Le collector de Batman Arkham Asylum

Dans le cadre de notre maxi dossier « Arkham Asylum », je vous propose de redécouvrir avec moi l’édition collector de ce jeu prestigieux. Attendu par beaucoup, l’objet clé de ce collector n’est autre qu’une réplique de batarang qui semble très prometteuse sur le papier. A coté de cela, on retrouve un « making of » ou encore un livret exclusif, le tout regroupé dans une boite au look plutôt « classieux ».

Le collector se présente de la sorte, une boite noire au look très sobre, en son milieu une ouverture en forme de chauve souris laissant apparaitre la réplique de batarang, ces fameux bat-gadgets, dérivé du shuriken japonais et du boomerang australien.

Le coffret collector a quand même fière allure
Le coffret collector a quand même fière allure

Une fois ouvert, on découvre le-dit Batarang, accompagné de la boite collector du jeu, du manuel et d’un livret exclusif contenant son lot d’informations sur tout les résidents d’Arkham. Ce petit livret se veut être les notes du Dr Young qui possède un rôle clé dans le jeu. On y découvre des informations exclusives qui ne figurent pas dans les biographies du jeu, parfois même accompagnées d’annotations plutôt amusantes. On retrouvera ainsi la mention « Ne JAMAIS lui donner de parapluie » sur la fiche dédié au Pingouin.

Le carnet de notes du Dr Young
Le carnet de notes du Dr Young

Revenons maintenant sur le fameux batarang. Se voulant comme la pièce maitresse de ce collector, beaucoup on été déçu par la qualité final du produit proposé. On s’attendait à une magnifique réplique en métal, et on se retrouve avec une version en résine, avec un effet « patiné » peut convainquant, et pas la moindre touche de peintures pour améliorer la chose…

Le très controversé Batarang et son socle en plastique...
Le très controversé Batarang et son socle en plastique...

Heureusement, les bonus de cette édition collector ne se résument pas à ça. La boite du jeu ainsi que le manuel ont été relooké pour ce coffret. Ainsi, le visuel extérieur de la boite opte pour un effet bois assez sympa, tandis que l’intérieur rappel un magnétophone, faisant écho aux différentes cassettes d’entretiens que l’on retrouvera dans le jeu. Le manuel quand a lui a eu sa petite touche personnalisée assez sympathique également. On pourra cependant regretter l’absence d’une belle illustration de Batman, comme c’est le cas sur le visuel de la boite classique.

La boite du jeu, son manuel et son making of
La boite du jeu, son manuel et son making of

La boite comporte deux DVD, le premier pour le jeu, le second  pour les bonus. Ce dernier se subdivise en deux parties. La première nous propose 5 vidéos « making of » du jeu, tandis que l’autre partie nous propose quelques unes des vidéos promotionnelles. On regrettera la qualité de ces trailers qui est plutôt médiocre comparé à ce que l’on peut trouver sur certains sites web spécialisés, ou même sur le site officiel du jeu.

Revenons sur le contenu « making of ». 5 vidéos de 4 à 7 minutes nous sont proposées pour aller faire un tour du coté du développement du jeu. La première bonne nouvelle, c’est que l’on à droit des interviews des acteurs clé de la création du jeu. On retrouve ainsi, Paul Dini ou encore Kevin Conroy, très connu des bat-fan pour être respectivement scénariste et doubleur sur la série animé Batman des années 90, mais aussi bien evidemment sur Arkham Asylum.

Du scénariste au concepteur IA, chacun nous parle de son travail sur le jeu
Du scénariste au concepteur IA, chacun nous parle de son travail sur le jeu

On nous parlera bien évidemment de la conception du jeu, mais aussi de tout le travail sur le design, les musiques, les bruitages, ou encore la motion capture.

la carte de défie "Choc et Effroi" coté développeur
la carte de défie "Choc et Effroi" coté développeur

On apprend ainsi que Batman possède son propre thème musical, et Nick, son compositeur, nous montre que ce dernier revient régulièrement dans les pistes musicales du jeu.

L'élaboration de la bande son du jeu est également abordé
L'élaboration de la bande son du jeu est également abordée

Les 5 vidéos sont assez complètes sans être trop longues. On est bien sûr très loin d’un documentaire technique ultra détaillé, mais au final c’est plus de 30 minutes de vidéo où Rocksteady nous parle de sa dernière création.

Rocksteady possède son propre studio de motion capture
Rocksteady possède son propre studio de motion capture

Au final, ce making of est assez intéressant. On en a rapidement fait le tour, et sans être un indispensable, on y apprend malgré tout certaines subtilités. Petit regret quant à l’absence d’interview de Mark Hamill (Luke Skywalker, c’est lui !), doubleur du Joker dans la VO, qui interprète son rôle avec brio. Heureusement, Kevin « Batman » Conroy n’oublie pas de nous toucher deux mots sur la prestation de Hamill à qui il donne la réplique tout au long du jeu.

- Over? why, my dear delusional Dark knight... it hasn't even begun...
- Over? Why, my dear delusional Dark knight... It hasn't even begun...

Mise à Jour : Afin de pouvoir comparer par vous même, je vous propose le déballage de l’édition collector américaine par IGN en vidéo. Cela dit, cette dernière est à peine meilleurs.

Le guide du jeu « Batman Arkham Asylum »

Peu de temps après la sortie du jeu « Batman Arkham Asylum » sur Xbox 360 et PlayStation 3, un guide du jeu est publié par Bradygames. Pour la somme de 15€, on vous propose de devenir un véritable prédateur invisible, un grand maitre du combat, bref, de devenir l’égal de Batman, le plus grand détective du monde. Découvrons ensemble de quoi il en retourne.

La couverture du guide
La couverture du guide

La couverture très luxueuse en papier glacé reprend la jaquette du jeu en édition classique. Le guide indique d’ailleurs qu’il correspond au version PlayStation 3 et Xbox 360. Ne vous méprenez pas, ce guide convient parfaitement à la version PC, seul les touches ne seront pas détaillés, mais pour peu que vous jouiez avec une manette de Xbox 360, il vous suffira de vous référer à la version de la dite console.

Le quatrième de couverture nous résume brièvement le contenu du guide. Tactiques contre les boss, pas à pas détaillé du mode histoire, un guide des succès/trophées, un guide des énigmes de l’homme mystère, comment débloquer les biographie ainsi qu’un aperçu de toute les cartes de défis agrémenté de conseils.

Le dos du guide nous révèle une grande partie de son contenu
Le dos du guide nous révèle une grande partie de son contenu

Intéressons nous maintenant au contenu. Une fois le guide ouvert, un sommaire suivit d’un introduction nous présente alors plus en détail le fonctionnement du guide. On y apprend que chaque lieu sera accompagné d’une carte détaillé, ou encore des section dédié au tactique face aux boss.

L'introduction du guide
L'introduction du guide

La suite est un peu plus informel, nous retrouvons l’intégralité des biographies des personnages telles qu’elles apparaissent dans le jeu, accompagnées d’artwork de qualité. On regrettera cependant que le contenu (informations comme illustrations) soit totalement identique à ce que l’on retrouve dans le jeu.

Les biographies sont identiques à celles présentes dans le jeu
Les biographies sont identiques à celles présentes dans le jeu

On rentre dans le vif du sujet avec la section suivante qui nous présente les principes du jeu. Là, les informations sont très détaillées. On retrouve les touches, le principe des actions prédateur, le système de combat freeflow, les améliorations des gadgets,etc. Le tout est très complet, et très bien structuré.

Les principes du jeu sont détaillés de fond en comble
Les principes du jeu sont détaillés de fond en comble

La section suivant est le guide pas à pas du mode histoire, et ce dernier occupe la plus grosse partie de ce guide. Accompagné de cartes détaillées des lieux, ainsi que de magnifiques artworks (dont certains sont exclusifs !).

La section "pas à pas" est accompagné de somptueuses illustrations
La section "pas à pas" est accompagné de somptueuses illustrations

Encore une fois le guide fait preuve d’une très grande précision et s’annonce très complet pour parcourir le jeu de A à Z. On regrettera au final qu’une trop grande partie du guide soit consacré au scénario qui est déjà relativement guidé dans le jeu et ne nécessite pas forcément l’utilisation du guide. Cependant, on ne pourra pas reprocher à ce « guide pas à pas » d’être trop évasif tellement il est complet, et régulièrement illustré de captures d’écran.

Chaque lieu sera accompagné de sa carte détaillée
Chaque lieu sera accompagné de sa carte détaillée

Quelque 130 pages plus loin, on nous propose alors la section dédiée aux défis de l’homme mystère.

La section "les défis de l'homme mystère" est riche en informations
La section "les défis de l'homme mystère" est riche en informations

Le guide reste toujours très complet en fonctionnant à l’aide de captures d’écran et de cartes ultra détaillées des lieux, allant des trophées de l’homme mystère aux dentiers du Joker en passant par les énigmes et les esprits d’Arkham. Concernant ces derniers, une sections leur est spécialement dédiée.

Une double page est réservée aux esprit d'Arkham
Une double page est réservée aux esprit d'Arkham

Un peu plus sommaire que le reste, les rédacteurs du guide on fait le choix de ne pas révéler l’emplacement du dernier esprit, ce qui est une chose bonne car poussant un peu le joueur à chercher par lui même. Il est tellement plus satisfaisant d’avoir résolu le plus grand mystère de l’asile d’Arkham par soi même !

Nous arrivons alors à la section dédié au mode défi. Séparé en deux sous section, le mode combat et le mode prédateur, chaque carte est accompagnée d’un tableau récapitulatif pour obtenir les médailles de chaque défi, ainsi qu’une brève description sur la tactique à adopter pour être le plus performant.

Un extrait de la section dédiée aux défis de combats
Un extrait de la section dédiée aux défis de combats

Au final cette section est assez sommaire, et quelques astuces supplémentaires auraient été les bienvenues. De plus, on constatera que seul un petit encadré précisant la présence du Joker sur PlayStation 3 est introduit en début de section, et aucun descriptif relatifs à ses propres défis n’est présenté par la suite.

Les défis prédateurs sont aussi présents dans cette section
Les défis prédateurs sont aussi présents dans cette section

La dernière section du guide n’est autre qu’un dépliant listant tous les succès/trophée à débloquer, avec bien évidemment, les actions nécessaire permettant de les déverrouiller. Le tout est, encore une fois, accompagné de magnifique illustrations et autres captures d’écran.

Ce dépliant recto verso liste l'intégralité des succès/trophées
Ce dépliant recto verso liste l'intégralité des succès/trophées

En conclusion, ce guide propose des informations très précises de manière générale, même si certaines sections aurait pu gagner à être étoffées au détriments d’un pas à pas du mode histoire très (trop ?) complet. Ce guide a malgré tout le gros avantage de lister toutes les subtilités du jeu et son intérêt résidera plus dans les cartes très détaillées des lieux visités par l’homme chauve souris afin de déverrouiller tous les petits bonus que propose le jeu.
Les plus:

  • Les infos générales très précises
  • Les cartes détaillées
  • Le guide complet des défis de l’homme mystère
  • De magnifiques illustrations

Les moins:

  • Le pas à pas aurait gagné à être moins important
  • La section « mode défi » moins complète que le reste du guide
  • Certaines infos superflues

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Test: Batman Arkham Asylum (PC, Xbox360, PS3)

 
Welcome to the Mad House...

Un mois après sa sortie PC, revenons la tête froide et l’esprit clair sur ce jeu que nous a concocté Rocksteady et produit Eidos. Annoncé comme le premier jeu vraiment fidèle à l’univers de Batman, Batman Arkham Asylum (AA) a remporté un franc succès sur PS3 et Xbox360 lors de sa sortie le 28 août 2009 et sur PC le 18 septembre 2009. Il fut nommé d’ailleurs un des meilleurs jeux de l’année et fut salué par de nombreux critiques, tant pour son gameplay innovant que pour son atmosphère fidèle à l’univers gothamite. Qu’en est-il vraiment pour nous, batfans?

Scénario
Commençons par le plus important pour le batfan, le scénario. Après le succès du film de Nolan, The Dark Knight et le réveil des batfans, il semblait bien prometteur pour un studio de développement de jeu d’obtenir la licence DC et de pouvoir produire un vrai jeu digne de ce nom pour Batman. Exit le Batman édulcoré du dessin animé, Rocksteady (le studio développeur du jeu) se focalise plutôt sur un Batman sombre, mature et virile, à l’instar des films de Nolan. Vient donc l’idée d’un adversaire aussi sombre et violent. On fait alors appel naturellement au Joker, personnage adulé avec l’interprétation de feu Ledger. Que faire donc de nos deux adversaires, les mettre dans un Gotham géant? Trop ambitieux, il nous faut plutôt un lieu clos et restreint, rempli de dangers et de super-vilains. Le lieu de l’ Asile d’Arkham s’impose donc!! En plus tout coïncide, alors que Batman laissait le Joker à la garde de la police dans The Dark Knight, ici le Joker arrive à l’asile d’Arkham et compte bien y faire la fête….

Le Joker débarque dans Arkham pour le meilleur et surtout pour le pire...
Le Joker débarque dans Arkham pour le meilleur et surtout le pire...

Le scénario est donc en soi assez simpliste mais comme tout bon comics, la qualité réside dans la gestion de ce scénario, dans sa narration. Or ici Rocksteady nous régale et se veut indépendant à toute production antérieure sur batman (films, dessins animés etc) Du début à la fin nous sommes confrontés au machinations du clown qui nous entraine de péripéties en péripéties, de super-vilains en super- vilains jusqu’à la grande fête du Joker et la révélation de son ultime plan qui menace tout Gotham. Que ce soit le générique réussi du début où l’on suit le Joker vers sa cellule ou le combat final contre le Joker, infecté par le titan, cette course-poursuite nocturne nous tient en haleine du début à la fin et s’avère très bien ficelée.

Cette satannéa Harley nous bloque l'accès au bâtiment, il faudra trouver une autre entrée...
Cette satanée Harley bloque l'accès au bâtiment, il vous faudra trouver une autre entrée...

On voit bien que les concepteurs de Rocksteady sont férus de comics et le jeu est ainsi jalonné de clins d’ oeil à l’univers Batman avec des personnages et lieux fidèles à l’esprit du chevalier noir dans son aspect le plus sombre et le plus glauque. En prime des biographies illustrées et des figurines des personnages comics à déverrouiller dans le jeu. On adore!! Enfin du Batman sombre et mature en jeu vidéo fidèle. Pari tenu!!

La joyeuse bande des super-vilains
La joyeuse bande des super-vilains

Il faut dire aussi que le lieu s’y prête bien. Asiles remplis de fous, prisons pleines de brutes épaisses, île coupée du monde et sombrant dans la folie… On pense aussitôt en bons batfans, au comics du même nom de Grant Morrison et Dave Mc Kean. Le scénario du jeu pourtant n’en garde que peu d’aspects. Il se veut de fait réaliste et ne conserve du comics que quelques éléments: l’histoire du maudit Amadeus Arkham, condamné à errer dans l’asile en esprit et le rôle du joker comme maitre du grand spectacle. Cela se comprend, le comics AA étant une oeuvre d’art portée sur la psychologie inadaptable en jeu plus qu’un récit d’aventure.

Le comic Arkham Asylum
Le comic Arkham Asylum

On regrette cependant qu’il n’y ait pas plus d’instropection de Batman, de monologues et de délires comme dans les magnifiques moments (mais trop rares) avec l’Epouvantail. Le scénario du jeu fait surtout plus appel aux conceptions actuelles des comics réguliers ainsi qu’à étonnamment un assez bon dessin animé de The Batman, intitulé Muscles versus brain, où le Joker dérobe le venin de Bane et l’ingurgite pour devenir un monstre et vaincre Batman, sans succès bien sûr. Bref, le jeu s’inspire de toute une batculture et nous offre un récit original digne des meilleurs comics.

L'éternel duel
L'éternel duel

Outre la trame principale, Rocksteady propose deux trames secondaires optionnelles à savoir la poursuite du Sphinx à travers ses nombreuses énigmes et l’enquête sur l’esprit d’Arkham qui hante l’île. Ces deux quêtes se font en trouvant des trophées, des bandes d’enregistrement des patients, des dentiers du joker et en scannant des détails, symboles dans les différents lieux. Des indices nous aident et on peut avoir pour chaque zone une carte des emplacements précis. Tout cela se fait comme bon nous semble (enfin en fonction des batgadgets déverrouillés) et on peut même, après avoir fini le jeu, revenir sur l’île alors inoccupée ( et donc encore plus lugubre) pour finir tranquillement de résoudre ces énigmes. Bref, ces deux trames bonus augmentent la durée du jeu et surtout la satisfaction du batfan. Avec en prime, la batarmure à débloquer à la fin du jeu!!
Vous l’avez donc compris le scénario de Batman AA est très simple mais bien construit, haletant et surtout fidèle à l’univers sombre du justicier de Gotham. Un grand bravo malgré une faiblesse relative dans l’exploitation de la psychologie de Batman. Batman AA s’il est un jeu mature est surtout un jeu d’action mature.

Gameplay

Que dire du gameplay, si ce n’est qu’il est excellent!! Rocksteady décompose le parcours du héros de Gotham en trois phases: combat ,infiltration et enquête/exploration.

  • Le système de combat est tout nouveau: le freeflow. Facilement accessible (exemple: un signal vous prévient d’une attaque à parer) mais néanmoins technique et donc intéressant. Notre héros possède neuf attaques spécifiques dont deux principales: coup de poing et parade. Le reste sera à déverrouiller avec les points d’expérience. Le fonctionnement est simple: il suffit d’enchaîner les combos sans jamais se faire toucher ou rompre la chaîne des coups.
    Le freeflow, tout simplement jouissif!
    Le freeflow, tout simplement jouissif!

    Plus le multiplicateur grossit, plus vous gagnez de points d’expérience. Divers facteurs vous rajoutent des points comme la variation des combos, le fait de ne jamais se faire toucher…Niveau visuel, c’est tout simplement jouissif. Les caméras de combat alternent entre ralentis et accélérés et Batman varie de lui-même les visuels des combos. Les combats sont ultra-violents et nerveux et correspondent bien à notre Batman bodybuildé, qui au fur à mesure sera capable d’affronter jusqu’à une vingtaine d’ennemis à la fois!! Et pour ceux qui en veulent encore, les énigmes du Sphinx débloquent des défis de combat dans des arènes en plusieurs rounds. Il vous faudra alors exploser les paliers de score, pour gagner des médailles. Ce qui n’est pas une mince affaire et vous occupera un bon bout de temps. Bref, un grand bravo à Rocksteady pour son système de combat très réussi et efficace.

  • L’infiltration est moins originale mais tout aussi agréable. Batman fait appel à ses nombreuses capacités de prédateur comme l’élimination par derrière, suspendu à une gargouille, en vol piqué…
    Vol en piqué majestueux
    Vol en piqué majestueux
    L'homme chauve-souris...
    L'homme chauve-souris...
    L’arsenal de batgadgets révèle alors toute son utilité: batarangs assomants, batsonar qui attire les détenus, gel explosif qui explose au passage des ennemis…
    Le batarang télécommandé, what else?
    Le batarang télécommandé, what else?

    Bref, pour chaque situation, il existe toujours plusieurs possibilités pour neutraliser les détenus armés comme les snipers et donc extrêmement dangereux pour notre héros mortel qui n’a pas de super-pouvoirs. Votre plus bel atout restera la peur que vous instillerez dans le coeur de vos adversaires, ce qui vous fournira des failles où attaquer. Seul bémol: les phases d’inflitration sont peu nombreuses, faciles et toujours bien définies. On ne peut pas choisir en effet d’infiltrer un groupe compact de détenus réservé au combat par le script. C’est dommage et ça limite la liberté de jeu. On se rabattra sur les défis d’infiltration assez variés et réussis pour se contenter et améliorer ses techniques.

  • Enfin l’exploration se révèle aussi intéressante. Rien de plus admirable que d’arpenter les toits de l’asile sous la lune, de planer dans les airs et de se hisser au batgrappin… Nombres d’ énigmes à découvrir vous tortureront les méninges et il vous faudra un bon flair de détective pour les débusquer ( et aussi votre bat vision). Attention cependant à ne pas chercher en vain des énigmes qui ne vous seront qu’ accessibles à l’aide de gadgets futurs.
    Il vous faudra retrouver votre fidèle batmobile...
    Il vous faudra retrouver votre fidèle batmobile...

    On regrettera cependant le recours quasi obligatoire de la batvison pour trouver les énigmes car cela gâche le plaisir des graphismes du jeu, ainsi que la map très petite et souvent déserte d’ennemis. On finit très vite par s’ennuyer lors des explorations. En plus l’exploration, vous aurez quelques phases d’enquête hélas très décevantes qui consistent juste à scanner un objet du décor bien visible et à suivre une piste à la batvision. On aurait aimé sans conteste des énigmes plus corsées!!

Ces trois phases d’actions vous feront alors gagner des points d’expérience pour acheter de nouveaux combos ou gadgets et pour renforcer votre armure. Sachant que vous aurez suffisamment de points dans le jeu pour tout acheter!! A noter aussi que ces phases ne forment pas des niveaux et qu’il vous est plus ou moins possible de revenir en arrière, sauf si le Joker a explosé la sortie, bien sûr… Outre ces phases, le jeu entrelace de très belles cinématiques 3D et ingame ainsi que des combats magnifiques contre des boss. Hélas ces combats sont beaucoup, beaucoup trop faciles voire absents (exemple: Harley Quinn)et requièrent des techniques ultra-classiques et ennuyeuses. Grosse déception. Seul Bane vous donnera du fil à retordre en mode difficile et encore.

Bane, le seul boss assez coriace
Bane, le seul boss assez coriace

Graphismes
Magnifiques, sublimes, grandioses, hallucinants, les mots me manquent. L’esthétisme sombre, nocturne et glauque de Batman AA est très réussie et crédible.

Un Joker bien sordide...
Un Joker bien sordide...

Elle oscille souvent entre le fantastique burtonien (gargouilles gothiques, vieux cimetière, manoir…) et les laboratoires et cellules modernes, glauques et crades à la Bioshock. Ajouter à cela une bonne touche de réalisme (costume de Batman qui s’abîme au fur et à mesure, barbe qui pousse…) C’est un vrai régal!! D’autant plus que le jeu utilise la tehnique 3D Phisix, très détaillée et réaliste, mais assez gourmande sur pc. Quant aux personnages, ils semblent tout droit sortir de comics bien sombres qu’on lit la nuit terrifié dans notre lit, lors d’une nuit d’orage.

Du  comic au jeu vidéo
Du comic au jeu vidéo

Les dessins contenus dans leur biographie sont vraiment beaux. Le jeu exhale ainsi un bon vieux parfum de comic et on se sent transporté dans une grande aventure, dessinée de main de maître. A nouveau un grand bravo!!!



Durée de vie
Grosse déception du jeu. On regrette amèrement le fait que le jeu compte trop sur ses énigmes et défis pour allonger sa durée de vie beaucoup trop courte. Certes l’intrigue en ressort bien ficelée et intime mais elle va nous contenter une dizaine d’heures à peine. Les défis, surtout ceux de combat, vous occuperont plus longtemps mais vous lasseront aussi assez vite.

Les défis: un bon entraînement mais vite lassant
Les défis: un bon entraînement mais vite lassant

Quant à la difficulté du jeu, le challenge reste quasi-absent. Il aurait fallu une aire de jeu beaucoup plus grande, riche en adversaires et en cachettes ainsi qu’un Batman beaucoup plus vulnérable aux balles (les snipers ne vous font même pas du oneshot en difficile??) et des boss plus coriaces. Alors que le batfan se régalera quand même, le joueur normal sera vite frustré, d’autant plus que la rejouabilité est quasi-nulle vu la linéarité de l’intrigue et la facilité du mode difficile. Des dlc sont aussi disponibles mais elles ne rajoutent que des défis et non de l’intrigue en plus. A noter qu’il existe un mode de jeu avec le Joker, honteusement réservé à la Ps3.

Le mode Joker déjanté reservé hélas à la PS3
Le mode Joker déjanté reservé hélas à la PS3



Pour conclure, Batman AA est un jeu captivant et somptueux. Les phases d’actions sont jouissives et l’ immersion dans l’ univers sombre de Batman réussie. Le jeu s’avère très fidèle aux comics de Batman et ravira les fans. les autres joueurs seront cependant déçus de la durée de vie bien trop courte. On attend du coup un second opus avec les mêmes qualités scénaristiques et esthétiques mais avec une map beaucoup plus grande comme Gotham, plus de challenges, plus de personnages à jouer (Robin,Nightwing…) ou de véhicules à conduire et moins de dirigisme lors des phases d’actions. A quant un Batman GTA, où l’on parcourrait une Gotham nocturne sous le batsignal? En attendant, vous pouvez vous faire votre propre jugement avec cette démo du site officiel: http://batmanarkhamasylum.com/demo

(A noter que les screens proviennent des différentes version PC, PS3 et Xbox 360 et que le jeu est testé sur 360)

Pour résumé: Les plus/les moins

Les plus:

  • Intrigue bien ficelée
  • Gameplay jouissif
  • Esthétisme des décors et personnages sombre et fidèle aux comics
  • Nombreux bonus agréables

Les moins:

  • Absence de challenge, surtout concernant les boss
  • Map trop petite et souvent déserte
  • Durée de vie trop courte et faible rejouabilité
  • Le mode Joker réservé à la PS3 (j’ai vraiment pas digéré) et les dlc peu originaux

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Derrière la scène du jeu « Batman Arkham Asylum ».

Rocksteady est le studio de développement à qui l’ont doit le récent et très acclamé jeu vidéo Batman Arkham Asylum. C’est par le site Gameinformer que l’on apprend à leur sujet quelques anecdotes concernant le développement du jeu :

  • Certaines scènes de motion capture de Harley Quinn ont été réalisées à partir d’un membre de l’équipe
  • Certains bruitages des conduits d’aération ont été réalisés dans le frigo personnel du compositeur
  • Trois bouteilles de crème fouettée ont été utilisées pour le bruit du gel explosif
  • La première fois que vous rentrez dans le pénitencier et que vous entendez les cris des fous enfermés, il s’agit d’un enregistrement de l’équipe de développement tout entière !
  • Titan Ivy est constitué de 44,674 polygones.
  • Six bébés sont nés chez les membres de Rocksteady durant le développement du jeu
  • L’équipe de Rocksteady est composée de 14 nationalités différentes
  • Le nom du Joker est dit 384 fois dans le jeu
  • 9 membres de l’équipe supportent l’équipe de  football d’Arsenal. C’est l’équipe sportive la plus supporté chez Rocksteady
  • 4556 repères de navigation sont placés pour le déplacement des IA du jeu
  • Le système de combat a vécu trois révisions : le premier essai était un pur jeu de rythme, le deuxième faisait apparaître une fenêtre pop-up lors d’un combat avec une représentation en 2D et un système de cercle coloré, et la dernière version est celle que nous avons eue dans la version finale
  • Une centaine de configurations de touches a été testée depuis le tout début du développement
  • Les photos que l’on retrouve régulièrement éparpillé sur le sol des différents bâtiments de l’asile sont des photo des membres de l’équipe de développement
  • La tour de l’horloge d’Arkham culmine à 145 mètres au dessus du niveau de la mer
  • La carte de la salles principales des soins intensifs a été testé  883 fois
  • Il y a 314 TV destructibles disséminées dans toute l’île
  • Plus de 14 000 post-it ont été collés au calendrier pour l’organisation du développement
  • Il y a eu 174,405 test de validations pour tout les artwork, codes,  éléments de design, sons et animations pour aboutir à la création de Batman : Arkham Asylum

Autant d’info inutiles donc indispensables. Personnellement je retiendrai le coup du frigo et des bouteilles de crème fouetté pour les bruitages.

The Long Halloween et The Dark Knight Returns [MàJ]

Écrit par Jeph Loeb et illustré par Tim Sale, l’édition « Absolute » de The Long Halloween va enfin être édité en français par Panini Comics. Batman va se voir confronter à un mystérieux tueur opérant les jours de fête tout au long de l’année. Date de sortie prévu : le 14 octobre 2009 pour un prix de 70€.

Le 7 du même mois devrait également sortir en librairie la réédition de « The Dark Knight Returns » à l’occasion de ses 30 ans. Cette brillante histoire par Frank Miller, narrant le retour de Batman à l’age de la retraite, mais toujours aussi efficace face à la vermine de Gotham. Une référence à prendre d’urgence si vous ne le possédez pas (prix : 30€).

Le 15 octobre cette fois-ci, la suite de la série « Batman R.I.P » amenant lentement mais surement Batman vers sa mort sera publié dans les pages du bi-mensuel « Batman Superman n°17  » pour 4,60€.

Soyez sûr que nous seront ravis de vous proposer critiques et dossiers sur ces 3 aventures si particulières de l’homme chauve souris !

Mise à Jour : Changement de date du coté de panini comics, The Dark Knight returns est disponible depuis le 7 octobre, et The Long Halloween a été repoussé au 14.

Eddie Nashton vous défie !

C’est assez intrigué  que je tombe, au dos de mon guide de Batman Arkham Asylum fraichement acheté, sur un petit logo remplis de points d’interrogation accompagné de la mention « www.eddienashton.com« . Si vous êtes trop impatients au point d’avoir déjà cliqué sur le lien, vous découvrirez qu’il s’agit en fait d’un site vous proposant des énigmes, et pas n’importe lesquelles ! En effet, Eddie Nashton (ou plutôt Edward Nashton) est le véritable nom de l’homme mystère (qui a plus tard fait changer son nom de famille en Nigma).

L'homme mystère vous défie sur www.eddienashton.com
L'homme mystère vous défie sur www.eddienashton.com

Ce site semble être en réalité un site promotionnel de Bradygames pour le guide du jeu Batman Arkham Asylum (dont la critique est à paraitre sur Batman Univers !). Cliquez sur le point d’interrogation dans la page, puis vous sera posé une série d’énigmes. Si vous parvenez à toutes les déchiffrer, vous aurez alors accès à des fond d’écran exclusifs et des vidéo promotionnels du guide. Alors, êtes vous prêts a rivaliser avec l’esprit du Sphinx ? Rendez-vous sur http://www.eddienashton.com/ !

Qu’est-ce qui est aussi léger qu’une plume, mais que vous ne pourriez pas retenir 10 minutes ?

A noté que vous aurez également accès à un concours, mais uniquement réservé au résidents des États-Unis, du Royaume Unis, ou du Canada. Si c’est votre cas, tentez votre chance !

BBB épisode 7: Dawn of Deadman

Dimanche 4 octobre fut diffusé sur France 3 l’épisode 7 de Batman The Brave and the Bold, intitulé en français l’Aube de Deadman (Dawn of the Deadman). Revenons sur cet épisode pour le moins original.

Résumé:

L’épisode commence en pleine jungle, dans un futur lointain. Batman, aidé par Kamandi et le Dr Canus, deux héros DC peu connus, doit atteindre à temps la faille temporelle qui le ramènera dans le présent. Il fut appelé en fait pour remporter un remède du futur dans le présent afin de sauver l’humanité d’un terrible fléau. Hélas c’est sans compter les hordes de hybrides canins à leur poursuite!!

Batman, assisté de Kamandi et du Dr Canus
Batman, assisté de Kamandi et du Dr Canus

Après le générique, nous retrouvons Batman dans un Londres actuel, en proie aux machinations du revenant Gentleman Ghost. Le combat tourne mal et Batman est enterré vivant!! Grâce à une technique de méditation, le chevalier noir parvient à séparer son esprit de son corps. Il lui reste alors deux heures pour retrouver et arrêter Gentleman Ghost, qui projette  grâce à trois artefacts, de ressusciter tous les criminels morts. En cas d’échec, Batman sera condamné à errer sur terre tel un fantôme…

Batman RIP
Batman RIP…

Heureusement, Batman fait la rencontre de Deadman, l’esprit errant d’un ancien trapéziste assassiné. Ce dernier va guider Batman sur la voie spirituelle, voire le pousser au repos éternel et va l’aider à retrouver Gentleman Ghost. Il devient alors, motivé par Batman, le célèbre héros DC Deadman…De plus Batman peut compter sur Green Arrow et son acolyte Speedy, de passage à Londres. Le quatuor des héros pourra-t-il  vaincre l’armée des morts de Gentleman Ghost et réunir à temps Batman et son enveloppe corporelle?

Batman et Deadman
Batman et Deadman

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Un BBB sombre, mature, avec une touche d’esthétisme burtonien. Batman fait face à sa mort, au vide et à l’absence de sens. Lors d’une excellente scène, il aperçoit même ses parents qui l’appellent dans le repos éternel. Mais c’est sans compter la fermeté et la vertu de notre chevalier noir, qui se battra jusqu’à son dernier souffle…Petit clin d’oeil aussi au film Ghost et à l’initiation que reçoit le héros mort de la part d’un esprit mentor. Ici c’est Batman qui motive en revanche Deadman et l’incite à ne pas se complaire dans le néant… Une belle introspection donc dans la psyché du justicier de Gotham!!

Critique – The Dark Knight (Le Chevalier Noir)

Évènement cinématographique de l’année 2008, The Dark Knight a cumulé plusieurs millions d’entrées dans le monde à sa sortie sur le grand écran. Sortie en début de cette année en DVD et Blu-ray, je vous propose ici un petit retour sur ce film considéré par beaucoup comme étant le meilleur film de super héros, et par extension, le meilleur film mettant en scène Batman, notre homme chauve-souris préféré !

The Dark Kinght - Le Chevalier Noir
The Dark Kinght - Le Chevalier Noir

L’intrigue

Son manoir étant en reconstruction suite aux évènements de Begins, Bruce Wayne « vit » dans un penthouse… Ou plutôt « ne vit pas » comme lui précise Alfred. Le jeune milliardaire est bien trop occupé la nuit à combattre le crime, et le jour à dormir aux réunions du conseil de Wayne Enterprise, ou à observer le nouveau procureur de Gotham : Harvey Dent. Cet homme, Bruce à confiance en lui, et la majorité de l’intrigue tournera autour de Dent.
Complots, trahisons, explosions de rage, de chagrin, The Dark Knight mari parfaitement toutes ces émotions au service d’une histoire digne des meilleurs comics.

Batman, dans son nouveau costume
Batman, dans son nouveau costume

J’ai vraiment apprécié le déroulement du film, car on ne se retrouve pas face à une menace à éradiquer, à poursuivre, un peu comme dans Begins, ou la majorité des films d’action en fait. Le but de Batman est assez flou, il veut protéger la ville, certains le respectent, d’autres le rejètent, le Joker est là, il complote oui, mais ce n’est pas le méchant à poursuivre, c’est tout ce qu’il a engendré qu’il faut contrecarrer, et tous sont impliqués, du capitaine Gordon à Rachel, la nouvelle petite amie de Dent et amie d’enfance de Bruce, en passant par les copieurs de Batman qui ne faciliteront pas la tâche à l’homme chauve souris. On a là une véritable intrigue digne des talents de détective du justicier masqué qu’est Batman.

Les personnages

Une nouvelle menace fait surface à Gotham, un certain Joker s’amuse à créer la panique et à rassembler un maximum de criminels dans ce but… Ses raisons ?
Il y a un an, aucun de ces flics ou de ces avocats n’auraient jamais osé vous contrecarrer… dit-il en s’adressant à la crème de la pègre de Gotham. Ce qu’il propose ? Tuer le Batman !

Voici ma carte...
Voici ma carte...


On se retrouve bien vite dans un immense complot organisé par le Joker. Tout fait parti du plan !
Et petit à petit le plan se met en place, les engrenages s’enclenchent les uns les autres, et on nous montre un Joker totalement fou, imprévisible mais qui sait ce qu’il fait, qui prévoit, qui manipule brillamment incarné par Ledger. Certains critiqueront le doublage français, pour ma part je le trouve relativement bien réussi, on sent que le doubleur reste influencé par l’interprétation de Nichoslon, mais sait plutôt bien s’adapter au personnage de l’acteur, sachant donner le bon ton et les bonnes variations de voix quand cela est nécessaire. Bien sûr, rien ne vaut l’interprétation en VO de Heath Ledger !
Le Joker est ici légèrement différent de la BD sur certains points. Il se maquille, de plus son sourire est plutôt dû à des cicatrices qu’à un quelconque produit chimique, et il s’amuse d’ailleurs à inventer toute sortes d’histoires sur les origines de ces cicatrices à ses victimes pour les effrayer. On est plus proche d’un sadique qui aime trancher et découper qu’un petit chimiste féru de gaz hilarant.

Why so serious ?
Why so serious ?

D’un point de vue design, il reste très fidèle et beaucoup plus sale que dans le film de Burton. Le réalisateur : Christopher Nolan, ne voulait pas d’un joker jolie comme un sou neuf, il voulait un maquillage dégoulinant, effrayant, un costume poussiéreux, des cheveux gras. Ajoutez à cela un nombre de mimiques aussi drôles que terrifiantes qu’a su fournir Heath Ledger, et on avouera que cela colle parfaitement au personnage.

Le Joker, dans toute sa splandeur
Le Joker, dans toute sa splandeur
Au fur et à mesure, les liens entre le Joker et Batman vont se renforcer, ce qui rapproche les personnages encore plus de leurs homologues de la BD. Un véritable combat sans fin entre Batman et le Joker, l’un refuse de tuer l’autre, c’est son code d’honneur, il ne le brisera pas, l’autre ne tuera pas le premier, il le fait trop rire pour cela, et sans lui, il s’ennuierait… Et oui, de vous à moi, que serait Batman sans le Joker, ou le Joker sans Batman ?
Batman et le Joker, liés pour l'éternité ?
Batman et le Joker, liés pour l'éternité ?

Pour lutter face à cet homme, nous avons Batman, le chevalier noir. Dans une interview, Christian Bale a annoncé qu’à aucun moment il n’avait abordé Batman sous l’angle du super héros, de ce fait nous avons un Batman très réaliste. Un homme qui veux donner à la ville de Gotham l’espoir, mais qui petit à petit se retrouve rongé par son rôle, et perd pied avec la réalité.

Le Chevalier Noir
Le Chevalier Noir

-Ayez conscience de vos limites maître Wayne.
-Batman n’a pas de limites.
-Et qu’en est-il de celles de Bruce Wayne ?
-Je ferrais mieux de les ignorer…

Nous avons donc un personnage dont le rôle de Batman se fait de plus en plus présent par rapport à celui de Bruce Wayne, comme initié dans Begins, mais la descente aux enfers continue. Voyant que les êtres qu’il aime souffrent du fait qu’il soit Batman, il prend petit à petit conscience du danger qu’il fait courrir à son entourage en faisant le choix d’être ce qu’il est, pour finir par se priver de tout liens, de devenir le paria, celui qui endosse les peines pour mieux les supporter, pour mieux affronter le mal qui rôde sur Gotham.
Au début du film, Batman intervient face à l’épouvantail avec le même costume que dans Begins. Blesser grièvement, il demandera à Lucius Fox, son ami de chez Wayne Enterprise, celui là même qui dans Begins lui avait proposé de quoi concevoir son costume de lui en faire une nouvelle version.

Une armure pour lutter contre le mal
Une armure pour lutter contre le mal

C’est donc une véritable armure en pièces détachées que revêt le playboy Bruce Wayne pour devenir Batman, et bien que ce costume soit plus lourd et plus vulnérable, Batman y gagne en souplesse et rapidité. Les combats où intervient Batman sont plus fluides et plus compréhensibles que ce qu’avait proposé Begins. Les plans sont moins rapprochés, les mouvements plus harmonieux (si on peut parler d’harmonie dans le combat à main nue…), et on apprécie nettement mieux les  affrontements entre le justicier et ses adversaires.
Batman utilise toujours tout un tas de gadgets qui lui sont propres, des classiques comme le batarang ou le bat-grappin, en passant par la cape, au plus « hors du commun » avec la batmobile ou le bat-pod (genre de Batmoto).

Le Bat-pod, pièce détachée de la Batmobile
Le Bat-pod, pièce détachée de la Batmobile

Les véhicules de Batman garde cet aspect un peu futuriste, sans arborer de jolies ailes de chauve souris comme dans les précédent films ou la BD, du coup ces véhicules manquent de charisme et je trouve qu’ils ne correspondent pas bien à l’univers de Batman. Espérons que dans les suites de la série, le réalisateur fasse un choix de Bat-véhicule plus « customisés à la Batman ».
Les courses poursuites n’en restent pas moins très réussies, notamment dès qu’intervient le Joker, dans un festival de tir et d’explosion.

Au coté de Batman, nous retrouvons Gordon,chef de la section anti-criminel de la police de Gotham. Incarné par Gary Oldman, l’interprétation est digne de celle qu’il avait proposé dans Begins, très réussi et très fidèle au personnage de la BD.

James Gordon, brillament interprété par Gary Oldman
James Gordon, brillamment interprété par Gary Oldman

Gordon est un personnage très moral, c’est un bon chef, un véritable ami pour Batman, même s’ils leur arrivent d’être en désaccord. Ce lien est très proche de celui de la BD, ce qui fait de Gordon un personnage réussi et attachant. Très proche du Gordon du comics « Batman Year One » à l’instar de Begins, celà en fait un des personnages les plus réussis du film, et ce depuis Batman Begins.
Durant le film, Gordon restera en contact avec Batman via le fameux bat-signal, et c’est l’une des seules personnes à ne pas connaitre sa véritable identité et à lui faire confiance. Et c’est d’ailleurs réciproque, bien que, comme le soulèvera Harvey Dent, l’équipe de Gordon est constituée d’anciens corrompus, ce qui pourrait faciliter la tache pour d’éventuelles taupes de la mafia…

Mais que ferrais Batman sans Alfred ? (Il commencerait par apprendre à cuisiner, et à faire le ménage…) Alfred, toujours fidèle au poste de majordome du plus grand milliardaire de Gotham.

Dois-je vous préparer la Bat-moto Monsieur ?
Dois-je vous préparer la Bat-moto Monsieur ?

Dans la ligné du rôle qu’il avait dans Begins, le personnage d’Alfred est là pour épauler Bruce, il est comme un père pour lui, un véritable conseiller, et médecin de surcroit. Pourtant, il aura beau prévenir Bruce des risques qu’il prend en tant que Batman, ce dernier ne l’écoutera pas…

Nous savons tous le réel plaisir que vous avez à dire : je vous l'avais bien dit...
Nous savons tous le réel plaisir que vous avez à dire : je vous l'avais bien dit...

Je terminerais cette présentation des personnages par celle d’Harvey Dent, l’homme aux deux visages… Harvey Dent est le nouveau procureur de Gotham, et pour Bruce Wayne, il est l’espoir d’un avenir où la ville n’aura plus besoin de Batman. C’est un homme efficace, dès le début du film on nous le montre comme un personnage sans peur et sans reproche, mais ayant la fâcheuse manie de remettre beaucoup de choses à la chance…
Harvey Dent collaborera avec Gordon, et petit à petit on découvre un véritable personnage à la fois accroché à la loi, mais aussi à la justice.

Harvey Dent, procureur de Gotham
Harvey Dent, procureur de Gotham

Pourtant, Dent à un esprit quelque peu instable, et il sera au centre des plans du Joker. En effet, ce dernier veut donner à Gotham une criminalité de premier ordre, et un homme comme Harvey Dent doit être anéantis, s’il veut mettre ses plans à exécution…
Batman restera cependant là pour veiller sur le procureur, mais on n’échappe pas à l’inévitable, on n’échappe pas au Joker…

Le paragraphe suivant peut vous révéler un pan important du scénario, si vous souhaitez le lire, il vous suffira de le surligner.
Suite à l’intervention de Sal Maroni, un mafieux que le Joker a acheté, plus par la peur que par l’argent, Harvey Dent verra la moitié gauche de son visage bruler dans les flammes qui tueront sa petite amie, ne rendant son esprit que plus instable encore… Pour devenir le redoutable Double Face !
Le personnage de double face est vraiment très réussi. Le visage brulé du schizophrène est on ne peut plus réussi que ce qu’on avait pu voir à l’écran avec Tommy Lee Jones dans Batman Forever. D’ailleurs l’approche du personnage est totalement différente, et bien évidemment beaucoup plus sérieuse. Double Face est devenu suite à cet accident totalement instable, remettant chacune de ses actions à sa pièce fétiche. Face tu vis, Pile tu meurs ! Aaron Eckart réalise une très bonne interprétation du personnage qui fait partie de mes méchants préférés dans l’univers de Batman. Le changement de ton soudain est très réussi, mais cependant ne ressort pas si bien en version française. Alors qu’en VO la voix de double face est plus rauque et plus sombre que celle de Dent, la VF ne propose pas un ton si différent entre le procureur, et le criminel qu’il devient dans le film. Un point quelque peu décevant.

On regrettera que le personnage de Dent n’ai pas été plus travaillé, le coté schizophrène n’est pas réellement abordé, c’est Dent qui n’arrive pas à se décider, alors que dans la BD on a plus un personnage qui n’arrive pas à donner raison à son coté bénéfique ou à sont coté maléfique.
Il est dommage que la psychologie de Double Face n’ai pas été plus creusé, surtout à la fin du film.

Bien sûr tout un tas d’autres personnages viendront agrémenter le casting du film, avec le sombre Salvatore Maroni, mafieux influant dans la pègre de Gotham, Lucius Fox, dirigeant de Wayne Enterprise incarné par le talentueux Morgan Freeman, ou encore Rachel Dawes, l’amie d’enfance de Bruce qui est devenue l’adjointe du procureur. Chaque personnage s’intègre parfaitement à l’univers créé par le film.

La mise en scène

Batman The Dark Knight (Le Chevalier Noir) jouit d’une mise en scène très réussi. De part les apparitions de Batman, du Joker, les plans séquences sont très bien filmés, et on apprécie que les combats soient moins flous que ce que nous avait proposé Christopher Nolan dans Batman Begins.
La bande son réalisée par Hans Zimmer et James Newton Howard est d’une qualité encore supérieur à celle de Batman Begins, les thèmes concernant Batman restent dans la même lignée, reprenant les mêmes instruments, les même thèmes, mais là ou la BO (bande original) surpasse le prédécesseur de The Dark Knight, c’est concernant les thèmes lié au Joker ou à Harvey Dent.

Je vais te montrer...
Je vais te montrer...

Ces derniers collent totalement aux personnages qui les concernent, et plus particulièrement le thème du Joker, à la fois dérangeant, exubérant, silencieux puis tonitruant, on ne reprochera à la BO que ses changements soudains de volume si on l’écoute en dehors du film.
Les effets spéciaux sont toujours présents, explosions de bâtiments, courses poursuites en véhicules, et j’en passe.

Personnellement je ne gage pas la qualité d’un film en fonction de ces effets spéciaux, et il est rassurant de voir que Batman The Dark Knight ne joue pas tout ses atouts uniquement avec les explosions et autres effets exceptionnels. Je tenais malgré tout à souligner la qualité du film de ce point de vue.

Pour Conclure

Batman The Dark Knight nous dévoile l’univers de Batman d’un nouveau point de vue. Alors que l’épisode précédent nous narrait les débuts du justicier, nous entrons ici dans le cœur de sa croisade, avec une intrigue des plus réussis digne d’un véritable comics. On ne se limite pas à la poursuite du méchant, c’est grâce à un Joker glorieusement mis en scène et une interprétation très réussi de feu Heath Ledger que le scénario reste si prenant. L’imprévisibilité du Joker prend en haleine le spectateur, nul ne devine la suite, et c’est bien un des atouts de The Dark Knight (même si comme on s’en doute, les gentils gagnent à la fin ! encore que…).

Et moi qui pensais que j'étais le roi des mauvaises blagues.
Et moi qui pensais que j'étais le roi des mauvaises blagues.

Une mise en scène très réussi, des personnages envoutants et charismatiques, une bande son on ne peut plus fidèle aux personnages, The Dark Knight est pour moi meilleur que Batman Begins. Il garde malgré tout des défauts. Le scénario complexe mérite 2 visionnages pour bien l’interpréter, certains personnages et plus particulièrement celui d’Harvey Dent mériteraient d’être plus exploité, et au final, s’il y a bien une chose qu’on regrette à la fin du film, c’est la mort des méchants… Heath Ledger a été retrouvé mort chez lui suite à une overdose accidentelle de médicament, The Dark Knight fut son dernier film, le Joker son dernier rôle, et sans doute le méchant le plus charismatique jouer à l’écran.
Oui, on pourrait hésiter à critiquer Heath Ledger dans ces conditions, mais pour moi, je ne voit aucune critique du personnage, une interprétation sublime, supérieur à celle de Nicholson (replaçons les choses dans leurs contextes également, Nicholson et Ledger ont interprété à l’écran 2 joker d’ages différents, d’où les différences d’interprétation !), et je crois que pour moi, comme pour beaucoup, Ledger restera LE Joker au cinéma, en attendant une prochaine apparition du clown du crime sur les écran du moins…

Les plus:

  • L’interprétation très réussi des personnages
  • Le Joker grandiose
  • La mise en scène très sombre et très réussie
  • Fidèle à l’univers de la bande dessinée

Les moins:

  • L’histoire parfois un peu difficile à suivre
  • Quelques longueurs
  • Certaines personnages sous-exploités

BBB épisode 4: Day of the Dark Knight

Ce matin sur France 3  à 10h30 l’épisode 4 de Batman The Brave and The Bold (BBB) a été diffusé, sous le titre français de La Main du Chevalier Noir (Day of the Dark Knight) Voici notre compte-rendu:

Résumé:

Comme chaque épisode de BBB, nous commençons avec une introduction mettant en scène Batman et un héros dc contre  un ennemi. On découvre cette fois le personnage de Guy Gardner avec le corps des Green Lanterns.

Batman et le corps des Green Lanterns
Batman et le corps des Green Lanterns

Gardner, dans son arrogance, nargue un prisonnier mutant tout petit et lui jette son café à la figure. Ce dernier hydroallergique se transforme alors en monstre géant. S’en suit une belle bagarre, bourée d’humour, dans laquelle Batman prouve une fois de plus sa valeur.

Guy Gardner (Green Lantern) et Batman
Guy Gardner (Green Lantern) et Batman

Générique

On arrive alors à l’épisode. Batman est parti empêcher l’évasion massive d’un pénitencier à Star City. Arrive Green Arrow, avec lequel il joue à celui qui capture le plus de prisonnier. Très belle scène d’action.

Green Arrow, le robin des bois de Star City
Green Arrow, le robin des bois de Star City

Hélas, parmi les prisonniers se trouve Merlin l’enchanteur, dit Ambrosus, qui jette à nos deux héros un sort de retour dans le temps. Batman et Green Arrow se retrouvent alors au Vème siècle après J-C.

Le Royaume de Camelot a été mis à sac par la fée Morgane, qui a transformé ses habitants en pierre.

Le mystérieux Chevalier Noir et la maléfique Morgane
Le mystérieux Chevalier Noir et la maléfique Morgane

Batman et son comparse devront alors affronter orques, ogres et dragon afin de parvenir à l’épée d’excalibur,  artefact capable de briser la fée. Mais seul celui qui le mérite peut retirer l’épée…Serait-ce le brave Batman enchanté par Morgan ou l’intrépide Green Arrow?

Le duel épique
Le duel épique

Commentaires:

Un BBB  àla sauce héroïque fantasy, ça vaut le détour! Le dessin est très coloré, vif et séduisant et se prête donc bien à ce nouvel univers. Batman nous surprend à nouveau avec son humour et sa rivalité amusante contre Green Arrow. Avec en prime la transformation littérale de Batman en chevalier noir, tout clinquant avec sa belle armure magique. On exploite ici une autre facette de Batman. A voir absolument.

L'union fait la force...
L'union fait la force...

[CRITIQUE] Spawn – Batman

Spawn – Batman est un cross over sortie dans les pages du hors série du régulier de Spawn chez Semic. Batman part pour New York enquêter sur une affaire de trafic d’armes. Les rumeurs parlent d’un dénommé Al aux grands pouvoirs qui régnerait sur les bas-fond de la ville. Batman va alors s’intéresser d’un peu plus près a ce personnage, connu aussi sous le nom de Spawn.

Sortie en France en 1997 chez Semic, Spawn-Batman mets en scène deux des personnages les plus sombres du monde de la bande dessinée américaine. Aux commandes de ce titre, deux grands noms également, puisque les illustrations sont assurées par Todd McFarlane, le créateur de Spawn lui-même, tandis que nous retrouvons au scénario Frank Miller, connu pour ses brillantes interventions sur Batman avec notamment « Batman – Year One » (Batman – Année Un) ou encore « Dark Knight Returns ».

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