BBB épisode 7: Dawn of Deadman

Dimanche 4 octobre fut diffusé sur France 3 l’épisode 7 de Batman The Brave and the Bold, intitulé en français l’Aube de Deadman (Dawn of the Deadman). Revenons sur cet épisode pour le moins original.

Résumé:

L’épisode commence en pleine jungle, dans un futur lointain. Batman, aidé par Kamandi et le Dr Canus, deux héros DC peu connus, doit atteindre à temps la faille temporelle qui le ramènera dans le présent. Il fut appelé en fait pour remporter un remède du futur dans le présent afin de sauver l’humanité d’un terrible fléau. Hélas c’est sans compter les hordes de hybrides canins à leur poursuite!!

Batman, assisté de Kamandi et du Dr Canus
Batman, assisté de Kamandi et du Dr Canus

Après le générique, nous retrouvons Batman dans un Londres actuel, en proie aux machinations du revenant Gentleman Ghost. Le combat tourne mal et Batman est enterré vivant!! Grâce à une technique de méditation, le chevalier noir parvient à séparer son esprit de son corps. Il lui reste alors deux heures pour retrouver et arrêter Gentleman Ghost, qui projette  grâce à trois artefacts, de ressusciter tous les criminels morts. En cas d’échec, Batman sera condamné à errer sur terre tel un fantôme…

Batman RIP
Batman RIP…

Heureusement, Batman fait la rencontre de Deadman, l’esprit errant d’un ancien trapéziste assassiné. Ce dernier va guider Batman sur la voie spirituelle, voire le pousser au repos éternel et va l’aider à retrouver Gentleman Ghost. Il devient alors, motivé par Batman, le célèbre héros DC Deadman…De plus Batman peut compter sur Green Arrow et son acolyte Speedy, de passage à Londres. Le quatuor des héros pourra-t-il  vaincre l’armée des morts de Gentleman Ghost et réunir à temps Batman et son enveloppe corporelle?

Batman et Deadman
Batman et Deadman

Commentaires:

Un BBB sombre, mature, avec une touche d’esthétisme burtonien. Batman fait face à sa mort, au vide et à l’absence de sens. Lors d’une excellente scène, il aperçoit même ses parents qui l’appellent dans le repos éternel. Mais c’est sans compter la fermeté et la vertu de notre chevalier noir, qui se battra jusqu’à son dernier souffle…Petit clin d’oeil aussi au film Ghost et à l’initiation que reçoit le héros mort de la part d’un esprit mentor. Ici c’est Batman qui motive en revanche Deadman et l’incite à ne pas se complaire dans le néant… Une belle introspection donc dans la psyché du justicier de Gotham!!

Critique – The Dark Knight (Le Chevalier Noir)

Évènement cinématographique de l’année 2008, The Dark Knight a cumulé plusieurs millions d’entrées dans le monde à sa sortie sur le grand écran. Sortie en début de cette année en DVD et Blu-ray, je vous propose ici un petit retour sur ce film considéré par beaucoup comme étant le meilleur film de super héros, et par extension, le meilleur film mettant en scène Batman, notre homme chauve-souris préféré !

The Dark Kinght - Le Chevalier Noir
The Dark Kinght - Le Chevalier Noir

L’intrigue

Son manoir étant en reconstruction suite aux évènements de Begins, Bruce Wayne « vit » dans un penthouse… Ou plutôt « ne vit pas » comme lui précise Alfred. Le jeune milliardaire est bien trop occupé la nuit à combattre le crime, et le jour à dormir aux réunions du conseil de Wayne Enterprise, ou à observer le nouveau procureur de Gotham : Harvey Dent. Cet homme, Bruce à confiance en lui, et la majorité de l’intrigue tournera autour de Dent.
Complots, trahisons, explosions de rage, de chagrin, The Dark Knight mari parfaitement toutes ces émotions au service d’une histoire digne des meilleurs comics.

Batman, dans son nouveau costume
Batman, dans son nouveau costume

J’ai vraiment apprécié le déroulement du film, car on ne se retrouve pas face à une menace à éradiquer, à poursuivre, un peu comme dans Begins, ou la majorité des films d’action en fait. Le but de Batman est assez flou, il veut protéger la ville, certains le respectent, d’autres le rejètent, le Joker est là, il complote oui, mais ce n’est pas le méchant à poursuivre, c’est tout ce qu’il a engendré qu’il faut contrecarrer, et tous sont impliqués, du capitaine Gordon à Rachel, la nouvelle petite amie de Dent et amie d’enfance de Bruce, en passant par les copieurs de Batman qui ne faciliteront pas la tâche à l’homme chauve souris. On a là une véritable intrigue digne des talents de détective du justicier masqué qu’est Batman.

Les personnages

Une nouvelle menace fait surface à Gotham, un certain Joker s’amuse à créer la panique et à rassembler un maximum de criminels dans ce but… Ses raisons ?
Il y a un an, aucun de ces flics ou de ces avocats n’auraient jamais osé vous contrecarrer… dit-il en s’adressant à la crème de la pègre de Gotham. Ce qu’il propose ? Tuer le Batman !

Voici ma carte...
Voici ma carte...


On se retrouve bien vite dans un immense complot organisé par le Joker. Tout fait parti du plan !
Et petit à petit le plan se met en place, les engrenages s’enclenchent les uns les autres, et on nous montre un Joker totalement fou, imprévisible mais qui sait ce qu’il fait, qui prévoit, qui manipule brillamment incarné par Ledger. Certains critiqueront le doublage français, pour ma part je le trouve relativement bien réussi, on sent que le doubleur reste influencé par l’interprétation de Nichoslon, mais sait plutôt bien s’adapter au personnage de l’acteur, sachant donner le bon ton et les bonnes variations de voix quand cela est nécessaire. Bien sûr, rien ne vaut l’interprétation en VO de Heath Ledger !
Le Joker est ici légèrement différent de la BD sur certains points. Il se maquille, de plus son sourire est plutôt dû à des cicatrices qu’à un quelconque produit chimique, et il s’amuse d’ailleurs à inventer toute sortes d’histoires sur les origines de ces cicatrices à ses victimes pour les effrayer. On est plus proche d’un sadique qui aime trancher et découper qu’un petit chimiste féru de gaz hilarant.

Why so serious ?
Why so serious ?

D’un point de vue design, il reste très fidèle et beaucoup plus sale que dans le film de Burton. Le réalisateur : Christopher Nolan, ne voulait pas d’un joker jolie comme un sou neuf, il voulait un maquillage dégoulinant, effrayant, un costume poussiéreux, des cheveux gras. Ajoutez à cela un nombre de mimiques aussi drôles que terrifiantes qu’a su fournir Heath Ledger, et on avouera que cela colle parfaitement au personnage.

Le Joker, dans toute sa splandeur
Le Joker, dans toute sa splandeur
Au fur et à mesure, les liens entre le Joker et Batman vont se renforcer, ce qui rapproche les personnages encore plus de leurs homologues de la BD. Un véritable combat sans fin entre Batman et le Joker, l’un refuse de tuer l’autre, c’est son code d’honneur, il ne le brisera pas, l’autre ne tuera pas le premier, il le fait trop rire pour cela, et sans lui, il s’ennuierait… Et oui, de vous à moi, que serait Batman sans le Joker, ou le Joker sans Batman ?
Batman et le Joker, liés pour l'éternité ?
Batman et le Joker, liés pour l'éternité ?

Pour lutter face à cet homme, nous avons Batman, le chevalier noir. Dans une interview, Christian Bale a annoncé qu’à aucun moment il n’avait abordé Batman sous l’angle du super héros, de ce fait nous avons un Batman très réaliste. Un homme qui veux donner à la ville de Gotham l’espoir, mais qui petit à petit se retrouve rongé par son rôle, et perd pied avec la réalité.

Le Chevalier Noir
Le Chevalier Noir

-Ayez conscience de vos limites maître Wayne.
-Batman n’a pas de limites.
-Et qu’en est-il de celles de Bruce Wayne ?
-Je ferrais mieux de les ignorer…

Nous avons donc un personnage dont le rôle de Batman se fait de plus en plus présent par rapport à celui de Bruce Wayne, comme initié dans Begins, mais la descente aux enfers continue. Voyant que les êtres qu’il aime souffrent du fait qu’il soit Batman, il prend petit à petit conscience du danger qu’il fait courrir à son entourage en faisant le choix d’être ce qu’il est, pour finir par se priver de tout liens, de devenir le paria, celui qui endosse les peines pour mieux les supporter, pour mieux affronter le mal qui rôde sur Gotham.
Au début du film, Batman intervient face à l’épouvantail avec le même costume que dans Begins. Blesser grièvement, il demandera à Lucius Fox, son ami de chez Wayne Enterprise, celui là même qui dans Begins lui avait proposé de quoi concevoir son costume de lui en faire une nouvelle version.

Une armure pour lutter contre le mal
Une armure pour lutter contre le mal

C’est donc une véritable armure en pièces détachées que revêt le playboy Bruce Wayne pour devenir Batman, et bien que ce costume soit plus lourd et plus vulnérable, Batman y gagne en souplesse et rapidité. Les combats où intervient Batman sont plus fluides et plus compréhensibles que ce qu’avait proposé Begins. Les plans sont moins rapprochés, les mouvements plus harmonieux (si on peut parler d’harmonie dans le combat à main nue…), et on apprécie nettement mieux les  affrontements entre le justicier et ses adversaires.
Batman utilise toujours tout un tas de gadgets qui lui sont propres, des classiques comme le batarang ou le bat-grappin, en passant par la cape, au plus « hors du commun » avec la batmobile ou le bat-pod (genre de Batmoto).

Le Bat-pod, pièce détachée de la Batmobile
Le Bat-pod, pièce détachée de la Batmobile

Les véhicules de Batman garde cet aspect un peu futuriste, sans arborer de jolies ailes de chauve souris comme dans les précédent films ou la BD, du coup ces véhicules manquent de charisme et je trouve qu’ils ne correspondent pas bien à l’univers de Batman. Espérons que dans les suites de la série, le réalisateur fasse un choix de Bat-véhicule plus « customisés à la Batman ».
Les courses poursuites n’en restent pas moins très réussies, notamment dès qu’intervient le Joker, dans un festival de tir et d’explosion.

Au coté de Batman, nous retrouvons Gordon,chef de la section anti-criminel de la police de Gotham. Incarné par Gary Oldman, l’interprétation est digne de celle qu’il avait proposé dans Begins, très réussi et très fidèle au personnage de la BD.

James Gordon, brillament interprété par Gary Oldman
James Gordon, brillamment interprété par Gary Oldman

Gordon est un personnage très moral, c’est un bon chef, un véritable ami pour Batman, même s’ils leur arrivent d’être en désaccord. Ce lien est très proche de celui de la BD, ce qui fait de Gordon un personnage réussi et attachant. Très proche du Gordon du comics « Batman Year One » à l’instar de Begins, celà en fait un des personnages les plus réussis du film, et ce depuis Batman Begins.
Durant le film, Gordon restera en contact avec Batman via le fameux bat-signal, et c’est l’une des seules personnes à ne pas connaitre sa véritable identité et à lui faire confiance. Et c’est d’ailleurs réciproque, bien que, comme le soulèvera Harvey Dent, l’équipe de Gordon est constituée d’anciens corrompus, ce qui pourrait faciliter la tache pour d’éventuelles taupes de la mafia…

Mais que ferrais Batman sans Alfred ? (Il commencerait par apprendre à cuisiner, et à faire le ménage…) Alfred, toujours fidèle au poste de majordome du plus grand milliardaire de Gotham.

Dois-je vous préparer la Bat-moto Monsieur ?
Dois-je vous préparer la Bat-moto Monsieur ?

Dans la ligné du rôle qu’il avait dans Begins, le personnage d’Alfred est là pour épauler Bruce, il est comme un père pour lui, un véritable conseiller, et médecin de surcroit. Pourtant, il aura beau prévenir Bruce des risques qu’il prend en tant que Batman, ce dernier ne l’écoutera pas…

Nous savons tous le réel plaisir que vous avez à dire : je vous l'avais bien dit...
Nous savons tous le réel plaisir que vous avez à dire : je vous l'avais bien dit...

Je terminerais cette présentation des personnages par celle d’Harvey Dent, l’homme aux deux visages… Harvey Dent est le nouveau procureur de Gotham, et pour Bruce Wayne, il est l’espoir d’un avenir où la ville n’aura plus besoin de Batman. C’est un homme efficace, dès le début du film on nous le montre comme un personnage sans peur et sans reproche, mais ayant la fâcheuse manie de remettre beaucoup de choses à la chance…
Harvey Dent collaborera avec Gordon, et petit à petit on découvre un véritable personnage à la fois accroché à la loi, mais aussi à la justice.

Harvey Dent, procureur de Gotham
Harvey Dent, procureur de Gotham

Pourtant, Dent à un esprit quelque peu instable, et il sera au centre des plans du Joker. En effet, ce dernier veut donner à Gotham une criminalité de premier ordre, et un homme comme Harvey Dent doit être anéantis, s’il veut mettre ses plans à exécution…
Batman restera cependant là pour veiller sur le procureur, mais on n’échappe pas à l’inévitable, on n’échappe pas au Joker…

Le paragraphe suivant peut vous révéler un pan important du scénario, si vous souhaitez le lire, il vous suffira de le surligner.
Suite à l’intervention de Sal Maroni, un mafieux que le Joker a acheté, plus par la peur que par l’argent, Harvey Dent verra la moitié gauche de son visage bruler dans les flammes qui tueront sa petite amie, ne rendant son esprit que plus instable encore… Pour devenir le redoutable Double Face !
Le personnage de double face est vraiment très réussi. Le visage brulé du schizophrène est on ne peut plus réussi que ce qu’on avait pu voir à l’écran avec Tommy Lee Jones dans Batman Forever. D’ailleurs l’approche du personnage est totalement différente, et bien évidemment beaucoup plus sérieuse. Double Face est devenu suite à cet accident totalement instable, remettant chacune de ses actions à sa pièce fétiche. Face tu vis, Pile tu meurs ! Aaron Eckart réalise une très bonne interprétation du personnage qui fait partie de mes méchants préférés dans l’univers de Batman. Le changement de ton soudain est très réussi, mais cependant ne ressort pas si bien en version française. Alors qu’en VO la voix de double face est plus rauque et plus sombre que celle de Dent, la VF ne propose pas un ton si différent entre le procureur, et le criminel qu’il devient dans le film. Un point quelque peu décevant.

On regrettera que le personnage de Dent n’ai pas été plus travaillé, le coté schizophrène n’est pas réellement abordé, c’est Dent qui n’arrive pas à se décider, alors que dans la BD on a plus un personnage qui n’arrive pas à donner raison à son coté bénéfique ou à sont coté maléfique.
Il est dommage que la psychologie de Double Face n’ai pas été plus creusé, surtout à la fin du film.

Bien sûr tout un tas d’autres personnages viendront agrémenter le casting du film, avec le sombre Salvatore Maroni, mafieux influant dans la pègre de Gotham, Lucius Fox, dirigeant de Wayne Enterprise incarné par le talentueux Morgan Freeman, ou encore Rachel Dawes, l’amie d’enfance de Bruce qui est devenue l’adjointe du procureur. Chaque personnage s’intègre parfaitement à l’univers créé par le film.

La mise en scène

Batman The Dark Knight (Le Chevalier Noir) jouit d’une mise en scène très réussi. De part les apparitions de Batman, du Joker, les plans séquences sont très bien filmés, et on apprécie que les combats soient moins flous que ce que nous avait proposé Christopher Nolan dans Batman Begins.
La bande son réalisée par Hans Zimmer et James Newton Howard est d’une qualité encore supérieur à celle de Batman Begins, les thèmes concernant Batman restent dans la même lignée, reprenant les mêmes instruments, les même thèmes, mais là ou la BO (bande original) surpasse le prédécesseur de The Dark Knight, c’est concernant les thèmes lié au Joker ou à Harvey Dent.

Je vais te montrer...
Je vais te montrer...

Ces derniers collent totalement aux personnages qui les concernent, et plus particulièrement le thème du Joker, à la fois dérangeant, exubérant, silencieux puis tonitruant, on ne reprochera à la BO que ses changements soudains de volume si on l’écoute en dehors du film.
Les effets spéciaux sont toujours présents, explosions de bâtiments, courses poursuites en véhicules, et j’en passe.

Personnellement je ne gage pas la qualité d’un film en fonction de ces effets spéciaux, et il est rassurant de voir que Batman The Dark Knight ne joue pas tout ses atouts uniquement avec les explosions et autres effets exceptionnels. Je tenais malgré tout à souligner la qualité du film de ce point de vue.

Pour Conclure

Batman The Dark Knight nous dévoile l’univers de Batman d’un nouveau point de vue. Alors que l’épisode précédent nous narrait les débuts du justicier, nous entrons ici dans le cœur de sa croisade, avec une intrigue des plus réussis digne d’un véritable comics. On ne se limite pas à la poursuite du méchant, c’est grâce à un Joker glorieusement mis en scène et une interprétation très réussi de feu Heath Ledger que le scénario reste si prenant. L’imprévisibilité du Joker prend en haleine le spectateur, nul ne devine la suite, et c’est bien un des atouts de The Dark Knight (même si comme on s’en doute, les gentils gagnent à la fin ! encore que…).

Et moi qui pensais que j'étais le roi des mauvaises blagues.
Et moi qui pensais que j'étais le roi des mauvaises blagues.

Une mise en scène très réussi, des personnages envoutants et charismatiques, une bande son on ne peut plus fidèle aux personnages, The Dark Knight est pour moi meilleur que Batman Begins. Il garde malgré tout des défauts. Le scénario complexe mérite 2 visionnages pour bien l’interpréter, certains personnages et plus particulièrement celui d’Harvey Dent mériteraient d’être plus exploité, et au final, s’il y a bien une chose qu’on regrette à la fin du film, c’est la mort des méchants… Heath Ledger a été retrouvé mort chez lui suite à une overdose accidentelle de médicament, The Dark Knight fut son dernier film, le Joker son dernier rôle, et sans doute le méchant le plus charismatique jouer à l’écran.
Oui, on pourrait hésiter à critiquer Heath Ledger dans ces conditions, mais pour moi, je ne voit aucune critique du personnage, une interprétation sublime, supérieur à celle de Nicholson (replaçons les choses dans leurs contextes également, Nicholson et Ledger ont interprété à l’écran 2 joker d’ages différents, d’où les différences d’interprétation !), et je crois que pour moi, comme pour beaucoup, Ledger restera LE Joker au cinéma, en attendant une prochaine apparition du clown du crime sur les écran du moins…

Les plus:

  • L’interprétation très réussi des personnages
  • Le Joker grandiose
  • La mise en scène très sombre et très réussie
  • Fidèle à l’univers de la bande dessinée

Les moins:

  • L’histoire parfois un peu difficile à suivre
  • Quelques longueurs
  • Certaines personnages sous-exploités

BBB épisode 4: Day of the Dark Knight

Ce matin sur France 3  à 10h30 l’épisode 4 de Batman The Brave and The Bold (BBB) a été diffusé, sous le titre français de La Main du Chevalier Noir (Day of the Dark Knight) Voici notre compte-rendu:

Résumé:

Comme chaque épisode de BBB, nous commençons avec une introduction mettant en scène Batman et un héros dc contre  un ennemi. On découvre cette fois le personnage de Guy Gardner avec le corps des Green Lanterns.

Batman et le corps des Green Lanterns
Batman et le corps des Green Lanterns

Gardner, dans son arrogance, nargue un prisonnier mutant tout petit et lui jette son café à la figure. Ce dernier hydroallergique se transforme alors en monstre géant. S’en suit une belle bagarre, bourée d’humour, dans laquelle Batman prouve une fois de plus sa valeur.

Guy Gardner (Green Lantern) et Batman
Guy Gardner (Green Lantern) et Batman

Générique

On arrive alors à l’épisode. Batman est parti empêcher l’évasion massive d’un pénitencier à Star City. Arrive Green Arrow, avec lequel il joue à celui qui capture le plus de prisonnier. Très belle scène d’action.

Green Arrow, le robin des bois de Star City
Green Arrow, le robin des bois de Star City

Hélas, parmi les prisonniers se trouve Merlin l’enchanteur, dit Ambrosus, qui jette à nos deux héros un sort de retour dans le temps. Batman et Green Arrow se retrouvent alors au Vème siècle après J-C.

Le Royaume de Camelot a été mis à sac par la fée Morgane, qui a transformé ses habitants en pierre.

Le mystérieux Chevalier Noir et la maléfique Morgane
Le mystérieux Chevalier Noir et la maléfique Morgane

Batman et son comparse devront alors affronter orques, ogres et dragon afin de parvenir à l’épée d’excalibur,  artefact capable de briser la fée. Mais seul celui qui le mérite peut retirer l’épée…Serait-ce le brave Batman enchanté par Morgan ou l’intrépide Green Arrow?

Le duel épique
Le duel épique

Commentaires:

Un BBB  àla sauce héroïque fantasy, ça vaut le détour! Le dessin est très coloré, vif et séduisant et se prête donc bien à ce nouvel univers. Batman nous surprend à nouveau avec son humour et sa rivalité amusante contre Green Arrow. Avec en prime la transformation littérale de Batman en chevalier noir, tout clinquant avec sa belle armure magique. On exploite ici une autre facette de Batman. A voir absolument.

L'union fait la force...
L'union fait la force...

Spawn – Batman [Spawn Hors Série]

Spawn – Batman est un cross over sortie dans les pages du hors série du régulier de Spawn chez Semic. Batman part pour New York enquêter sur une affaire de trafic d’armes. Les rumeurs parlent d’un dénommé Al aux grands pouvoirs qui régnerait sur les bas-fond de la ville. Batman va alors s’intéresser d’un peu plus près a ce personnage, connu aussi sous le nom de Spawn.

Sortie en France en 1997 chez Semic, Spawn-Batman mets en scène deux des personnages les plus sombres du monde de la bande dessinée américaine. Aux commandes de ce titre, deux grands noms également, puisque les illustrations sont assurées par Todd McFarlane, le créateur de Spawn lui-même, tandis que nous retrouvons au scénario Frank Miller, connu pour ses brillantes interventions sur Batman avec notamment « Batman – Year One » (Batman – Année Un) ou encore « Dark Knight Returns ».

La couverture du hors série
La couverture du hors série

Avec un pareil casting, on a de quoi s’attendre à un moment hors du commun à travers ces 52 pages, et le début de l’histoire nous plonge directement dans l’intrigue avec Batman en plein combat contre des malfrats qui évidemment s’en prennent plein la figure. Le chevalier noir sous les traits de McFarlane est très réussi, et le style, bien qu’un peu rétro (nous sommes en 1994 quand le titre sort aux États-Unis), reste très attrayant. La qualité graphique est donc digne de ce que Todd McFarlane avait déjà proposé dans Spawn, et ce n’est pas pour nous déplaire.

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Une illustration du ténébreux duo par Todd McFarlane et Greg Capullo

Coté scénario, le thème et la narration est beaucoup plus classique que ce qu’on pourrait retrouver dans les histoires de Miller. L’histoire est là pour justifier la rencontre des deux personnages, qui ,bien que vivant dans des monde radicalement différent et ne partageant pas les même valeurs, devront faire face à une même menace en travaillant ensemble.

Batman - Spawn Figurines
Magnifiques statuettes inspirées de la rencontre des deux personnages

Conclusion

Spawn – Batman, sans être un chef d’œuvre est une histoire à lire pour tout adepte de l’homme chauve souris et du rejeton de l’enfer. Le dessin est très soigné et plaira aux invétérés de Spawn. L’histoire quand à elle peut décevoir un peu plus car assez banale, ce qui est courant dans ce genre de cross over, mais la vue de Frank Miller au scénario laissait penser le contraire. Au jour d’aujourd’hui, cette histoire peut se trouver pour une boucher de pain, et la rencontre de Batman et Spawn peut bien valoir quelques euros.

A noter que les deux personnages se sont également rencontrer dans le Spawn 66 de juillet 2002 édité par Semic. Intitulé « War Devil », cette fois ci ce sera à Spawn de rejoindre Batman dans les bas-fond de Gotham. Cependant, je n’ai pas encore eu le loisir de me procurer cette histoire là.

Les plus:

  • Les illustrations de McFarlane très réussi
  • La rencontre de Batman et de Spawn

Les moins:

  • Le scénario un peu classique