Il est devenu l’un des méchants les plus marquants du cinéma.
L’interprétation du Joker par Heath Ledger dans The Dark Knight a marqué l’histoire.
Mais ce que peu de fans savent, c’est qu’avant ce personnage devenu culte, Christopher Nolan avait envisagé une version très différente du Joker.
Et cette version, si elle avait été retenue, aurait donné une toute autre tonalité à sa trilogie.
Un Joker plus théâtral… et moins chaotique
Avant de choisir Heath Ledger, Nolan avait rencontré plusieurs acteurs, dont Adrien Brody, Paul Bettany, et Robin Williams, ce dernier ayant même insisté publiquement pour incarner le rôle.
Mais au-delà du casting, le Joker tel qu’il avait été initialement imaginé était plus cérébral, plus théâtral, et moins destructeur.
Selon le scénariste David S. Goyer, l’idée était de créer un Joker inspiré d’un maître manipulateur, très proche de la version animée des années 90 ou du Joker des années 70 dans les comics :
- sarcastique,
- calculateur,
- avec un look plus net, moins anarchique.
Un personnage qui aurait été plus verbal que physique, davantage dans la manipulation que dans l’instabilité pure.
Un choix artistique radical… et risqué
Ce Joker plus « maître du jeu » aurait bouleversé l’équilibre du film.
Plutôt que d’incarner le chaos pur, il serait devenu un cerveau du crime, un reflet sombre de la logique de Batman, mais sans l’intensité psychotique qu’a apportée Heath Ledger.
Christopher Nolan a finalement changé de cap après une lecture du scénario avec Ledger.
L’acteur, lui, propose un Joker instinctif, imprévisible, limite animal, et Nolan comprend que c’est ce contraste qui peut faire basculer son film.
“Heath a proposé quelque chose de brut, de totalement nouveau. Il ne jouait pas le Joker, il le devenait,” a déclaré Nolan en 2012.
La suite est connue : l’Oscar posthume, les critiques unanimes, et une performance entrée dans la légende.
Ce qu’aurait changé cette version abandonnée
Si cette version plus “stratégique” avait été retenue, The Dark Knight aurait probablement été moins nerveux, moins viscéral, et davantage axé sur le duel intellectuel.
Et surtout, le Joker aurait pu revenir dans un troisième volet, car la version de Ledger n’a jamais été réécrite pour un arc long – sa mort tragique ayant figé son interprétation comme unique et irrépétable.