessinée est ‘pow !' »
La phrase ne ressemble pas à une critique furieuse contre la franchise, mais plutôt à une observation ironique de la part de quelqu’un formé aux scénarios où la parole peut soutenir une scène entière. Dans le cas de Magneto, McKellen souhaitait plus d’espace pour explorer la dimension politique, morale et traumatique d’Erik Lehnsherr, un personnage marqué par la persécution, la violence historique et sa vision radicale de la survie des mutants.
Magneto, entre théâtre et cinéma de super-héros
Ian McKellen a fait ses débuts en tant que Magneto dans « X-Men » (2000), réalisé par Bryan Singer, et est revenu au personnage dans « X2 : X-Men United », « X-Men : The Last Stand » et « X-Men : Days of Future Past ». Sa version du méchant est devenue l’une des plus reconnues du genre car elle ne dépendait pas uniquement des pouvoirs du personnage, mais d’une présence sérieuse, élégante et menaçante.
En fait, son commentaire rejoint quelque chose qu’il avait exprimé dans le passé : le souhait que Magneto ait plus d’occasions d’exprimer son angoisse et son idéologie. Dans une saga qui a contribué à définir le cinéma de super-héros moderne, McKellen semblait rechercher quelque chose de plus proche d’un leader tragique que d’un antagoniste réduit à l’étalage d’effets spéciaux.
Cette tension explique pourquoi on se souvient encore de son Magneto. Alors que d’autres films du genre optaient pour l’action directe, McKellen donnait au personnage un air de personnage historique, presque shakespearien, quelqu’un qui pouvait être terrible tout en étant intellectuellement fascinant. Pourtant, comme l’acteur l’a plaisanté, le rythme d’un film de bande dessinée ne laisse pas toujours beaucoup de place aux longs discours.
Son retour dans ‘Avengers : Doomsday’ et le poids de la nostalgie
Le commentaire arrive à un moment clé pour les fans de Marvel. Il est confirmé qu’Ian McKellen reviendra dans le rôle de Magneto dans « Avengers : Doomsday », un film dans lequel Patrick Stewart reviendra également dans le rôle de Charles Xavier. La rencontre des deux acteurs a un poids particulier, non seulement en raison de la nostalgie de l’ère Fox des « X-Men », mais aussi parce que leurs personnages représentaient l’une des relations les plus complexes de ces films : deux vieux amis séparés par des visions irréconciliables sur l’avenir des mutants.

McKellen reste également lié à une autre franchise monumentale. L’acteur reprendra le rôle de Gandalf dans « Le Seigneur des Anneaux : La Chasse à Gollum », réalisé par Andy Serkis. Ainsi, à 86 ans, le performeur britannique revient sur deux personnages qui ont marqué la culture populaire du XXIe siècle depuis des lieux bien différents : le magicien qui guide les héros de la Terre du Milieu et le mutant qui fait de la douleur une doctrine du pouvoir.
La question est maintenant de savoir si « Avengers : Doomsday » donnera à Magneto ce « bon discours » que McKellen a toujours voulu. Parce que si quelqu’un peut transformer une apparition de super-héros en une scène au poids dramatique, c’est précisément l’acteur qui a passé des décennies à traiter Magneto comme quelque chose de plus qu’un méchant de bande dessinée.