James Cameron nie que Matt Damon ait rejeté « Avatar » pour un contrat d’un million de dollars

Pendant des années, l’une des anecdotes les plus répétées à Hollywood a été la prétendue décision de Matt Damon de refuser le rôle principal dans « Avatar » en échange d’un pourcentage des bénéfices qui, au fil du temps, aurait représenté des centaines de millions de dollars. Cette version, alimentée par les déclarations de l’acteur lui-même lors d’entretiens passés, vient d’être directement démentie par James Cameron, créateur et réalisateur de la saga. Dans une récente interview, le cinéaste a précisé qu’il n’y avait jamais eu d’offre formelle ou d’accord financier de ce type.

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Qu’a vraiment dit James Cameron à propos de Matt Damon et d’« Avatar » ?

Dans une interview avec Le journaliste hollywoodienJames Cameron a abordé frontalement l’histoire que Matt Damon a racontée en 2019 à GQ britanniqueoù il a déclaré qu’il avait été choisi pour jouer dans « Avatar » et qu’on lui aurait même offert 10 % des bénéfices du film. Avec une collecte finale de 2,79 milliards de dollars, Damon assurait alors qu’il lui manquait une somme proche de 250 millions.

Cameron a catégoriquement nié cette version. « Il n’y a jamais eu d’accord », a-t-il déclaré, précisant que le processus n’a jamais atteint un point formel. Selon le directeur, il y a eu des discussions préliminaires sur la possibilité de travailler ensemble, mais celles-ci n’ont pas abouti au niveau d’une offre concrète. Il a même indiqué qu’il ne se souvenait pas avoir envoyé le scénario à l’acteur, soulignant le caractère précoce de ces échanges.

Le cinéaste a expliqué que, lors d’un appel, Damon avait exprimé son intérêt pour une collaboration et son respect pour son travail, mais a noté qu’il avait un conflit d’horaire avec un film de Jason Bourne sur lequel il s’était déjà engagé. Cameron a souligné que le personnage de Jake Sully n’avait jamais été discuté et qu’aucun type de contrat ou de pourcentage de profit n’avait été négocié. « On ne lui a jamais proposé ce rôle », a-t-il souligné.

Comment est né et consolidé le mythe de l’accord perdu

La version de Matt Damon est rapidement devenue l’une des histoires les plus citées sur « la pire décision de carrière » à Hollywood. L’attrait de l’histoire ne résidait pas seulement dans le chiffre d’un million de dollars, mais dans le contraste entre un acteur établi et une franchise qui finirait par devenir la plus réussie de l’histoire du cinéma.

James Cameron, cependant, a suggéré que l’origine de cette idée pourrait provenir d’une confusion ultérieure. Le réalisateur a supposé que Damon avait généralisé la notion de recevoir un pourcentage des bénéfices, ce que l’acteur a réalisé dans d’autres projets tout au long de sa carrière. Cameron a été clair en soulignant que si cela avait été une condition pour rejoindre « Avatar », le projet n’aurait tout simplement pas progressé dans ces conditions.

Malgré le démenti, le réalisateur a évité toute confrontation personnelle. Au contraire, il a souligné la façon dont Damon avait géré la situation à l’époque, l’appelant directement pour expliquer leur conflit d’horaire au lieu de le déléguer aux agents. Cameron l’a décrit comme « un gars honorable » et a ajouté qu’il avait hâte de travailler avec lui à l’avenir.

En fin de compte, le rôle de Jake Sully a fini entre les mains de Sam Worthington, qui a titré « Avatar » en 2009 et est revenu en tant que protagoniste de « Avatar : La Voie de l’eau » en 2022. Selon Le journaliste hollywoodienChanning Tatum était également à l’étude dès les premiers stades du casting, même si le rôle n’a jamais été finalisé avec lui.

Affiche pour « Avatar : Feu et Cendres » (image : Disney)

‘Avatar : Fire and Ash’, attentes et réception avant la première

Le démenti de Cameron intervient alors que le réalisateur est en pleine promotion d' »Avatar : Fire and Ash », le troisième volet de la saga, qui vient de sortir en salles. Contrairement au premier film, qui présentait le monde de Pandora, et à « Avatar : La Voie de l’Eau », axé sur l’expansion de cet univers, le nouvel opus promet un ton plus sombre et un conflit interne plus marqué entre les Na’vi eux-mêmes.

Cameron a reconnu dans des interviews récentes qu’il se trouvait à la croisée des chemins : un succès retentissant l’engagerait pratiquement à poursuivre la saga, tandis qu’une performance plus discrète pourrait ouvrir la porte à l’exploration d’autres projets. Dans ce contexte, « Avatar : Fire and Ash » s’accompagne de la pression de maintenir une franchise qui a défini une grande partie du cinéma commercial au cours des deux dernières décennies.

Au-delà des chiffres et des projections, la mise au point sur Matt Damon renforce une idée constante dans la carrière de James Cameron : derrière les mythes hollywoodiens, le réalisateur insiste pour établir le record historique avec précision, quitte à démonter l’une des histoires les plus répétées de l’industrie.

Avec les informations de Personnes.