‘La Vierge de Tosquera’ : Le film d’horreur argentin qui mêle adolescence, désir et horreur surnaturelle

L’œuvre de Mariana Enríquez fait un nouveau saut au cinéma avec « La Virgen de la Tosquera », un film d’horreur surnaturel réalisé par Laura Casabé qui commence à attirer l’attention internationale pour son approche intime et sociale de l’horreur. Présenté en première dans des festivals tels que Sundance et BAFICI, et avec une sortie imminente dans les cinémas commerciaux, le film adapte les histoires de l’un des livres d’horreur argentins contemporains les plus influents et émerge comme l’une des premières latino-américaines les plus discutées de l’année.

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De quoi parle « La Vierge de la Tosquera » ?

L’histoire se déroule à l’été 2001, en pleine crise économique et sociale en Argentine. Dans ce contexte, trois adolescents vivent l’éveil du désir, de la jalousie et de la frustration dans un environnement marqué par la chaleur, la précarité et la tension latente. L’équilibre entre eux est rompu lorsqu’apparaît Silvia, une jeune femme plus âgée et plus expérimentée qui capte l’attention de Diego, le garçon qu’ils désirent tous.

De cette rupture émotionnelle, le film avance vers un terrain de plus en plus inquiétant, où la foi populaire, les rituels et le surnaturel se mêlent à une violence contenue qui grandit sans qu’il soit besoin de chocs évidents. Sans entrer dans les révélations clés, l’histoire construit sa terreur à partir du quotidien, pariant sur la suggestion plutôt que sur l’impact immédiat.

Données techniques : sur quoi se basent-elles et qui y participe ?

Le film est basé sur les histoires ‘La vierge de la tosquera’ et ‘Le chariot’tous deux inclus dans « Les dangers de fumer au lit » (2009). Le scénario a été écrit par Benjamín Naishtat, qui transfère au cinéma le ton dur et émotionnel des textes originaux. Il s’agit d’une coproduction entre l’Argentine, le Mexique et l’Espagne, avec la participation de Mostra Cine, Ajimolido Films, Caponeto et Mr. Miyagi Films, et un financement du fonds Ibermedia. Le tournage a eu lieu dans la province de Mendoza.

Le casting est dirigé par Dolores Oliverio dans le rôle de Natalia, accompagnée d’Agustín Sosa, Fernanda Echevarría, Isabel Bracamonte, Candela Flores, Luisa Merelas et Dady Brieva.

Que disent les critiques de « La Vierge de la Tosquera » ?

L’accueil critique a été plutôt positif, avec un accent mis sur l’approche émotionnelle et l’atmosphère. Divers critiques ont souligné que Casabé et Naishtat parviennent à capturer « les angoisses du jeune amour » et à souligner la spécificité de la jalousie adolescente, mettant en avant la performance de Dolores Oliverio comme l’un des piliers du film.

D’autres analyses décrivent le film comme un mélange efficace d’horreur psychologique et de drame pour adolescents, soulignant sa capacité à dépeindre la confusion, la rage et l’éveil sexuel dans un monde socialement instable. Son ton a également été comparé à une version plus contenue et locale de l’horreur. Carriesoulignant sa lenteur et son attention aux détails du quotidien.

Bien que certaines critiques soulignent des décisions narratives douteuses ou un rythme délibérément lent, le consensus s’accorde sur le fait qu’il s’agit d’une proposition solide, atmosphérique et non conventionnelle dans le cinéma d’horreur latino-américain.

Quand est-ce que « La Virgen de la Tosquera » sort en salles au Mexique ?

Après sa première mondiale en janvier et sa présentation en Argentine en avril, « La Virgen de la Tosquera » arrive dans les salles mexicaines le 22 janvier, marquant l’une des sorties de genre les plus attendues du début de l’année.