Le cinéma des années 70 et 80 vient de perdre une figure qui a vécu entre glamour et polémique. Valérie Perrine, actrice connue aussi bien pour ses productions remarquées que pour ses projets plus risqués, est décédée à l’âge de 82 ans ce lundi 23 mars, à son domicile de Beverly Hills. Son nom nous ramène à une époque où Hollywood jouait encore avec ses propres limites. Perrine a fait partie de ce moment, avec une carrière pleine de risques et de réussites.
De quoi Valérie Perrine est-elle morte ?
La nouvelle de sa mort a été diffusée par Hollywood grâce à la déclaration d’une amie proche de Perrine. L’actrice a été confrontée à une détérioration progressive de son état de santé, qui l’a progressivement éloignée de la vie publique et des plateaux de tournage. On lui a diagnostiqué la maladie de Parkinson en 2015, une maladie qui affectait sa mobilité et sa vie quotidienne. Au fil du temps, les complications liées à cette maladie ont diminué son bien-être.
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Vie et travail
Il est né au Texas, en 1943, dans une famille pleine de déménagements. Cette enfance itinérante a façonné sa personnalité, qui trouvera ensuite sa place dans des contextes très différents. Avant de se lancer au cinéma, Perrine a travaillé comme showgirl à Las Vegas, où elle a attiré l’attention de ceux qui recherchaient de nouveaux visages pour le cinéma. Son passage à Hollywood s’est produit presque par accident, lorsqu’un agent l’a vue lors d’une réunion et a décidé qu’elle avait sa place dans le cinéma.
Tout au long de sa carrière, Perrine a participé à des titres qui font aujourd’hui partie de différents aspects du cinéma américain. Slaughterhouse-Five, de 1972, fut son entrée, suivi de The Last American Hero, de 1973, où il partagea la scène avec Jeff Bridges.
En 1978, sa participation à Superman : Le Film l’a amenée à connaître un grand public. Elle a joué Eve Teschmacher, la petite amie du méchant Lex Luthor, un personnage qui est devenu mémorable et le plus mémorable de sa carrière. Il est revenu à ce rôle dans Superman II des années 1980.
D’autres de ses œuvres étaient The Electric Horseman, de 1979, aux côtés de Robert Redford, et The Border, de 1982, où il travaillait avec Jack Nicholson.
Une nomination aux Oscars et une reconnaissance mondiale
Le point culminant de sa carrière est venu avec Lenny en 1974, réalisé par Bob Fosse. Dans ce film, elle incarnait Honey Bruce, épouse du comédien Lenny Bruce, dans une histoire sur la dépendance et l’exposition publique. Pour ce rôle, elle a reçu le prix de la meilleure actrice au Festival de Cannes, ainsi qu’un BAFTA en tant que nouvelle figure exceptionnelle. Elle a également été nominée pour l’Oscar de la meilleure actrice.

Cette reconnaissance l’a placée sur un terrain différent, où les critiques et l’industrie s’accordent pour souligner son travail comme quelque chose d’extraordinaire. Sans formation académique formelle en théâtre, Perrine a construit son style à partir de son expérience et de son intuition.
Une carrière ruinée ?
Le cours de sa carrière a changé au fil du temps, en partie à cause de décisions qui n’ont pas reçu l’accueil escompté. L’un des moments les plus marquants a été sa participation à Can’t Stop the Music, de 1980, une production sur le phénomène disco.
Le film a été reçu négativement et, au fil des années, il est devenu un cas cité dans les revers de l’industrie. Perrine a poursuivi en expliquant que ce projet avait affecté sa carrière, l’amenant même à s’éloigner temporairement d’Hollywood.
Dès lors, ses apparitions deviennent moins fréquentes et dans des productions plus modestes. Malgré cela, son héritage reste actif et lié à une scène du cinéma où l’expérimentation est devenue sa marque de fabrique.
Reposez en paix.
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