L’adaptation mexicaine de « The Office », inspirée du format de « The Office », a été très bien accueillie par le public pour son style humoristique et la manière dont elle dépeint la culture du travail au Mexique. Lors d’une interview à l’émission de radio La Caminera d’EXA FM, les acteurs Alejandra Ley et Armando Espitia ont parlé du ton de la série et ont défendu le choix d’opter pour une comédie qui aborde des situations inconfortables et des personnages politiquement incorrects.
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Pourquoi « The Office » opte-t-il pour une comédie inconfortable ?
L’un des éléments qui distingue « The Office » est sa volonté de décrire des situations qui peuvent être inconfortables ou controversées dans l’environnement de travail. Lors de la conversation sur EXA FM, Alejandra Ley a expliqué que l’humour de la série fonctionne précisément parce qu’il reflète des comportements qui existent dans la réalité.
« C’est un mensonge de dire que ça n’existe pas au Mexique, bien sûr que ça existe, c’est pour ça qu’on rit et je pense que ça fait aussi partie du succès, c’était très risqué. »
Selon l’actrice, le ton de la série permet d’observer de manière satirique des aspects quotidiens de la culture Godin, y compris des attitudes exagérées ou inappropriées qui sont pourtant reconnaissables par de nombreux téléspectateurs.
La production ne cherche pas à adoucir ces situations, mais plutôt à les utiliser comme base de comédie. Cette approche maintient la tradition du format original, dans lequel l’humour naît de l’inconfort et de la dynamique sociale au sein de l’espace de travail.
L’humour politiquement incorrect comme critique sociale
Au cours de l’interview, Armando Espitia a également souligné que certains personnages de la série pourraient être inconfortables pour le public d’aujourd’hui en raison de leur comportement. Il a toutefois souligné que ce malaise fait partie de l’intention narrative.
« Il y a beaucoup de gens qui s’identifient aux mauvais personnages et c’est aussi fort. Cela fait partie de prendre le risque de faire une comédie un peu plus forte. »
L’acteur a expliqué que l’humour de la série permet d’observer les contradictions de certains comportements sociaux, notamment au sein du milieu de travail. En ce sens, le personnage de Jerónimo, le chef du bureau, représente des attitudes qui peuvent être problématiques, mais qui fonctionnent comme une ressource pour mettre en évidence les dynamiques de pouvoir et de hiérarchie.
Ce type de comédie, qui évite de présenter des personnages idéalisés, cherche à susciter la réflexion à travers l’humour, en maintenant un équilibre entre satire et divertissement.
Préparation du jeu d’acteur et accueil du public
Les acteurs de « The Office » ont participé à des ateliers d’improvisation dans le cadre du processus de préparation pour construire des personnages plus profonds. Ces exercices ont permis de développer l’alchimie entre les acteurs et de définir les relations entre les différents profils qui composent le bureau.

L’accueil du public a également généré des conversations sur les réseaux sociaux, où les téléspectateurs ont partagé des mèmes et des commentaires sur la série. Selon les acteurs, la première réponse a conduit certains adeptes à demander une suite à l’histoire.
« C’est génial que les mêmes personnes le demandent. Ils disent que huit chapitres ne suffisent pas, c’est le meilleur compliment. »
L’adaptation mexicaine cherche à se connecter avec le public à travers des situations reconnaissables dans l’environnement de travail, en utilisant l’humour inconfortable comme outil narratif. Avec cette approche, « The Office » se positionne comme une proposition qui a réussi à réaliser le format « The Office » à partir de la réalité quotidienne de nombreux travailleurs au Mexique.
Fontaine.