James Gunn avoue qu’il « adore » « Man of Steel » de Zack Snyder et reconnaît son influence sur « Superman »

La sortie de « Superman », de James Gunn, au milieu de l’année dernière, a été le prétexte préféré des fans de Zack Snyder pour commencer à faire des comparaisons entre la nouvelle proposition de film et la précédente, « Man of Steel ». Cependant, même si les fans souhaitent voir une rivalité, le directeur du nouvel univers DC (DCU) a une opinion favorable de son prédécesseur.

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Que pense James Gunn de « Man of Steel » de Zack Snyder ?

Gunn aime-t-il le travail de Snyder ? La réponse est oui, et elle ne vient pas d’un entretien impromptu ou d’une déclaration ambiguë. Gunn l’a écrit dans le prologue du livre. Superman : l’art et la réalisation du filmpublication officielle qui documente le processus créatif derrière « Superman » (2025). Dans ce texte, le cinéaste énumère les créateurs qui ont directement influencé sa vision du personnage et mentionne explicitement Zack Snyder et son film « Man of Steel » (2013).

La référence n’est ni tiède ni protocolaire. Gunn inclut le travail de Snyder dans une liste de productions qu’il définit comme des œuvres qu’il « aimait » et qui ont contribué au « look and feel » de son nouveau film. Le fragment complet dit :

« Et oui, merci aux créateurs de films et de séries Superman qui m’ont précédé, en particulier les créateurs originaux de la série animée Superman, Max et Dave Fleischer ; le réalisateur original de « Superman : The Movie », Richard Donner ; les créateurs de « Superman : The Animated Series », Bruce Timm, Paul Dini et Alan Burnett ; les créateurs de « Smallville », Alfred Gough et Miles Millar ; le réalisateur de « Man of Steel », Zack Snyder ; et Todd Helbing et Greg Berlanti, de « Superman et Lois », j’ai adoré toutes ces histoires et elles ont contribué à l’esthétique et à l’atmosphère de Superman (2025).

La mention place « Man of Steel » dans une généalogie audiovisuelle que Gunn reconnaît comme faisant partie de l’ADN historique du personnage, sans hiérarchies explicites ni tentatives de le démarquer.

Des influences partagées, mais une vision différente de Superman

Gunn décrit ce moment avec précision :

À partir de là, il définit le ton de son film comme un fantasme de science-fiction inspiré de l’âge d’argent, avec une palette de couleurs plus vives et un Superman « torse relevé, trop confiant et imparable ». En revanche, « Man of Steel » proposait un scénario de « premier contact », dans lequel l’apparition de Superman fonctionnait comme une crise mondiale et politique.

La différence centrale ne réside pas dans le personnage, mais dans le monde qui l’entoure. Dans le film de Snyder, Superman était le premier métahumain visible ; Dans « Superman » de Gunn, le héros entre dans un univers où d’autres personnages existent déjà. La tension ne vient pas de la peur de l’inconnu, mais du défi de devenir une référence morale au sein d’un environnement peuplé.

Le SnyderVerse, le fandom et pourquoi sa restauration est pratiquement impossible

Que Gunn reconnaisse publiquement « Man of Steel » ou non, certains secteurs du fandom entretiennent l’idée que le soi-disant « SnyderVerse » pourrait avoir une sorte de résurrection. Cependant, le contexte industriel actuel va dans la direction opposée.

James Gunn et Zack Snyder (image : X)

D’une part, cet univers appartient à Warner Bros. Discovery, qui a déjà pris une décision stratégique claire en redémarrant DC sous l’égide de DC Studios. La feuille de route dirigée par Gunn et Peter Safran n’envisage pas une continuation directe de l’ancien DCEU, mais plutôt un récit unifié depuis son point de départ.

D’un autre côté, l’expérience de Netflix avec les récents projets de Snyder, tels que « Rebel Moon », n’a pas offert de signes justifiant de parier sur une franchise encore plus coûteuse et complexe comme le SnyderVerse. Sans droits sur DC et sans incitations commerciales claires, la possibilité qu’un autre studio reprenne cet univers n’est, en termes pratiques, pas viable.

Avec les informations de Le direct.