Avant de devenir l’un des cinéastes les plus influents du cinéma commercial contemporain et la figure centrale de la nouvelle DCU, James Gunn était, comme beaucoup d’autres réalisateurs, un spectateur marqué par ses premières expériences devant le grand écran. Dans une récente interview avec Variétéle réalisateur a parlé des films qui ont suscité son amour pour le cinéma et qui, au fil du temps, l’ont amené à s’intéresser au métier. Leurs réponses retracent un parcours qui va des films d’animation familiaux aux grandes aventures qui ont défini le blockbuster moderne.
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Quels ont été les premiers films qui ont marqué James Gunn ?
Gunn a expliqué que son premier souvenir cinématographique au théâtre était « Les Aristochats », un classique d’animation Disney qu’il a vu lorsqu’il était enfant. Ce premier impact a été suivi par « L’homme le plus fort du monde », un film mettant en vedette Kurt Russell, qui a également marqué sa première mémoire de spectateur. Cependant, Gunn lui-même a clairement indiqué qu’aucune de ces expériences n’était aussi décisive que ce qui allait se produire plus tard.
Comme il l’a dit dans l’interview, c’est « Star Wars » (nous supposons le premier, épisode IV) qui est le film qui l’a vraiment transformé. En s’en souvenant, Gunn a décrit l’impact émotionnel d’entrer dans une galaxie complètement différente de la réalité quotidienne, une sensation qui, selon ses mots, a redéfini sa relation avec le cinéma. Il ne s’agissait pas seulement de divertissement, mais de l’expérience d’habiter un autre monde pendant quelques heures, quelque chose qui marquerait sa façon de comprendre le pouvoir du médium.
Quand avez-vous commencé à vous intéresser aux cinéastes derrière les films ?
Le tournant suivant est survenu avec « Les Aventuriers de l’Arche Perdue ». Gunn a expliqué que ce film était différent des précédents car il lui faisait prêter attention, pour la première fois, à ceux qui étaient derrière la caméra. En le voyant, il a commencé à identifier des noms et des styles, et à comprendre que ces histoires ne sortaient pas de rien, mais du travail créatif de cinéastes spécifiques. A cette époque, il évoquait directement George Lucas et Steven Spielberg comme des personnages qui commençaient à prendre sens à ses yeux.
Dans l’interview, Gunn a résumé cette découverte avec une phrase courte mais révélatrice, expliquant que c’est à ce moment-là que « ça a cliqué ». À partir de là, le cinéma a cessé d’être une simple expérience passive et est devenu un langage qui peut être analysé, reproduit et finalement réinventé. Cette prise de conscience marquera le début de son intérêt pour la réalisation en tant que métier et comme forme d’expression personnelle.
Comment ces influences se reflètent-elles dans vos propres films ?
Bien que Gunn ait développé sa propre voix, les traces de ces premières influences sont visibles tout au long de sa filmographie. Des « Aristochats » et des films d’animation familiaux, on retrouve son affinité pour les personnages excentriques, les groupes dysfonctionnels et un ton qui allie humour et émotions directes. Dans ses histoires, même les plus irrévérencieuses, il y a généralement un souci d’empathie et de lien entre des personnages qui, apparemment, ne s’emboîtent pas.

L’influence de « Star Wars » se perçoit plus clairement dans sa manière de construire des univers et de miser sur l’aventure comme moteur narratif. Gunn a montré un intérêt constant pour les histoires qui invitent le spectateur à s’évader vers des mondes alternatifs, que ce soit à travers la science-fiction, l’espace ou des décors fantastiques, sans perdre de vue la dimension émotionnelle des protagonistes. Cette idée « d’entrer dans un autre monde » est un axe qui traverse une grande partie de son œuvre.
Enfin, l’impact des « Aventuriers de l’arche perdue » et du cinéma de Spielberg et Lucas se reflète dans la conscience du spectacle comme quelque chose de soigneusement conçu. Gunn équilibre souvent le rythme, l’action et la clarté narrative, avec une attention particulière à la mise en scène et au sens de la paternité. Plutôt que d’imiter ces cinéastes, il semble en avoir tiré la leçon fondamentale : derrière toute grande aventure se cache une vision claire et une intention narrative définie.