Dès son premier épisode, « Le Chevalier des Sept Royaumes » indique clairement que l’humour sera l’une de ses principales composantes. Ira Parker, showrunner de la série, n’a pas peur de laisser de côté le caractère épique et sérieux de Westeros pour faire des blagues, créer des situations inconfortables et même proposer des scènes scatologiques qui ont surpris George RR Martin.
Loin de paraître déplacé, ce ton comique s’intègre naturellement dans les aventures de Dunk (Peter Claffey) et Egg (Dexter Sol Ansel), qui ont déjà joué dans des moments capables de faire rire les Targaryen les plus amers. Selon Ira Parker, le ton moqueur et humoristique était présent de la part de la direction de production.
« Le Chevalier des Sept Royaumes » est basé sur les courts romans de Martin, c’est donc une histoire plus contenue, qui laisse place à un ton ludique qui est également présent dans le matériel original, à quelques exceptions près nées dans l’esprit de Parker.
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Des moments de comédie qui définissent le ton de « Le Chevalier des Sept Royaumes »
« Le Chevalier des Sept Royaumes » ne cache pas son intention d’être une histoire humoristique au ton léger. L’exemple le plus évoqué jusqu’à présent est cette scène qui a dérouté George RR Martin. Avec la mélodie de « Game of Thrones » en fond sonore, Dunk se soulage dans l’un des moments les plus parlés de la série jusqu’à présent.
Ce qui commence comme l’introduction d’un voyage épique est brusquement coupé pour montrer le protagoniste accroupi derrière un arbre. Il s’agit d’une plaisanterie eschatologique et inattendue, qui fonctionne comme une déclaration de principes : « Le Chevalier des Sept Royaumes » ne sera pas une autre série solennelle sur le destin d’un chevalier ou d’un royaume.
Ce type de situations se répète tout au long des premiers épisodes et, bien souvent, naissent de l’affrontement entre Dunk et Egg. Le futur gentleman est parfois naïf, ce qui se reflète dans ses difficultés à parler aux femmes. De son côté, l’intelligence aiguisée d’Egg se montre impitoyable dans certaines scènes où il se moque de l’apparence de Dunk : « Ta ceinture est faite de corde ».
Un autre moment clé se produit lors de l’inscription au tournoi Vado Ceniza, lorsque la redoutable « chaise Ashford » est décrite en détail à Dunk, une punition qui ressemble à une pure torture médiévale. Le duel de danse avec Lyonel Baratheon complète le ton humoristique de la série, renforcé dans le deuxième chapitre avec une scène où Ser Arlan de Pennytree montre son anatomie avec insouciance.
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Pourquoi l’humour est la clé de l’identité de la série
« Game of Thrones » n’est pas étranger à l’humour, mais « Le Chevalier des Sept Royaumes » va beaucoup plus loin. Il le fait sans tomber dans la parodie ni trahir l’esprit de l’œuvre de George RR Martin. Ira Parker utilise la comédie comme outil narratif pour renouer avec ce Westeros qui a toujours été sur scène : la vie quotidienne des gens ordinaires.
L’humour permet également à Dunk de fonctionner comme un héros différent. Dans une interview avec « Esquire », le showrunner a décrit le protagoniste comme « le personnage le plus sympathique de la télévision ». Il considère qu’il est facile de faire des plaisanteries et des comédies, car il est « un poisson hors de l’eau ». Dunk est un personnage atypique parmi les héros défavorisés de Martín, le ton léger est donc idéal pour raconter ses aventures.
« Certains des gars avec qui il interagit ne sont que des cinglés, mais Dunk ne sait pas si c’est lui (…) Il n’a pas cet esprit vif, alors vous vous adaptez et découvrez d’où vient son humour. »

Parker a expliqué que « Le Chevalier des Sept Royaumes » et son humour représentent « le « Game of Thrones » qu’il a en tête ». Il était fasciné par la composante humoristique de la série originale et décrivait « La Maison du Dragon » comme « une comédie folle ». Il a décidé de conserver cette ressource, car elle correspondait parfaitement au décor et aux personnages de sa série.
« Dunk essaie toujours de savoir si Lionel Baratheon va vraiment le tuer ou s’il plaisante. Et évidemment Egg, avec son intelligence, bien qu’il soit le plus jeune, nous offre une comédie vraiment riche. C’est un très bon changement de dynamique. »
La deuxième saison de la série conservera le côté humoristique
HBO a déjà confirmé deux saisons de « Le Chevalier des Sept Royaumes », qui adapteront les premiers courts romans de George RR Martin. Même si le ton de la série a suscité quelques critiques et polémiques, Ira Parker ne compte pas lever le doigt pour autant. Il conservera l’humour dans la deuxième saison, car c’est un élément qui permet de présenter l’histoire d’un point de vue plus terrestre.
Le créatif a confirmé qu’il travaillait sur la deuxième saison ces jours-ci. Il espère que les derniers épisodes du premier volet recevront un excellent accueil, puisque l’avenir de la production en dépendra.
« Nous avons tourné la saison deux tous les jours ces deux dernières semaines. Nous verrons comment le public réagira et à partir de là, mais j’aime ces personnages et j’adore ces histoires. »
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