Paramount-Warner : le juge ordonne de nouvelles négociations avant que la fusion n’explose devant le tribunal

Paramount et les procureurs cherchant à empêcher sa fusion avec Warner Bros. Discovery devront revenir à la table des négociations sur décision de justice. Le tribunal vient de fixer une procédure pour explorer un règlement avant le procès, alors que les divergences sur l’avenir des deux études restent ouvertes. Cet appel nécessite une discussion sur les solutions possibles, même s’il ne représente pas encore un rapprochement entre les parties impliquées.

Que demandent la WGA et les 12 États ?

Le différend oppose le projet d’entreprise de David Ellison aux questions d’une coalition dirigée par Rob Bonta, procureur général de l’État de Californie. Les plaignants estiment que l’opération nuirait à la concurrence dans les secteurs du divertissement. La Writers Guild of America, connue sous son acronyme WGA, a déposé sa propre plainte et participera également aux réunions ordonnées par le tribunal.

Les objections portent sur la distribution de films en salles et sur le marché de la télévision par câble, ainsi que sur la concurrence pour le recrutement des services de scénaristes. Les poursuites visent à empêcher une intégration qui fusionnerait des entreprises actuellement en concurrence sous le même propriétaire. Paramount, de son côté, maintient que l’opération profiterait aux créateurs et aux consommateurs.

Bonta a demandé des modifications à la structure de l’opération, y compris d’éventuelles ventes d’actifs. Les alternatives mentionnées incluent la cession des réseaux câblés de Warner et le maintien d’un certain degré de séparation entre les studios de cinéma Paramount et Warner Bros. David Ellison, PDG de Paramount Skydance, reste ferme dans sa défense du projet avec des engagements sur la production et l’exploitation du film, notamment une promesse de sortir 30 titres par an entre les deux studios ; Tom Cruise lui-même soutient l’idée.

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Les contacts précédents se sont soldés par un désaccord public lorsqu’en août, Bonta a annulé une réunion prévue après avoir accusé Paramount d’avoir divulgué les détails d’une réunion précédente ; L’entreprise a nié cette accusation.

Les nouvelles ordonnances du juge dans l’affaire Paramount-Warner

Le juge Thomas S. Hixson a ordonné le 14 septembre que la conférence visant à parvenir à un accord se tienne les 14 et 15 octobre dans un tribunal de San Francisco. Le procès reste prévu début mars 2027, les réunions ouvriront donc une opportunité préalable pour résoudre le litige.

Avant de s’asseoir pour négocier, les parties devront soumettre leurs positions par écrit. Le délai expire le 7 octobre et les documents doivent être transmis au juge et échangés entre les participants. Chaque dossier résumera les réclamations et les défenses, les principaux points en litige et les réparations demandées par chaque partie.

Hixson a demandé d’inclure « une évaluation franche des chances de victoire des parties », une explication de leurs demandes et offres actuelles, ainsi que leur historique de négociation. L’instruction demande d’identifier toute question spécifique dont la solution pourrait faciliter un règlement général, afin que la réunion soit accompagnée de propositions et d’une évaluation des risques de l’affaire.

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Les millions qui sont dans l’air

Si l’opération n’est pas achevée avant le 1er octobre, un retard de paiement de près de sept millions de dollars par jour commencera à s’accumuler pour Paramount Skydance. L’obligation fait partie de l’accord commercial et continuera à exister même si l’entreprise parvient finalement à gagner le litige.

L’entreprise a demandé aux plaignants de fournir une garantie de 1,88 milliard de dollars pour couvrir d’éventuelles pertes liées au retard. Une audience sur cette pétition est prévue le 24 septembre ; La garantie demandée est une question distincte de la conférence d’octobre.

Les Etats rejettent une garantie d’une telle ampleur et soutiennent que, tout au plus, un montant nominal correspondrait. Leur argument de base est que Paramount a volontairement accepté les retards de paiement et ne devrait pas transférer cette obligation au public ou à un syndicat à but non lucratif. L’entreprise estime qu’elle a besoin d’une protection contre les pertes qui pourraient être irrécupérables si elle gagnait en justice.

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