« J’ai l’impression d’être entré dans mon livre » : George RR Martin parle de l’impact que le tournage de « Le Chevalier des Sept Royaumes » a eu sur lui

George RR Martin a visité à plusieurs reprises des séries d’adaptations basées sur son œuvre, mais toutes n’ont pas provoqué la même réaction. Lors du tournage de « Le Chevalier des Sept Royaumes », la nouvelle série se déroulant dans l’univers de chant de glace et de feul’auteur a reconnu que l’expérience était différente même pour lui. Voir se matérialiser le monde de Dunk et Egg, des personnages nés dans des histoires plus intimes et moins épiques que Game of Throneslui a procuré un sentiment inhabituel de proximité, quelque chose que l’écrivain lui-même a décrit comme s’il était entré directement dans les pages de son livre.

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Pourquoi le tournage de « Le Chevalier des Sept Royaumes » était-il différent pour Martin ?

Selon les propres déclarations de George RR Martin, sa réaction lors de la visite du décor n’avait rien à voir avec l’échelle ou l’affichage visuel, mais avec la fidélité à l’esprit des histoires originales. L’auteur a expliqué qu’en parcourant les décors, il avait l’impression d’entrer directement dans le monde qu’il avait imaginé des années auparavant en écrivant les aventures de Ser Duncan le Grand et de son jeune écuyer Egg.

« Sainte Mère de Dieu ! Je viens de remonter le temps. Vous entrez sur le plateau et j’ai l’impression d’être entré dans mon livre… » a commenté Martin en parlant de son expérience sur le plateau, une phrase qui a largement circulé parmi les fans de l’univers de Westeros. Contrairement à d’autres productions se déroulant à l’époque des grandes guerres et des conflits dynastiques, « Le Chevalier des Sept Royaumes » opte pour une échelle plus humaine, ce que l’écrivain considère comme essentiel pour comprendre pourquoi l’adaptation lui est si proche.

Martin a noté à plusieurs reprises que les histoires de Dunk et Egg ont toujours été conçues comme des récits plus personnels, axés sur l’honneur, les voyages et l’expérience quotidienne de Westeros, plutôt que sur la lutte pour le pouvoir absolu. Cette intention, selon l’auteur, se reflétait clairement dans les décors, les costumes et le ton général de la production.

Une adaptation plus intimiste au sein de l’univers de Westeros

La série, créée par Ira Parker et George RR Martin lui-même, adapte les romans Le chevalier des haies, L’épée jurée et Le chevalier mystèrequi se déroule environ 90 ans avant les événements de Game of Thrones. À cette époque, les Targaryen dirigeaient toujours les Sept Royaumes et les dragons ne survivent que dans la mémoire collective.

L’accent narratif s’éloigne des intrigues constantes du palais et des grandes batailles pour se concentrer sur le voyage de Ser Duncan le Grand, joué par Peter Claffey, et d’Egg, joué par Dexter Sol Ansell. Le casting comprend également des figures clés de la lignée Targaryen, telles que Bertie Carvel (Baelor Breakspear), Sam Spruell (Maekar Targaryen) et Finn Bennett (Aerion Brightflame).

Martin a publiquement soutenu cette approche, soulignant que la série capture le ton chevaleresque et presque errant des histoires originales, ce qu’il considère essentiel pour la différencier des autres productions du même univers.

L’approbation de Martin et ce que cela signifie pour la série

L’enthousiasme de l’auteur n’est pas un détail. Après le débat généré par la fermeture télévisée de « Game of Thrones », le soutien explicite de George RR Martin à « Le Chevalier des Sept Royaumes » a été interprété comme un signe positif par les fans. L’écrivain a confirmé qu’il avait vu des avant-premières et des premiers montages et que son impression générale avait été favorable.

La première saison, composée de six épisodes, devrait être diffusée le 18 janvier 2026 sur HBO et HBO Max. Avant même son lancement, la série avait déjà été renouvelée pour une deuxième saison, signe de la confiance du studio dans ce nouveau chapitre de l’univers de Westeros.

Pour Martin, revenir à Dunk and Egg représente aussi un retour à une forme de narration qu’il a toujours défendue : des histoires où le monde est grand, mais où les personnages restent au centre. Et, au moins cette fois, l’auteur a senti que ce monde qu’il avait imaginé il y a des décennies était là, tangible, l’attendant de l’autre côté du plateau.

Avec les informations de Collisionneur.