Hugh Jackman révèle qu’il était candidat pour incarner James Bond mais qu’il préférait les X-Men

Depuis plus de deux décennies, Hugh Jackman est presque indissociablement identifié à Wolverine, le personnage qui a marqué son saut définitif vers Hollywood. Cependant, cette même décision, accepter un engagement à long terme dans la saga « X-Men », a également fermé d’autres portes qui, à l’époque, semblaient tout aussi décisives pour sa carrière. L’un d’eux était la possibilité de devenir James Bond.

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La révélation n’apparaît pas comme une anecdote grandiose ou comme un « presque arrivé », mais plutôt comme une réflexion sereine de l’acteur lui-même sur les chemins qu’il n’a pas empruntés et les engagements qu’il a décidé de prendre. Jackman le raconte maintenant dans le cadre de la promotion de « Song Sung Blue ». Song for Two’, un film dans lequel il incarne un musicien ouvrier, très loin du stéréotype du super-héros ou de l’agent secret.

Quelle a été votre approche pour jouer James Bond ?

Jackman explique qu’il n’a jamais auditionné officiellement pour le rôle de James Bond. Le contact a eu lieu à un stade précoce du processus, alors que les producteurs cherchaient un remplaçant pour le personnage qui reviendrait finalement à Daniel Craig. Comme le rappelle l’acteur, l’appel était plus une enquête qu’une offre concrète.

« Je ne savais pas quoi dire : j’étais déjà dans la saga X-Men, je ne pouvais pas prendre un autre engagement aussi important », dit-il. La clé de son refus n’était pas un manque d’intérêt pour le personnage, mais l’impossibilité pratique de soutenir simultanément deux franchises extrêmement exigeantes. À cette époque, Wolverine n’était pas un rôle ponctuel, mais un contrat à long terme qui impliquait une disponibilité physique, créative et temporelle pendant des années.

Jackman souligne que sa décision n’a pas été marquée par un calcul de prestige ou une préférence artistique entre Bond et Wolverine, mais par une question de responsabilité professionnelle. Accepter James Bond aurait signifié assumer un deuxième engagement structurel qu’il ne pouvait tout simplement pas remplir.

Wolverine, un engagement qui a tout changé

Avec le personnage de Wolverine, Jackman devient une star internationale. Pour lui, cependant, le défi initial n’était pas la gloire, mais le travail d’acteur. « Pour moi, c’était un défi : il y avait peu de dialogues, je devais m’exprimer avec mon corps et mes griffes », explique-t-il à propos de ses premières années dans « X-Men ».

Cet engagement a fini par définir une bonne partie de sa carrière ultérieure. Bien qu’il ait accumulé plus de 30 films, Jackman admet que même des projets prestigieux le rendaient incertain. En 2012, lorsqu’il est choisi pour incarner Jean Valjean dans « Les Misérables », il doute sérieusement d’être préparé pour ce rôle. « J’avais peur. Mais au lieu de l’éviter, j’ai décidé de surmonter la peur par l’engagement », dit-il à propos d’une décision qui finirait par lui valoir un Golden Globe et une nomination aux Oscars.

« Song Sung Blue » et la possible vie après la mort

La réflexion sur James Bond surgit tandis que Jackman présente ‘Song Sung Blue. Song for Two’, réalisé par Craig Brewer et inspiré de l’histoire vraie de Mike Sardina, un mécanicien et musicien amateur qui acquiert une notoriété locale avec un groupe hommage à Neil Diamond. L’acteur reconnaît une profonde identification avec le personnage.

« Je m’identifie à Mike parce que pendant des années j’ai vécu une vie similaire à la sienne, et je ne l’ai pas fait pour courir après la gloire à tout prix. Ce film est une lettre d’amour aux artistes de rue et au talent qui les pousse à se produire. Ils le font par pure joie », dit-il.

Affiche pour « Song Sung Blue ». Chanson pour deux' (Universal Pictures)

En ce sens, l’idée de « ce qui aurait pu être » traverse à la fois le film et son propre témoignage. Jackman admet que si Wolverine n’était pas venu, il aurait probablement continué à jouer dans de petits théâtres, comme vocation secondaire. « Je continuerais à jouer, peut-être dans de petits théâtres de province », dit-il, sans dramatiser ni idéaliser ce scénario alternatif.

Loin de présenter sa carrière comme une succession d’occasions manquées, Jackman trace une ligne claire : chaque décision impliquait des démissions, mais aussi une cohérence qui lui permet aujourd’hui de regarder en arrière sans regrets. Le James Bond qui n’existait pas fait partie de cette histoire, non pas comme une erreur, mais comme un choix conscient.

Avec les informations de Le monde.