« War Machine » : de quoi parle le film de science-fiction numéro 1 de Netflix ?

Science-fiction et action militaire se mélangent à nouveau dans ‘War Machine’, un film qui vient d’arriver dans le catalogue Netflix et qui occupe déjà la première place parmi les films les plus visionnés sur la plateforme ce week-end. Le film combine un entraînement militaire extrême, des combats tactiques et une menace hors du commun, le tout dirigé par Alan Ritchson, connu pour avoir joué dans la série « Reacher ».

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Réalisé par Patrick Hughes, responsable de films tels que « The Hitman’s Bodyguard » et « The Expendables 3 », le film propose une histoire directe de survie au milieu d’un scénario inattendu. Bien que son principe mélange des éléments de science-fiction et d’action militaire classique, le récit se concentre sur un groupe de recrues effectuant une mission qui finit par devenir quelque chose de beaucoup plus dangereux qu’ils ne l’imaginaient.

De quoi parle « War Machine » ?

L’histoire suit un vétéran de l’armée joué par Alan Ritchson, identifié uniquement par son numéro militaire : 81. Le personnage est initialement déployé à Kandahar, en Afghanistan, où il sert aux côtés de son jeune frère. Après une attaque inattendue qui laisse son frère grièvement blessé, sa vie change complètement.

Deux ans plus tard, 81 rejoint un programme de formation brutal connu sous le nom de Ranger Assessment Selection Program (RASP), conçu pour sélectionner des soldats capables de rejoindre une unité d’opérations spéciales. Au cours du processus, les recrues reçoivent des numéros au lieu de noms et doivent passer des tests physiques et psychologiques extrêmes.

Le protagoniste, qui souffre d’une blessure au genou causée par l’explosion en Afghanistan, devient obsédé par la réussite du dernier test du programme : une mission simulée qui fonctionne comme un examen final pour les candidats. Cependant, ce qui commence comme un exercice militaire se transforme vite en une véritable situation de survie.

La mission consiste à infiltrer le territoire ennemi et à localiser un avion classifié avant que sa technologie ne tombe entre de mauvaises mains. Mais au cours de l’opération, les recrues découvrent que le véritable ennemi n’est pas simplement une équipe rivale ou des soldats adversaires. Au milieu de l’exercice, une menace complètement inattendue apparaît : une gigantesque machine d’origine inconnue qui se met à les traquer.

Le principe mélange ainsi deux éléments classiques du cinéma d’action moderne : un entraînement militaire extrême et la confrontation contre une force extraterrestre ou technologique qui dépasse de loin les capacités humaines.

Un casting mené par Alan Ritchson

Le rôle principal revient à Alan Ritchson, un acteur qui a gagné en notoriété ces dernières années grâce à la série Prime Video « Reacher ». Dans « War Machine », Ritchson est rejoint par des personnalités renommées du cinéma et de la télévision telles que Dennis Quaid, Stephan James, Jai Courtney, Esai Morales, Keiynan Lonsdale et Daniel Webber.

Beaucoup d’entre eux incarnent des instructeurs ou des recrues au sein du programme de formation, permettant au film de constituer une équipe de personnages qui doivent collaborer pour survivre à une situation à laquelle aucun d’entre eux ne s’attendait à faire face. Le film dure près de deux heures et est classé R (pour adultes) en raison de la présence d’une violence intense et de scènes graphiques.

Le cauchemar qui a inspiré l’histoire

L’un des aspects les plus curieux de « War Machine » est l’origine de son idée centrale. Le réalisateur Patrick Hughes a expliqué dans une interview avec ÉcranRant que le concept est né d’une expérience réelle lors du tournage de son premier film, « Red Hill » (2010).

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Alors qu’ils tournaient une scène de nuit dans une petite ville australienne, l’équipe a été soudainement contrainte de quitter le plateau. À ce moment-là, Hughes a observé quelque chose qui l’a frappé : un groupe d’environ 200 soldats courant silencieusement sur la route au milieu de la nuit, suivis par des véhicules militaires.

Alan Ritchson dans

Il a découvert plus tard que ces soldats participaient au processus de sélection du SAS australien, l’une des unités d’opérations spéciales les plus exigeantes au monde. Cette expérience l’a amené à étudier d’autres programmes similaires, notamment la formation Navy SEAL et le programme de sélection d’évaluation des Rangers lui-même.

Cependant, l’élément de science-fiction est apparu quelque temps plus tard, lorsque Hughes a fait un cauchemar qui finirait par définir l’histoire.

« J’étais traqué dans une forêt la nuit, sous la pluie et les éclairs, par cette machine géante équipée de lasers. »

Selon le réalisateur, il s’est réveillé terrifié et a réalisé qu’il avait trouvé le noyau narratif de son film : des soldats hautement entraînés affrontant une machine géante dans un environnement hostile.

Critique et accueil du public

Les premières critiques de « War Machine » ont été mitigées, bien qu’elles soulignent généralement sa capacité à offrir un divertissement direct dans le genre de l’action et de la science-fiction. Au moment de sa sortie, le film enregistrait 70% d’approbation sur Tomatazos, un chiffre relativement solide pour une production d’action axée sur le spectacle.

Affiche « War Machine » (image : Netflix)

Certains critiques ont souligné le ton explosif du film. Travis Hopson a décrit l’expérience de cette façon :

« De gros muscles, de grosses explosions, une escouade de soldats combattant une menace mécanisée géante : tout est là et c’est incroyablement amusant. »

De son côté, Jim Schembri a souligné que, même si le film ne réinvente pas nécessairement le genre, il parvient à remplir son objectif de divertissement :

« Après des décennies de films Transformers et d’invasions extraterrestres, « War Machine » ne prétend peut-être pas être si original, mais lorsqu’il s’agit d’action de science-fiction qui remplit les sièges, il est très bien réalisé. « 

Au-delà de l’accueil critique, le public a répondu avec enthousiasme. Le film a rapidement réussi à se positionner parmi les titres les plus regardés sur Netflix et occupe actuellement la première place du classement de popularité de la plateforme selon les données de FlixPatrol. Cette performance suggère que, quelles que soient les critiques, « War Machine » a trouvé un large public intéressé par son mélange d’action militaire, de science-fiction et de spectacle visuel.