Une nouvelle étude universitaire suggère que les modèles classiques de cinéma d’action, basés sur des personnages solitaires et émotionnellement secrets, pourraient perdre de leur attrait auprès du jeune public. La recherche, menée aux États-Unis, suggère que les générations Z et Alpha préfèrent des représentations masculines plus vulnérables et émotionnellement connectées, loin de l’archétype qui a dominé Hollywood pendant des décennies.
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Que dit exactement l’étude ?
L’analyse a été menée par le Center for Scholars & Storytellers (CSS) de l’UCLA dans le cadre de son rapport intitulé « Evolving Masculinity ». L’enquête a porté sur 1 500 participants âgés de 10 à 24 ans (préadolescents, adolescents et jeunes adultes).
Selon les résultats, les personnes interrogées souhaitent voir les garçons et les hommes à la télévision et au cinéma « s’éloigner de l’isolement et des autres stéréotypes masculins » et « se diriger vers la vulnérabilité et la connexion ». C’est-à-dire des personnages masculins qui s’éloignent de l’isolement et des stéréotypes traditionnels, et qui se rapprochent de la vulnérabilité et du lien émotionnel.
Parmi les données notables, 46 % des participants ont exprimé leur intérêt pour un contenu montrant « des hommes qui demandent de l’aide, même avec leur santé mentale ». De même, les plus jeunes ont indiqué vouloir voir des parents à l’écran « montrant de l’amour aux enfants » et « appréciant d’être parents ».
La recherche a été dirigée par Yalda T. Uhls, fondatrice et directrice exécutive du centre, qui a conclu que les jeunes « appellent à réinventer la façon dont les hommes se manifestent dans la vie des autres ».
Du soldat invincible au père actuel
Pendant des décennies, des personnages comme John Rambo, protagoniste de « Rambo : First Blood Part II », ont consolidé le modèle du héros solitaire : fort, autonome et peu expressif. Cet archétype, reproduit dans de nombreuses franchises d’action, est devenu une référence en matière de masculinité dans la culture populaire.
Cependant, l’étude suggère que ce type de personnage ne s’adresse plus de la même manière au public plus jeune. Uhls a souligné Le journaliste hollywoodien: « Il n’y a pas assez de nuance ni d’authenticité dans la manière dont ces hommes expriment toute la gamme de leurs émotions. Les jeunes vont s’en moquer ou le rejeter. »
Comme exemples positifs, l’équipe CSS a cité les séries « Heated Rivalry » et « The Pitt », ainsi que le personnage Bandit de « Bluey », considéré comme un modèle de paternité contemporaine.
En revanche, des personnages tels que Dominic Toretto, interprété par Vin Diesel, ont été cités comme exemples de représentations avec moins de nuances émotionnelles.

Changement culturel ou ajustement narratif ?
Les conclusions de l’étude soulignent une transformation des attentes culturelles concernant la masculinité à l’écran. Pour les générations qui ont grandi dans un environnement marqué par des conversations ouvertes sur la santé mentale et les liens émotionnels, la force émotionnelle ne semble plus suffire comme trait déterminant d’un protagoniste.
Il ne s’agit pas nécessairement d’abandonner les films d’action, mais d’incorporer une plus grande complexité émotionnelle aux personnages masculins. Selon le CSS, le message du public était cohérent, qu’il s’agisse d’un parent, d’un mentor, d’un coach ou d’un enseignant.
Le débat se porte désormais sur l’industrie : ces découvertes influenceront-elles les grandes productions commerciales ou si différents modèles de héros coexisteront en fonction du public auquel ils s’adressent.
Avec les informations de THR.